‹ La création et ses mystères dévoilésChapitre 102 sur 114 · COMPARAISON AVEC LES BARBARES · texte numérisé non relu

COMPARAISON AVEC LES BARBARES

726. — Tous les pays civilisés sont frappés de ce même flé3u et particulièrement l'Europe. En Afrique et en Asie, contrées barbares à nos yeux, le peuple n'a jamais été asservi à un pareil système de dépravation de son fluide moral. Dans ces pays, prétendus arriérés, la justice est administrée par un seul homme« sans code et sans paperasserie. Ses lois sont le bon sens; il juge sommairement, sans délai, sans appel. S'il commet une injustice, c'est qu'il le veut bien, et en cela il a un privilège sur les juges d'Europe, qui le plus souvent, en se trompant, croient être justes; mais le juge africain, turc ou indien, ne se trompe jamais. Son bon sens est à toute épreuve; son jugement est tellement équitable, queja déci^ sion est acceptée sans murmure même par celui cpx]e\\e fn^pe^ car celui-ci a appris, par l'exemple de ses ancêtres et par sa

l'homme. MORAL. 44^

propre cptpéri^ce , . q^^e le jiigeos^em est toujours dicté par réquUéeliletom.seBs,,- ." ..■.•■.:.■; ..•[,. . • . .-' , » .

rLa<iiçsti(^,,çs(t p^Ojiaptevr'QxéQiklionini^iinëdiatevsans îrfAsjsa&fi .délat /Qoxiq point . d'an^i^^ ,. point de! mauvais sang, point d^.m?iQVi|is,ftiLi4e| qi|i)Hie(?M^, nî>4^1a. pens^> Le. fluide mw^l,>,<l^e? p^Hiopeiiplei^i, lOsti^Mî^^n jdiffjtoantîdtt n^iitre,' q«^<|i^QO^ les iiQifiwi<Hi& barbares* Peut^tre4|u'ite 4e $00 1. p^f .rappiX^j^/^j^M^'U^^ges etpérjeeqa'ik n'ont p^3 notPemH lis%ti/9;^j mdis^fidaoaJ^iU'iV^am^èi^ f}^ .vlvre^^ Ui^; sont exempts de ee^jQ^)id^,la eupidiU^j^ef^rèla^qui i^iige r&fue inlelltgenle. de nos générations. .; .

publique et qui sont, si l'Q^^,y^,J^(^^,/^|Ç^s^J^Çj4€^|jl|iVrM^CI^ lion criminelle , s'il est des pays où une discussion au grand jour, une libre défense, garantissent l'impartialité des jugements, il en est é'mim*ifik:iV>\»y^av(imomao»s particuiièremeot un, dont le gouvernement se dit paternel, où les choses se,(ftas¥'yb*!ftnfr)(^wl,ian|f;^ mm^r»-!iM> te» îftiKBrt-de prétexjft^r,^b^r^pi.^Îp/%ir>»ri8^(|jpp^tip fl§ill<)çiFfli»g^anceà:i

afiWS fiftpftjr%(fltffH(f,lêit$!y^R,i^ Jeç|,9» ^,r§M9RwS0|i^>^p#rir •)

de.Hî^jiefl^tPWF^;t,fW'WPt,de«^'jliéi)^ffl«[ftR«gjfe jaj»a,is,,w«q,.)^W„,. (»»is.|^e«)ptwt s^jnec 4^,,pwî*«=^»*'bal.-':.

450 ' APP^*NIH€E.

Si le prévenu s'âvisiedesedëferidref,' s'iî^ft iflè^oiftlës raisons pour se justifier^ le jage4étdurfl^ia'(|uéstîéti'4onlfevé^ séance, el ne réparait plus pendant ^k)s iféei^ énliétis', aOn de laisser languir la victime dans 45a prison; €ft âe-Këvérfir aînsi ' de D^avoir pns raudace desongei* à sa JiV^flcalioul ^ Les deux témoins ou assesseurs^ qui sont paryés penA^ tlonner silencieusemenl leur signature, ne se pertnettént '^as ' la moindre observation. Aussi la sentence, arrêtée d'avance, est toujours la eondamnatiou de rinculpé; '^ -

Si celui-CT, après avoir subi sa peine; ôsaît réclamer 'côritrc l'iniquité de son jugement auprès des liants fonction narii'es, ceux-ci pourraient hypocritement lui promettre une irevision; mais, comme te proel^tAâtiôn'de'rinjuét΀ë*]f)i^diiirait du scafifdale, et donnerait t^t-*frelîèw' à df^'domthafgfe^intérêts, on pense qu'il e^ plus phident dfe farire di^partiftife le plaignant du nombre *és vivants; Celfti-fei^ piréveHtf en secret, n'a que lé cbohtde'He!àauvertoS''éxpftlHîintl^^'^ '^^

On conçoit que te'flUidettàWkl,' *if6rti^eurétefètot'ae^% victii»e, maie^SU8si^aé'fdWé>sd'^Wfhm^, -dèit se ^ rfefféteif* Jièirnicieusement, de ^Anfé^atifuif éh'gëftértrtkm; ign'Me'^u*4v*bémènt qtti'serehdtesponsaHë'd'abïi8d€f^fcëtttenatlit*e'. i.*^" ^-^

. , '. ,:.5.ij ;i» ♦..,-', .^j o;.!. --• .'<; :/■;»•. -(j. ^ mu. Jiîolooi

'in. '— Les ërr'éurs/ti'Op' souvent' remarqnéès'^éW^ïfWWpe dans les: déicl^iotts dés- Jdgdà, sont examinées 'efc'fcbt^Tfi'étiïées dans le peuple; 'Le respect rftfâii taîent* etï'feâï^kHét^è'} ôïilse dit : Si un magistrat, un hommè'^à'ra'éïridîél (Jiri^diP^^^ <rfairdaw ce qu^ii-ffeit,- conifi^ét »uné înjtiâlî^îév ploaHîkibi ne ferie^ns-Mu^ pas de toêniè', ^i^ Ôëas'^vdns'éii' tfirefi^' pfôfet? ■'€es consdératioM: ôut^ poussé' !fe^ hônitàés-ir ôpërefrehtrë'ièux des âctésindélieatéyél,i^tt 'à Wtivi^^^e''rautrev'rfugilÈ[«Éltànl d'astucei fis ont xôntè&ué de *r*vre fédjélle'dti^la^lfcfttfbelrie et de se tromper dans les transaction^ joupfràlléréfe'^dè'fe'Vie.

l'homme moral. 451

Le plus fourbe, le plus adroit, celui qui suit le mieux les voies de rhypoeriçie et de^la chicaDe, deviendra le plus riehe. Pour acquérir oet. avantagé, il doit diriger constamment sa pensée sur cette ignoble disposition , et la conséquence naturelle est que son fluide moral étant ejsécrable, comme sa pensée, il le transmet h sa famille et le communique nécessairement de même à la société.

729. -^ Il y a une ai^tre classe ass^ nombreuse de la société qui provoque le mauvais fluide dans la communauté en général : ce sont les icmployésd^ pr^que toutes les adminisjt^ations, . • =

Les,,emp}oyés,, hommes trèssntelligents pourtant, puisque

leur emploi Q&i ordinairement la réepmpense de leur instruc-

. tioo et de leurs talents, n'ont jamais réfléchi que leur salaire

vient de Ja hqur^e du peuple, et que leur devoir serait d'avoir

de bonnes m?i«ières, envers tous et toujours.

Les çmployés, heureux de leurs emplois, dont le salaire garantit leurs besoins, n'ont point^^ comme les autres classes, le souci de rincertitude sur le pain duleodemaio.

La majorité de c^s employés, pl^^'O^ moins subalternes, dont le nombre est très-considérable, n'a aucun égard à la misère publique. A Tinverse des fonctionnaires élevés, ils affectent une suprématie blessante et souvent arrogante sur les administrés,, contre lesquels ils exercent des vexations, des actes de supériorité deîqpotique ou de morgu,e, humiliants pour les individus qui en sont l'objet ^ipi souffrent intérieurement de cette humiliation, • .

, Celtç! classe possède, en effet, la conflanee publique; elle devrait reconnaître (M?mbiqn sçira^} utile^à la coBW^nauté générale.la pratique de. Tqquijté. et Kexiemple d'une grande po- . litesse. Elle est en position d'inSiuer beaucoup sur le moral d'une popujatipp* et sa conduite à\ï\gà bien souvent le fluide du bon ondn mauvais côté.

452 Al^J^ENBIGB.

730. — Lorsqu'un individu est frappé par un acte d'injustice de la part d'un ou de plusieurs employés, que cet acte soit Teffet d*une vengeance préméditée, ou ia conséquence d'une erreur, il n'en produira pas moins presque toujours la ruine, «non l'extermination prochaine de ta victime et de sa fanîille.

Les fonctionnaires supérieurs sont rarement disposa voir des erreurs dans les actes de leurs subordonnés, et se trouvent dès-lors eux-mêmes souvent trompés. Si Irop tard 6n s'apëi^ çoit d'un tort grave, et que, pour le relever, il puisse surgir lin scandale, on préfère appuyer les actes des suballernes, ïàiil injustes qu'on les reconnaît; on se dit : il vaut mieux' une victime qu'un scandale; et l'on ne considère pas que la victime, avec toutes les affinités de sa famille souffrante, émanera un fluide moral de passions, de peines et peut-être de vengeance qui durera de génération en génération, et quî'ekt'tr^néttîis insensiblement dans les viscères de la communauté.

731. — Ainsi rinjusticedeîhommeienversKhommei^BC la première source du mauvais fluide moral , et coflséquêiéaWflt la cause de la misère de l'humanité ; elle s'étend s»frif^itéâ les classes. L'injustice qui trône depuis tant da^«iàcl#^ 'slest trop enracinée dans* les viscères des hommes , ^ottr^qU^il^iatt possible d'arriver à un changement sarns la volonté umnime^i ou du moins sans le concours sérknax deW-im^ité^^ hommes. M$is le jour qu'ils voudront positivemeiiimieitre)ilp bonne foi eti vigueur, ils commenceront une è^e^noupvèlteit la misère di^^paraitra, car ils agiront améjioréet perfeotiooiié le fluide moral ; un chatigement de cette sorte serais en hatuaà-* nie avec les vues et les actes de la nature, et digne de'Hn*^ telligence humaine. ' i . I.i'i);

Il n'entre pas daiis le.RlaR- de içpt ouvr^g€i . 4'indlqugP';les moyenii d'arriver àuu t<el résultat ;iQh;iiqi]|Q Q4^9nfi^H);J^r lement le sentir, et les gouv^niemenl^ .qui le^ 4i^i€^i I^^ vent encore plus facilement en ouvrir lf\ vpij^» , , i,,, /:,.) ,:

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