‹ La création et ses mystères dévoilésChapitre 105 sur 114 · HOTES · texte numérisé non relu

HOTES

Il exUte cQcore en AméTique d^wtres e«ux coanntts Tenfennam

des infusoires. Lorsqu'elles devieioBeiDl stagnantes, paireoile de leur

difflinution, les aniinalcales p^iesenl^ rwu^ough eiexUale uneodeur

, de charogne qui allire les otMuux et les «Bimaux:<qtli! se oourrisâent

ije chair corroH) pue. > >

Eh France, il j a une livière dont les eam devieonenL roiige^tres, mais la cause en esL. loute difféTenle. C'est le Tarn. Lorsque ,)eâ..^ux ' sont hautes, elles atteignent certains baqqs 4'ocre, ou;,.ljeiTe? ferr^igi- . ncùscs qui les teignent en ro)ige. Cela se y(»l frqquejnmenl à A\by..

L'anal}se des eaux de ceclaiues.riviéreii fait connallrç, aussi la vanjatièies dotit elles se QOmpijsent etefpUquenllesjihéaQinâDes ' sigaalonsj en voici des e^t^jpples.-. ; .

)>t beaucoup occupé derniercment.de l'analyse. des ^e^ux. des rivières, .soit qu'elles .fussent oonsidérée^ d«i^ J^nif j^pports ésintéfiration et la dissolution des formalions de roches existantes et la formation de nouveaux dépûLs «u ^ans.l'açUop qu'ont ces eaux sur i'i^conomie dé la vie animale et de la vie végstalç- Voici à ce sujet de curieuses analyses fiiites par M, Slerry Hunt sur les eaui du Saint-Laurent et de son immense iribut^iire l'Oiawa : , ,

Les eaux furent prises à la fin de la saison d'hiver,. après trois ou

quatre moi»do i^eléé,' avaLt la fonte de^ nfiges, iÇL,à qit^jque dislance

des rives, où.un couraiil lap-de empâçb^ILla gl^ce,df:<^trormer. On

prît l'eau de VOjtawa le 9 mars, à Sajote^nnci pjés,|«.l<i*e de l'Ile de

Montréal; la température de l'eau qui courait à pe^ ^luirçit au-dessous

de la glace était de îl3° Fahrenheit (0°56 centigrades), celle de l'air lui

i ca.fl, (t^tièreijiieçl [libre de;t>}ul s^duii^eot, «yait la con-

1^ paie, ea,cau4h«e^e $, pouces |13,flaaiiBiéip;e3 235]

iu^nd cette çau. est cb^uâ^e. la feji^t^deiyienlplus

)|i^op'c|iauffeJus4u!à l'ébullitioni, «jn pijéeipitË; brun

,qui çoBsi^i(;,a^isi qu'on pB^it s'ep^^^ej^jjuand, lleau

dijiiéme, en lames petites, brillantes, iridescenles.. Ce

n'est pa$ du gypse,, d<int ce.Ue eau ne contientauctinelr^pe, .mais de

la silijcç mêlée dç cbo^ix^ de infkgu^ie,. d'acide cubooiqne «t d9 ina-

(iéres Qrgfjniqi^es,, Peadanl ce. .temps, l'eau de.vjeni.pluf .icolpr^-et

montre une r^^ction alcaline; sur le papier- de toujrnesol. timiQg o^ (ail

bouillir |e précipité en questicm avec une; solution dB' pi^sNQ étendue

d'eau, il se. dissout en pfirlie, et le liquide alculifi ,ajequi«iVuDe teinte

:ibcun iBHnse,'<|u\in excéi d'adkie acëtlqiie rend plus pftie. l'acétate

ide ouiVreiTBitoïKMHUtuB pr^tApit^ S'tea le liilitldè addolé; mais en j

-. ajeutant ^UséqaelmiieAl'du estbonMë d'amln'ottftrqiié, et en faisant

■ chauffer,, us WKer-préoipiiéblftBc^ftWtf, qtii tmtltiiutf.l'aciitè ci'énique

de Beraéliua. Ceci cependant ne répond qu'à ûde'fliibté'ptote de ta

matière organique contenue dans l'eau, où elle existe principalement

sous la forme d'acide humique ou de quelque

' QiiBiiilt'éaade rOlla\?a est évaporée jusqu' une

"ca'psiîte en platine, avec un excès d'aciile li le le

' tësldii est traite par cet acide étendu d'eau, î ut^-

titë Ae silice, colorée eA briin par la matière n la

fait bhDcbir; elle devienl parfaitement pure et est égale à un tiers de

toutes les matières solides présentes.

~ '' ' L'éau sur laquelle ces expérience^ ont été faites ne fui pas examinée

'au pchlt de vilë'dés nitrates; mais l'absence de déflagration pendant

l'ignilion montre que, s'if en existe , c'est en très-petite quantité. Les

chiffrés suivants sont tltés de plusieurs éipériênces faites sur deux et

(puilrt litres A'«)ltt, et calculés pour dix'litreï ou 10,000 grammes.

■" ■■ 'Càrbûnate de chaux '.',.■..!.' '2,180 grammes!

■■^ '■ '■' ■' Carbonate dé magnésie.:'. .'!'... '.';', .".'.'.■;' fr,6gë ..'-.■'

''I' ■"'■■' cmriei'. :'...;. ■-.•.'.;■'. .''.J. '.■'.'■.':'.'.::.';■;.■.''.. 'ovffjei" ■■'■ ' ■'"

AcidfrMltiHquB.;:...i.'.'..;.:;. ;::.■..' 0,461 ' ' '■'

■■'■■■ -■ ■' ' 'Sflicé-.V'.!-.;...;.v'..':'.;;'.'r.:'.:.-;.'.-..V'S,Tt60' '■' ' ' ' ■'■■'■■ ■ ■ ■■■'ChWhiredesodîdm. '■.'.■'■.■.■;'.■.■.■'.■/.'. ;!V:é,60'î' ■■■■■■ i'

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La ituâtitîté de silice diitibilte daïisl*'éàii,'éVa^reeiif/20^, fiit'îrqu- .'yée,dan3 deux expériences, 0;O19'et'0',O20 gràtiimés 'p^ur quatre "'lArefe,doitn^nl ainsi une moyenne dé 0,046 graminifs Résiliée rés|tée "le^ssititionjipMirdiXltti^^'eati, lahdisqneta qiiaiititè'deéhaui.d'^ns ' 'l'éaM '&{hsf fitatlot^, 'h'ëltllt' tpiè''de 0,^3 gniiiimes 'potir la mêîne

■■ 'quéfltitè-.'"'" '■■'-■■■ ■■ ■ ' ■'' ■■'■■■■' ''■'■• ■'■■■■'■"' •':-^-:' '■-■

■ ■■L'éhu''du"Sftint^L'*iireftHut prise- le 'A^Hiibi'' jour ^àé marS,' Ku é|5té Bnd'd«-la"EOintë'éCs easckdes.'VaodiJéit5l'. Elte'fefi- claire' et t'ranspa-

■ ■ rente, «t îte'mdfttréi'*'pliy,'ComMt) l'eaù dif ï'fyililwaVtiié^'àfhfeés colo-

■ ■ féèsdë plbstéoT^'pdilbësd'épàitseur. L'éailtli^iiVblle4biliî^iia pféci-

pllé'èoiitMëràble de'kAfâlé'de l^'i^Û't^ùttp^ci^lVè ^IHinç^dècl)io- ' rnrfe'd<At^t>"quantl OnTàHteb^èuVtël'iM6^b^]ittë's'.''Ëâ'él(tttlilion,

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elle laissé tomber un précipité abondant, ce que ne Mt^ belle- tié' rOttawa. Une petite matière floeulente jaunâtre resté en suspension dans Peau concentrée, qui est seulement légèrement eolbrée, et le ré^ sidu séché contient beaucoup moins de matières organiques que n*en contenait Teau. Le résidu de deux litres dissous dans de l^acide hydrocblorique a suffi pour donner des réactions dtstinetes de fer et de manganèse. Le précipité ammoniacal provenant de cette solution était en grande partie solubie dans la potasse, c^était de Talumlne. Voici les résultats obtenus pour 10,000 parties :

Carbonate de chaux 0,8033 grammes.

Carbonate de magnésie 0,2537

Chlore 0,0242

Acide sulfurîque 0;0Ô87

Silice 0,3700

Chlorure de sodium 0,1480

Chlorure de potassium ; 0, 0220

Résidu séché à 300* F 1,6780

Résidu ignifié.. 1,5380

Évaporée à 1/40^, l'eau cqptient éncare en dissetolioii de la silice ei de la chaux, mais point, de magnésie; la quantité de silice ainsi restée fut de 0,750, et celle de oliaux de 0^050 de içarbonate, pour dix litres. (Lonâ/on, Edipfiurghj qn4. Dublin Philo^ophical MagaTÀne.)

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Note E. — ni» tt A , pillée es

OOS'Atî^TIOîï ibB l'EÀU DC l^ TANISB.

Xe Xattc^^, ioumal njécjic^l de Londres, a .publié en juilleNfiSS, un arUcle 6ci^ntjfu|ue.^ur Tétat' fies eau;x delà Tamise. La plupart des échantilLons examinés épient .d'une couleur plus ou moins noire et se rappr4^eha^L de la teinté deTeupre; ils exhalaient une odeur détestable, et plusieurs d'entre eux laissaient dégager de Thydrogèrie sulfuré, tandis que 4es,quantité& cpji$id érables de matières provenant des égg[ut$ élâieel déposées par la plus graiid nombre des échantillons. On découvrait dans ces dépôts, au moyen du microscope, divers débris de lissus provenant de végétaux putréfiés, ainsi que des fibres musculaires

i«OTES^ 465

non encor^ ct)niplëlenient détruites el colorées par la bile ; on y vpyaU aussi un nombre considérable de productions organiques vivantes, ia résultat des analyses chimiques a montré que ces eaux étaient mouillées de matières organiques àTétat solide et fluide.

On trouve dans cet article du Lcmcei des détails sur les résultats produits par quelques expériences faites sur les eaux des égQuts : ,un poisson plongé dans ce liquide y est mort promplement; le même sort est arrivé aux oiseaux auxquels on a fait respirer les 4niana,tions. gazeuses qui en proviennent. Or, des millions de galions U'eau venant des égouts avec ces propriétés délétères sont journellement versés dans la rivière. En somme, les eaux ont été trouvées dans un état tellement fâchiBux, que le Lancet exprime l'opinion qu'il y a è redouter un danger considérable et immédiat pour les. habitants de la capitale, et Toq n'y voit d'autre remède efticace que la suppression complète de l'écou* lement des égouts dans la rivière, et le transport au loin des matières qu'ils charrient.

• Note r. -^ fi^ t.%m.i vrnt^ 9S, . .

raOSi»ROMESGBKCEl'fiC'l.A.MEftL ...

Le curieux phénomène de phosphorescence de lia tnerVdans un gt*and nombre de cas, est dû à l'existence, au sein des eaux, d'une masse considérable d'animalcules infusoires. Une lettre adressée de l'île Maurice par un capitaine au long cours, M. J. Lesidanen, à bord de la Marie-Élisa^ fait connaître un ca§ plus «rare de phosphorescence de la mer, dû à de véritables mollusque^.

« Je trouve, écrit cet honorable marin, dans le premier volume de r Année scientifique^ une descriplioa pleine de vérité de la phospho^ rescence de la mer, que j'ai observée moi-niême plusieurs fois dans la durée d'une quinzaine d'années de navigation dans toutes lés mers. Tout récemment, j'ai remarqué un phénomène beaucoup pltis tare, êtdont la singularité, bien qu'elle ait ses analogues, est en'ébrë uiié grande preuve de la dispersioïi inlelligenle d'itinomhràW.e^ mfcrvëîfles ' dans tous les milieux de la création.

«.En mai 1837, revenant de Calcutta en Europe, fava'îs atteint 1e 20* degré de latitude sud et le 6* de longitude à l'ouest de Parîs;iious" naviguions de belle mer, par une jolie brise, avec toutes voiles au

vent. Vers six heures du matin, je ne fus pas médiocrement surpris, en regardant la mer, de voir sa surface couverte de myriades de petits corps d^aspect blanchâtre, paraissant sphériques, et du diamètre de deux à cinq francs, disposées par bandes parallèles dont les alignements étaient dans la direction du vent.

« M*étant armé d^un havenan qui m^avait servi sur les côtes de FHindoustan à prendre des poissons de mer, du premier coup j'attrapai trois ou quatre de ce que je croyais être les individus d'une espèce particulière d^entre les polypes qui peuplent la surface et peut-être les profondeurs des abîmes de Tocéan ; mais, à mon grand étonnement, ]e m'aperçus que j'avais péché de véritables coquillages, semblables, pour la forme et la grosseur, aux moyens colimaçons de nos jardins. A la première inspection, je crus qu'ils étaient de couleur pourpre, mais c'était l'effet d'une teinture momentanée occasionnée par une sécrétion de l'animal, qui projette sans doute cette liqueur d'une couleur extrêmement vive et remarquablement belle, en présence d'un ennemi, comme font quelques testacés.

« Les coquilles étaient lilas, extrêmement minces, et pourvues d'un appendice singulier dont Taspect était ce qui avait attiré mon attention : c'est un flotteur, ou une bouée de sauvetage des plus ingénieuses. Cet accessoire avait l'apparence d'une agglomération de bulles de savon dont les cloisons transparentes auraient été solidifiées et rendues imperméables. L'animal pouvait à volonté en approcher ou en écarter sa coquille, ou la fermer hermétiquement au moyen de cet appareil, qui paraissait tenir à sa tôle comme les chapeaux, plus solides ordinairement, des espèces du même genre qui vivent sur les rochers.

« J'ai navigué pendant quarante-huit heures dans une mer littéralement couverle de ces coquillages; j'en ai pris plusieurs centaines; le second jour, ils n'étaient pas exactement semblables à ceux de l'a veille, mais la coquille et le flotteur se ressemblaient beaucoup. Avant d'arriver à Sainte-Hélène, tous avaient disparu. »

mate Gt. ~ M» 998 , pai^ t99.

Dans les pays chauds, marécageux , l'atmosphère est insalubre, attendu que l'air a absorbé une masse plus forte de matières végétales décomposées.

On appelle communémenlr air atmosphérique Tensemble de l'oxygène et de Tazote, en faisant abstraction des autres parties du mélange gazeux, dont les proportions varient constamment dans un même lieu.

L'oxygène est Taliment essentiel de la respiration des animaux et de la combustion de tous les corps, phénomène dont Thomme se sert communément pour se procurer de la chaleur et de la lumière. On attribue à Tazote deux fonctions très-importantes qui expliquent pourquoi ce gaz forme à lui seul presque. les quatre cinquièmes de Pair. On a prouvé d'abord que l'azote de l'atmosphère est absorbé par les plantes. Plusieurs de ces plantes, fournissant des aliments à Thomme et à certains animaux, dont il mange ensuite la chair et les œufs ou dont il boit le lait, on comprend comment l'azote atmosphérique entre indirectement dans notre organisation. L'autre rôle attribué à l'azote serait son absorption par les animaux et son assimilation aux aliments , il se mêlerait à ceux-ci et h la salive^ quand nous les mâehons. L'azote de l'air entre dans la formation naturelle d'une certaine portion du salpêtre qu'on trouve à la surface du globe.

Note H. — 1«« 988 , pa^e 18».

H y a bien d'autres analogies entre la terre et le corps de l'homme.

Ainsi le feu primitif, qui existe et existera toujours dans le centre du globe, donne lieu à la circulation du calorique, qui est à la terre ce que le sang est à l'homme ; comme le sang, il a, pour ainsi dire, son mouvement de systole et de diastole, étant perpétuellement poussé du centre à la circonférence, et perpétuellement ramené de la circonférence au centre. La terre, comme. le corps humain, a ses artères et ses veines, et pendant que le sang veineux embellît sa surface, le sang artériel enrichit ses profondeurs.

La chaleur produit encore les courants magnétiques, dont la propriété essentielle est de tenir les corps dans une liaison intime; Thomme, comme la terre et les astres , en possède une quantité proportionnelle.

Note 1. — IV* 9Sd, pase 199.

On sait que le poids de Tatraosphère fait équilibre à une colonne de mercure de 760 millimètres ou à une colonne d*eau de 40 mètres 395, soit environ 10 m. 40 c. On sait également qu'un kilogramme est le poids d'un décimètre cube d'eau.

Cela posé , calculons le poids d'une colonne d'eau ayant un décimètre carré de base et une hauteurxde 10 m. 40 c., nous aurons ainsi le poids d'une colonne atmosphérique de môme base, mais ayant toute la hauteur de ratmosphôro.

Or, la colonne d'eau en question pèsera autant de kilogrammes qu'il y a de décimètres dans la hauteur 10 m. 40 c, c'est-à-dire qu'elle en pèse 104. Donc, une colonne d'air dyant un décimètre carré de base et toute la hauteur de l'atmosphère pèse également f 04 kilogrammes.

Mais le corps de l'homme ayant 14 à 15,000 centimètres carrés de superficie, a, par conséquent, «140 à 150 décimètres carrés qui peuvent être considérés comme les bases d'autant de colonnes atmosphériques. Le corps de l'homme supporte donc 140 à 450 fois 104 kil., c'est*lk-dtre qu'il est réellement pressé pai^ un poids de 14,560 à 21,000, ou simplement de 15 à 20,000 kilogrammes^ suivant sa taille. ^ i

Wote U. — M« ItSH, pase fSIB.

La terre ayant aujourd'hui 9,000 lieues de tour dans son maximum de grosseur, par exemple à son équateur, chaque point de ce cercle est. emporté par la rotation avec une vitesse qui lui fait parcourir ces 9,000 lieues en 24 heures, soit en 1,440 minutes ou 86,400 secondes; or, 9,000 divisés pai* 86,400 donnent 0,1 04, c*est-à-dire un peu plus d'un dixième de lieue- par seconde.

Dans son mouvement ~de translation autour du soleil, la terre parcourt un cercle ou une orbite de 34 millions de lieues de rayon, puisque c'est la distance mo.veuno à laquelle elle se tient par rapport au soleil. Ce cercle ou le périmètre de l'orbite a donc 214 millions de lieues. Voilà le chemin que fait la terre à travers l'espace dans le tîours

d'une année, soit en 365 jours ^/4. De là, on voit qu'elle fait:

Par jour 585,900 lieues.

Par heure 24,412,50

Par minute 406,80

Par seconde. 6,78

Mote li. — NO 300, pa^e tV4.

Ârchimède, brûla la flotte romaine devant Syracuse, assiéjrée paf Marcellus. Le miroir était hexagone, et d'autres plus petits, de 24 angles chacun, rendus mobiles par des charnières et des lames de métal qui renvoyaient les images du. soleil réunies, embrasèrent la flotte à 150 et 200 pieds.

Proclus se servit delà même invention, Tan S14 de Jésus-Christ, pour brûler la flotte de Vitalien qui assiégeait Gonstantinople.

Buflbn inventa un thiroir ardent et en fît Texpérience au Jardin des Plantes, à Paris, en 4747; il était composé de 168 glaces planes étamées, de 6 pouces de large. Ce miroir brûlait le bois à 200 pieds; il fondait Tétain à 150, le plomb à 130, Pargent à 60, etc.

Le verre lenticulaire essayé en 1774, à Paris, fondait le fer en 5 secondes, et un barreau d^acier fut fondu en 5 minutes.

Un diamant perdit en 8 minutes une grande partie de son volume, et remis au foyer, il fut, au bout d'une heure, entièrement détruit et volatilisé.

Note M. — m^" Sâe , pase 1803.

V&SXIGËS D* ANTIQUITÉS ANTÉDILUVIENNES Qu'ON. TROUVE EN AMÉRIQUE

ET DANS l'ancien MONDE.

Animaux.

Le dùtothérium (du grec deinos, terrible, et ther ou thérion^ béte féroce), dimension colossale; ses défenses dirigées vers la terre devaient

lui servir pour déraciner des végétaux aquatiques et terrestres; la tête avait 4 pieds de long sur 5 de large, la longueur totale du corps 30 à 35 pieds. Plusieurs naturalistes le représentent sous la forme d^un tapir, et le classent parmi les pachydermes (éléphant, rhinocéros, hippopotame, porc).

Le palœothérium (du grec palaios, ancien, thérion^ animal), formait la transition la plus perceptible du tapir au rhinocéros. — A Tépoque du déluge, la race du palseothérium était déjà perdue; on trouva des débris dans des carrières à plâtre aux environs de Paris et dans TAmérique du Nord, et à côté de ces débris en a trouvé ceux de Vanoplotkérium (du grec anoptos^ sans armes); il avait le pied fourchu comme le cerf. Le squelette de cet animal présente une crête au-dessus des épaules, comme la bosse du chameau.

Dans rinde on a trouvé les débris fossiles d^un animal que, diaprés une idole (Siwa] adorée par les Indiens, on a nommé siwathérium^ plus colossal que le rhinocéros. C'était un monstre étrange et formidable; la forme de ses dents dénote un herbivore. Les parties de la tète ne présentent d'analogie avec aucun , animal connu ; car cette tête était surmontée de quatre puissantes cornes, deux au front et deux plus puissantes vers la région des sourcils, toutes les quatre fortement divergentes et plantées sur le crâne de manière à donner un aspect tout^-fait terrifiant.

Le mammouth, le ma$todonte^ etc. ; nous ep parlons dans le texte.

Note IV. — MO ses, pai^e IBte.

Dernièrement (en juin 1858), on a signalé dans un département de la France, la Vendée, l'apparition, dans TOuest, de nuées ou plutôt de véritables pluies de grillons; tous ces insectes tombés sur le sol semblaient morts.

Paris, de son côté, s'est trouvé, cette année (1858), envahi non par des grillons, mais par des cypris. Ces insectes peuplaient principalement les eaux. Ainsi en examinant avec attention Teau du canal de TOurcq et de la plupart des puits, on y remarquait une grande quantité de petits animaux visibles sans Taide d'une loupe. On en a compté jusqu'à 133 dans un litre d'eau. Blancs^ agiles, nageurs intrépides, ces

insectes peuvent se conserver plusieurs jours; on peut assister à leurs amours, à leur ponte et à leurs combats.

Les cypris, qui tiennent mais d'un peu loin à la famille des crustacés, ont dix pattes et deux antennes terminées par un pinceau long et soyeux. Une coquille en forme d^œuf enveloppe leur corps et laisse passer leur tête, qui ne possède qu^un œil unique.

Les cypris se nourrissent de substances mortes, mais non putréfiées, et cbassent ordinairement les conserves, dont ils se montrent fort avides. Les femelles déposent leurs œufs sur quelque corps solide et les y fixent au moyen d^une substance verdâtre qu^elles sécrètent et qui ressemble à de la mousse. Ces ceufs éclosent quatre jours après et les petits en sortent tout formés.

Ordinairement, lorsque les eaux dans lesquelles ils vivent viennent à se dessécher, les cypris s'enfoncent dans la vase et y recherchent Thumidité nécessaire à la conservation de leur existence. Au surplus, la présence des cypris dans Teau ne saurait, en rien, altérer la sanlé de ceux qui la boivent ou qui s'y baignent.

Mais tous les insectes sont loin d'avoir ce caractère d'innocuité; la plupart, au contraire, sont extrêmement nuisibles et malfaisants.

Mote O. — M* 890 9 pa^e 930.

PLUIE OE JSAUTEREILES.

Ce n'est pas seulement en Orient ou dans les pays étrangers que ce fléau se manifeste ; la France en a été maintes fois témoin , et cette année même, 1858, au mois d'août, plusieurs de nos cantons ont été victimes de son apparition.

« Hier, vers 7 heures du soir, écrivait-on de Périgueu^t le 10 août, une nuée de sauterelles s'est abattue sur un quartier de Périgueux , à l'extrémité du faubourg Sainte-Ursule, dans un champ qu'elles ont dévasté. Leur gloutonnerie était telle, qu'en un quart d'heure Therbe a été dévorée jusqu'à la racine et que le sol s'est trouvé dénudé. Une fois leur appétit satisfait, ces insectes ont do nouveau pris leur essor et se sont dirigés du côté de Bergerac. On se fera une idée de leur immense quantité lorsqu'on saura que le ciel en a été obscurci. On eût dit un épais nuage se dirigeant du nord au sud-est.

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