‹ La création et ses mystères dévoilésChapitre 31 sur 114 · HuMBERT, Geffroy, Becher et Schal sont d'accord · texte numérisé non relu

HuMBERT, Geffroy, Becher et Schal sont d'accord

pour convenir que le feu, Teau et la terre ont été les premiers principes de la formation du globe ; Schal ajoute pour quatrième principe Tair.

Ainsi il y aurait eu quatre éléments d'après ces penseurs* Mais si la terre en faisait partie , elle serait donc elle-même un de ses principes, et puisqu'elle existerait matériellement, de quoi serait-elle formée ? Il est évident que le principe doit exister avant la formation ; or, la terre élant la conséquence du principe, ne peut venir qu'à la suite de l'œuvre du principe, qui est Tair, Teau et le feu.

185. — Les opinions des grands hommes qui ont sacritié leur vie à Tétude de la science, méritent notre reconnaissance ; rien aussi n'est plus instructif et amusant que la comparaison de leurs opinions souvent tout à fait opposées, mais toujours utiles* C'est par cette raison que nous venons de les rapprocher, bien que nous n'admettions nullement leurs principes, à l'exception de certains cas particuliers.

Quelque curieuse que soit la grande différence des opinions des savants modernes d'avec celles des anciens Indous , il est cependant positif que ces derniers, avec leur mont Mérou^ approchaient le plus de la vérité sur la ligure de la terre , abstractivement parlant; car la terre, pendant les quatre premières époques, n'était qu'un bloc entouré d'eau et ayant, d'un côté seulement , une proéminence; cette proéminence s'est peu à peu découverte en forme de grand plateau qui s'élevait et dont le centre le plus haut représentait un mont.

Linné est le seul , parmi les modernes, qui ait approché des idées des Indous.

186. — Tant que la terre n'avait pas acquis, par l'action du feu intérieur, un rétrécissement suffisant pour former une cristallisation dont les conséquences devaient être la séparation de certaines parties , elle restait compacte , comparativement molle, et conséquemment toujours unie en un seul bloc, ce

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bloc subissait, sans se désunir, tous les changements de foraie et même de déplacements de Test au sud , du sud à l'ouest , de l'ouest au nord, comme un bloc de pâte qui obéit entre les mains d'un boulanger ; mais après que le boulanger a mis ce bloc dans le four et que le feu a consolidé le pain , il n'y a plus moyen de dominer la pâte; il faut un couteau pour la diviser. Il en a été de même de la terre : lorsqu'elle a été assez endurcie, elle s'est cristallisée, et lorsqu'elle s'est trouvée en cet état de cristâUisatioD , elle n'a plus bougé de la place où elle s'est trouvée; les efforts du grand cataclysme du cinquiènoe jour, comme nous le verrons, n'ont eu le pouvoir que de ballotter la masse terrestre; elle n'a plus changé de situation, mais elle s'est brisée,

187. — Pour nous, il reste prouvé que la terre est formée, comme nous l'avons expliqué, par un assemblage de molécules provenant du superflu d'autres astres; la nécessité les a réunies, puis comprimées; la compression a produit une séparation, dont le résultat est la terre et Teau.

La terre est donc un composé de l'air, du feu et de l'eau, principes contenus dans les atomes des molécules indiquées ; ces trois éléments ont engendré forcément et constamment des êtres , qui sont venus activer et faciliter la formation de la terre dans toutes ses subdivisions d'ordre, d'espèces, dénature et de qualités.

Du moment que la terre a été formée, elle devient, à son tour, la mère des minéraux, des végétaux et des animaux ; mai» lequel de ces trois enfants a dû être l'aine, si les deux derniers ont été nécessaires pour faire le ciment ou former l'alliage du premier dans le sein incandescent de la mère?

188. — Primitivement , dans l'ordre matériel et grossier, pour ainsi dire , la pression seule a pu suffire pour séparer les atomes pierreux , éléments compactes de la matière ; mais en ce qui concerne la nature , les espèces et la qualité dès choses.

et même des< pierres, l'embrasement de l'intérieur du globe n'a pu sublimer les substances métalliques qu'à l'aide du car- . bone des plantes , et les plantes n'ont pu se former que par l'engrais animal; il s'ensuit que, dans l'espèce, les végétaux . et les minéraux d'une certaine qualité se sont présentés presque simultanément; par conséquent, les trois règnes de la nature, le minéral , le végétal et l'animal sont, à l'endroit de la terre, ce que la trinité de l'air, du feu et de l'eau est visà-vis du cieU

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