CHAPITRE XL
Wwà Tient le poids du Fluide moml et qui revtretlent.
Sommaire -r Origine du mauvais fluide, 715. — Erreur au stget de la classe ouvrière, 716. — Causes provenant de la manière d*élever les eniànts» 717. — Causes tirées do. la conduite des hommes, 718 à 71<k -* Quelle est la classe la pHu exposée à estrelienir le mauvais fluide, — 721. — La Justice et ses écarts, 722 à 795. r- Comparaisona avec • les barbares , 726. — Conséquences, 727 à 731. — Conclusion, 732 à
715. — Du moment que le sang de Thomme est vicié- par le poids dti mauvais fluide matériel et que le fluide moral a corrompu son entendement, il flotte sur l'océan du désordre. Si des causes étrangères se présentent et viennent augmen- ^ sa ^t^âtesée, le mal grandit dans des proportions sans li-
^(^ipelift à^àndir c6 mal? D'où yient*il et pourquoi? Qiiellas sëHt'lèK^'caUsëS'qisi ébàruenl la bonne, voie et quelle est la cHisse^e la sûdété q«tfi^àugmefite le plus ce mal? - ^'Kéiiâ •alfdfls reéhiôrelier la solution de ces qu^ons.
7 16^— Ûiri est assez dans l'habitude d'attribuer les convulsions de la société^ les révolutions politiques, au chômage des ouvriers.
Cette idée, prise en général, est une erreur. D'abord les véritables ouvriers (et le nombre en est grand), loin d'être dangereux, même en état de chômage, sont calmes, modérés et pacifiques y parce que, s'ils Font pu^ ils ont fait quelques économies; ils possèdent soit une somme à la caisse d'épargne, soit un crédit moral auprès de leurs voisins. Donc ils
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auront la certitude de ne pas manquer' de palh. Its sonï calmeSf parce que le crédit perèontiël,'la éonduitë régùRère et l'ameur de la famille leur impdsent robli^ktloh fiin bon exemple à donner. ' : . - p-x « . t?
Mais, sous la'dénomination générale d'ouVrierèV il ^'glisse non-seulement les hommes qui travaillent de leurs bi^a$,''mais aussi ceux qui spéculent de Vesprît les W%s crdisësC Cëàï celte gent qui est dangereuse; elle se* rèncont^s matheutëusëiUént dans (a classe ouvrière aussi bieb qiie dans idiùiëi tes autres braâches de la société. '^ ! . . -
Cette espèce vetft,dit^!ë;trtLVaHler,'^ttlaiS trës^pè* 6U >àMt du tout. Ce sotit ces hommes tfès-hoiiibreàot qâi'vohdi^ent dominer/s'enrichir, a^mporte par quëtà"moyensVsabs Jàëiâi^ être contents ; ils^nttoajoûr^ 4tl()uiè«i: Qe> l«0Ht ëth^(]iii^Mè^ teut^eâ plus grande Vtuamité.'l'^eixpaAsion d'tm Buiéé iiMériel et moral pernicieux, c'est-à-dire celui des mau valises pën^ sée8,-^^urce duj3U3^ s<jRti4nep;,qui,e^^^^^
les^^actiojiS-v,.. ^ .( ^\\.,^, ^\ ^Knu-y, yuMU:,^. imhi i^3 st'îimof*
pas Tun et l'autre 4^^qA^^.cmt4^^^ m^
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VÎS€!fel!W;^ pOaFtg^flS^t^fPW^UJirtOSVtft.^ ^l ;wh,-;
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leur>nne,.png,(}i§p<ï$^ti<Sî;% jîa,|^ IHgPÏ^WS 4* M^r
La compçss^iQUi (le$i:.Yisçiès«ïS.rflu<.l^-v(^liPq,^^ digestion, d'où résultent des engorgements et la cacochymie, cause pnemiètè dtfWchltî^hlëJLë 'saiiy^^^ le
corlfe, l*e^uW;âii'cei'Vékii'èl! y''pt^àùit-'M' ^éoMlsî^^^ dfe paroxysthêS IJ'épflëpsiei'tès l'àhges^^^ nietteh^ 4U sd^^lice et nous défdrmeiitV^Le thaÎTlÔt, lès'bé^eé 'del!togè',"cdmpriijiànt Tenfànt, sont donc une coûlumelhseri'sèe é^ bfuelle pour le physique. Voyons leur effet poiir le moral. ' ' ' ^■' '• *" "
l'homme mohal. 441
Une position contrainte devient fatigante, engourdit les orgaw», tîause 4ie la douleur, force l'enfant à s'agiter avec violence, et par ses tiraillements elle fait quelquefois sortir des hernies ou démettre des articulations. Ces accidents aigrisseat davantage renfant ; il multiplie ses lamentations, ^és pleurs deviennent une habitude : cette habitude de crier s'earacine, prend de la force et se substitue au calme, qui devrait être l'un des. attributs de Tenfant. Les pleurs et les cris ie rendieni, irascible, témérairç et indomptable ;| de là vient cette première inquiétude, point de départ du déraisonnement qui sera la base de son tempérament futur. '. Xes^rabes, qui 'ont un tempérament calme, uniforme, commQ..tous.les Orientaux; les sauvages de l'ancien et du noweaumonda^ qui sont si parfaits dans les formes du corps, n'ooA jamais pensé. à torturer les enfants dès leur nai^ance par des laqge». .
718.'— ta composition physique intérieure du corps d'un homme est identiquement pareille à celle des corps de tous les autres hommes, et le placement des organes est parfaitement arïalogue à la proportion de sa taille.
Pourquoi rem?arque-t-on une disproportion souvent infinie dans le caractère moral d'un homme comparé à celui d'un îiuti^e? Puisque le caractère moral est produit par le dévelop- ^eiii'éllt' déS facultés physiques, ce caractère devrait également kvoirxinè "pâMïiîte conformité de perfection , et tous les homme^ ne dëVi^ieriC avoir en vue qu'un même but, celui d'amé- Horalftitt* èft^'de f)<*6grés, conformément aux lois de la nature.
749. — r. Ce qui a contribué à faire prendre une fausse route au moràl^de l'homme, c'est le tort qu'il a reçu d'un autre homme. On oe p&ut pas nier que, lorsque nous éprouvons une insulte ou une injustice non méritée, nos sentiments s'altèrent, et, au moment de cette altération, notre sang échauffé n'est plus dans Jes conditions paisibles oà il était auparavant.
4,42 , ÀPt>£Naicj£. .
i-haleine et ja pensée, clest-p-dire le Qi)ide,.jp^(^rjiel ei le
fluide lûoral» se trouvent .9ll^ç^i^?^.ej, f^^^^ Qou»^ ils ser^t aujj^ibjl^,. ide^ çriè^ pu ,dia lom,..i^ ç^^e voisin. Les.iactfis d'i^plîce^ les ipaçivaU^^ 1^ pç^iif^, pon.naé-
ritécîs.jsoiat4aiMîM ?<>W^ ^S^uyws fluide .iç^ Or^, si les parents, soit par ignorance, soit par superstition/ font souffrir leari èÊêâtkU^^àhsi^pk^ïÀi^wtisBàfBbimonà^^ cmqiçttent «m aet03id^iiôtffitîoe',^siqia;deateiïia«dM laaift/ils: nfen
èauseirt^pM^mufais^'des^doiifciiA k\Veûî&B^j:ceÀpn'^\gtîi stfn tempérament et Texcitara à faire à: snKPtohr^'dis'^infaalièes tciraqu'il 'sera»ïdQlt&"r y ''j.' .''•bîiO'î'7o;>*lt -. oioi-j fo^ -l^-
ilij«islic^'<«i& àiltr^ljwwmescojn'jt' -ô psai ^.-^^ :'• f-' -fha ^rcn^
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rêt; il tâche, il est.yfajj,^ 9«RÏiÔ6i*9*e»ttipfi!4«^(:SBÎiJb^ -<î^.y<¥i%jyçeiWftS©fffiPleRt^ft^ \BJ^g»«e%^^ft«i^ sflp^apti-
^ir«s(H' «t^^jôè^^ ïmym
4^1: lovjmtriiQi^èia'Moii! ÎMkéMfi^.ipîiM^ ^^àmmyml^ 4à la ^mcieno^. et B»ar^é «uy )Ua> gii^mj^ d^ y^iws ipil aum* dépouillées ou len^^rsées': enr sm pflpssageto mj ; •*
L'flOîiiMl: BIÔÀAL. 443
parfuïiie'^èveijâté 'tkm iiiérièêel, accusent le t\el de Finjiistice ^es b6mïh(^,.lBt/iii)i^àntà fèw tour pfÀr përiire to^^ ïeligion, "ktks traB^etfeîil; à )àgénêtMhf^ Va M^ui Vrë ttdëe de la^iSiéJÉiânfeii] et déifà'liàinè ileshbinmëst^^^
' /ïH >^» A^^èse*gîooiirtrfliw6çuîgëiiéry j; ill«>ug3ir£fete à ydr
({iislle ^ 1» dasseitefiihommes IabpiHS,eKf^i)^
cfau^te 'peii{|lef)oe, gsritm du âujdte lÂs Jbatbèiyr^ qui ;^ $»bdi-
■"^»i8èi0Bstaai«dedH?a»dieaL ^.i;j>] jê; .;>i*ji:^xe'î *e p^-^^'^-vi-, ■ ^ On sera étonné d'apprendre que ce geaiiei iCelte^strdrpeAe
^tâe'diànkml^qfiéimte kdm eotF^bei^sjtatiarfe^pait^ ment par la classe des hommesaMOMpNls^^été «miiéela^niraHsîon de les détruire.
"^ "'9iô6^â^tÀ;^u ^ètiM^i^^^^kU^^ti^iïèis tiiffé0é le
ter en^%fâWtl^^ s^tl <aë^'M(â^li^da('«^té bmm |iypâftièr4ësWâl^'ii^ltb
îi»ë»^ i»MK(^aé#l^#H8/ i»mé^t%ilt)ëé^,^'i^^i]^'«é» Éé»-* pable, sauver la yeme et sa fortune menacée. A cet effetV^
avait en»|Kriiii^4^^|'atfâN$idf]^ne^l^^
de la stutue àfi |^ jiuiUi^'ii.Ci'iâtaH iituit'feainie b)aiit)ite6''}itUl
el de l'eutce. j;nsj^. ,uf)e>fl>>atEn««i(i£e j^iûsigailini qoerâtiju^Uot ne regarde personne, qu'elle est impartiale, que le bienidift mal»le.|or|L.ou:la'faà^Qn.^r{iat[tflfieX|i^'leBiraU-peBdB,f«t'i^e, le jufjflmient Br()poBiîft,,l'*ij|iarit(é' publique feià-maUitehi»; lik
décision. .i.ri.:;,:' ,>i. ■'■■■ i' ■■■■■■.■(.■■,■■•, hh '-A ••.'■■■MU.
léidf^Iirp des
ï^iiiBt^oii»»^
jegfëpiiQitBto W ualité du/gwtle
^, Sous iiJÇ[6tçJJç,^gi4^,^§|^sjBii,fter^i^gçtfïd^,:ift'^ vjénÏF'^'.ajdfi'j^^^jiR 5ai^Mfl<o«'^r[ï»esoiH4iyl|>ï»utetwpnW
désordres, sévèrement punis, disparaîtraient de la soQJ^oi'»
volonté, la fausse interpréiatipfl<;i;jntl^éfW«fioe»tGilpirt»^St' gence des hommes qui ont été appelés k siéger comme jW»?%!ifi .^'Aim' ta^nm '(o-rt .j-iiithiii'n a-n li l?-''") — .ËCï ,t')-Se#«ii}o«(fvfj}y>|aiid«9iwtgilitrBts>'cgÉisiBiddâflo^i^ai)Wfll^ ipHai^ bopamb)eeBtintilearB>détiédte6ifofioiidti«d«'iiiVi»;mai6 »l y a eu aussi trop souvent des insouciaR^tV'W'is ^.dbdteï'^V
LHOiiIrME MOWAL. H5
j^)|neli|oefbi» des procès him examinés et qui ébtiennetit pleine et ir(>\tk Justice;' tnaistl y'^d)! 'W \Âéù dàMalritage qai ont été oin* jqg&.Me^) niêhiEi jugeas contre llnhoteht-ao ^roûi du coupaWe..- "1:J ','-'■ ■'•-/■'■' '-'^ '•' •• '""'\'^ ■ ■'
'^•errâon;daiisJ'appU(^ti6R de la^jtisticé ont été et^iéfori^taujœinsiia' sœii^ee b<pluy '{tbéi!idaâ^^^ le ^ef'ilié' lé plnf^ puissant du mauvais fluide de Thumanîté.
Cetle source, ce germe déplorable augmentent chaque Jour, car chaque ^jOiâfr leîs'pfocès së^^nitiltfpllint.'Cette augmentation «si ôauséiè^j^af ^èis WiûllaH'dêfè'dèï#$i6fi's';'ï(feadn}inîs(T^ éé li.jtfiAiéÉl/tes'ju^S^^W^dotirté/sahs ^en apercevoir, Teneoitvftgemeâi a^j'mauvkfe éâ^riVi'VadtnîiiîéWàtion delà justice aattit^usûil'ti^ftv«rtl à^^sôff'ltwu;^^ et par cet' accrcissemenf, lé jttgôiwô» pëufi' pWâ 't'èitffifè^rill H^m rèsl«'iJli/è1è' temps ma- Aèml pdUi^^xëteih^'Ute ëffhiré 'èbilàiiye^& sa' dédsion ;^ il
L'arrêt n'est connu que Ionglëfli^i4fpf^fé(i6tTiÀîeiiWrrtenl d^^lj-'^pw^ë^;. Ifefep^i^ ttWtîiflë^^^^ '«èftîfcotlp'^cf A^génC de i«iiH$^*dii^«lk&iét^ri^ir"«olH {(^cÀi^'^été Mée sûr
^^;)«M»e(iët^le]^iie'ia ^cfâA^'ëiPlpi><!rU^<^^
viclWieP'J^ yl : il -î .îiiiriJunGqèiJj ^«ifluq Jflt)fïH)Tjv^»-. ,-j>no>s'> J^>«®é*^ééttièffs ûë èëkh «flrtlir^^tf¥i^ifë;idàhs &tiè 'icôrèW ^^i^fe,^%ïil^W'«ft#<f*iH^ tki«^Stte^'éBMhfl?iitlfisî''êt ^mÀ
ctton^a?^tap*att«rete, ^'ttfdsSetîffi^^fli^bciëffletf^ rn^ëèttmént'parsuflè'ft^m^^iijiistïfeéi.*-^'^^';'^^^ -^^-^ '^ -''•'' '^'
723. — C'est à ces résultats, trop souvent vérifiés, que um^ â&^0na|9LU}Oucdibai'idat'Aa3irLideBfMU«eàu<Uéf jieo'plte -idi^dé- en pd0|}|L.Qt^Hù^3l^qH'6n'pâut; djé8lgher.solis:^tesi n6ni^-)jl^^ eâ:f^^
U6 jAÇpENpiCJE, . j
. , , , L'intérêt^ ce mB r(44eU t^rre>: -, . ;•< . , Pour qui 1 on fait et ^a pai^ et I51 guerre , . , *
Triste 'èt'pfefisi^ d^i^mikaébffi^-M ;i^-q ^'^^'iî ^^ ocnji^.
Si Voltaire a adressé ces vers à la force politique dé^soii' tearpsrnoifSiptnGPiJoâ^lcssag^qifi»» tPr6Q|44 Méaiénkison<4Xla fei«eiiQteUecdwaiÉ;tjqai!ja^l6i4iiudc£joaèé1g«i ps^almUimél^'
viiiséest'ffiVjJii'') ■t!j!o'! env joainirao'j •.■à> .'^s'iofa Bdb ,88iJi(jifi
iSi'aiitiiéibB>b'4tmtâe fiawde,'iiiiiléPiett«%fi^iwilè<i|Éetoii«^i snttteifaiUâ , .aa»Qj4tir<^hïli!ié'e3t[ UhÛamsiiMt¥knot/iÉbmk #
AàstMt'ailxHiiéDeoiâb so9 ; ioiinfle^b bdoneid tau siaidï ns ne
joâiS'' vc^i'èifioiuîtical égiUubiMaeafoval04âamitoïii}able»|> Ces hommes, que nous appelons les ewploUisieiëpéau&iik Jtttf^
pâ qu'après avoir été dépouilles ou entrainés dans ,^9f)fi^
P^i9fif%ab oiuBm b\ sb eàJDsBc iss noitijFijqoq fil aJuoi léièfl
,M?/9Jiqlqx9 gafifJerf eob anififr; aef eaeb ^uno/ab Jaa araôrfi-iol
L homm&'morA.l. 447
du tort qu'il a subi; et èOuVefiini' s*e$i vu ^^c^^^ à payer
même les frais pour fl>ioi|^î^^é.Il^Qte
Le juge, dans)i^lnÉécpi^^(âônq«i'ili')»^feite^é'iàfloi, a cru rendre justice; malhecrîtéifôëtnent, il a donné une prime à la
.nUi^ânymAa îiige et teft'pl*îgD£»feillifmtj(tefij^ defo a^QUfei,,.^! ^féfe^. liea^huîteier^^dëSî^aiiâUji^ arbitres, des clercs, des commis et une foule d'intermédietiBièë' hd)^t«âs.»(péèb$r. ^q eM'4nOlibb^'tO[«id ifiTànVdeâ di^érendis, 4^ jiQficto;i,!s'erigf:aî$^ntidfti psodiiitiddsrHtîigies.. batirânfeéièt^. e9t:4(ifa4ei!iKib§eiiiip^^
on en forme une branche d'affaires ; ces c^ekesriiiiiiiibrâiiMB^ ^moin i^CQtoip^ leu^ibiiifaom(tfis<jAss[.>ptiitiesiqU)eilcsliléfendi^M>ieili^>Ui^otldctae<)ei3nfl^^ daJjsinoii^liéét'.^ nmkî
vmnera; tanfie ntno*. mora.i«rincie«x nomme^n^ies pbtb' clVilii^l rîUf;fj ^/^ï!Î(nlfl') iio f'/jllinoqob ^iiè tIo/b eéiqB'upseq
Déjà toute la population est affectée de, la manie de^fr)^
lui-même est devenu, dans les mains des habiles 6xplpite\ji'ifê^
448 APPENDICEc
forme les héritages, les partages, les simples propositions, les affaires de bourse, tout offre l'occasion d'ouvrir u» procès; le fripon espère toujours que dans la lutte, le hasard de la justice frappera l'innocent, car désormais la justice est considérée comme un aveugle qui tient un bâton à la main et frappe; si le coup ne tombe pas juste, il atteint l'innocent. Ainsi, une honnête famille est dépouillée, et l'exploiteur triomphant jouit de ses manœuvres savamment ourdies qui lui rendront plus ou moins, mais qui auront toujours couteau perdant sa fortune, son repos, et peut-être son avenir et son existence.
Les dissensions, les procès, de quelque nature quils soient, enlèvent aux hommes le temps, la tranquillité et l'argent : ces pertes sont graves; elles aigrissent le sang, découragent le moral et augmentent le fluide de malheur, qui engendre l'égarement de l'intelligence humaine.