CHAPITRE XXV
OrigÊMÊm première de la MMière et des Planètes.
SoMMAiEB. — Pourquoi noua avions ajourné Texamen de l'origine de la matière, 422. — Opinion à justifier, 423. — Aperçu de la double solution, A2&. -^ Rappel du trayail du feu central ; état de la question , 425.
— L'herbe et le bœuf, bases de la solution cherchée, 42fi. — Origine de l'herbe, 427. — Accroissement et poids d'un bœuf, 428. — Poids de ses diverses parties, 420. — Observations concernant la peau, 430. — Ce que le bœuf a reçu et rendu, 431. — DîvisioD et emploi des matières après sa mort, 432. — . Éléments variés des différentes parties du bœuf, 433. — Rapport de l'estomac avecie centre du globe, 434. — ^ Pourquoi la même nourriture ne produit pas de cornes dans la race chevaline , 435.
— Différence des transformations dans les diverses races; conséquences, 436. -^ Exemple de la prodigieuse quantité de matières fournies par les règnes végétal et animal > 437. — Causes de la surabondance des fluides superflus, 438. — Ce que deviennent ces fluides ; erreur commune, 439,
— Expérience prise pour terme de comparaison, 440. ^ AiqiUeatien à l'ensemble des émanations, 441 . — Empjioi du superflu ; formation de nouvelles planètes , 442.
COMMENT SB PORMB BT SB DÉYELOPPE LA VATIÈRB.
422.-^ Le tableau des matières animales et végétales fournies à la terre dans cette cinquième époque, tableau que nous avons présenté dans le chapitre précédent, et dont la totalité des chiffres, quelque hypothétique qu'elle soit, n'est pas moins une vérité relative, nous porte à rechercher la manrère dont ces matières se sont formées ; mais , pour être plus explicita» ici vient le cas de demander comment se forme la matière en général, et comment elle se développe.
Nous avons déjà parlé (n""* 19 et 20) de l'existence et de l'emploi de ces matières, mais nous n'en avons pas ex-
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pliqné Foi igine ; nous devions attendre que nous fussions arrivés au règne animal pour examiner ce fait ; car ces matières ont une source identique dans Tintërieur de Tanimal et dans le sein de la terre; mais c'est surtout Festomac de l'animal qui va nous montrer le laboratoire dans lequel s'opèrent cette merveillense transformation et ce prodigieux accroissement de poids.
Ce sera encore Testomac de Tanimal qui nous présentera l'analogie du travail qu'opèrent la terre dans son centre, et Fatmosphère dans ses régions ; dans Tune comme dans l'autre, le travail de transformation des objets s'effectue avec la même activité et suivant la même loi.
423. — Nous devons aussi justifier Topinion que nous avons émise en passant (n"" 22), que tous les quatre ou cinq siècles il doit se former une nouvelle planète dans l'espace, par Peffet de la surabondance des molécules vagabondes; opinion que nous avons sanctionnée dans le chapitre XIX, en disant que la formation des planètes est une fatale nécessité.
L'explication ne pouvait venir également que dans Tétude du règne animal, car c'est encore le laboratoire de l'estomac qui va nous mettre sur la voie pour comprendre l'^ubérante quantité de productions de la nature, dans le travail de la transformation des matières.
VIL — Pour résoudre ces deux graves questions, rappelonsnous les phases de la concentration du globe, époque par époque, et la quantité de matière animale et végétale qui y est entrée. Cette matière nécessaire à la consolidation qui s'est opérée dans le globe terrestre, et qui s'est augmentée chaque siècle, demande que nous examinions dans ce chapitre de quoi elle s'est formée^ et comment s'est produit son accroissement; cette étude fera voir que toute sa quantité, quelque prodigieuse qu'elle puisse avoir été, était nécessaire, et a été employée au travail de la concentration ; mais aussitôt
^iiela 4ur^é de la t^r^ eiil iodîqtié qne notre globe en avait E0çilisuffi^;a4yn{nent^ r^xiibérai^Q <ile la production dut s OQvrif un autFo ïlébouehé ; alors le laboratoire de ratmosphèré, pçp^ant'soa c^ncpiiits^ sut^Btitiiaien. partît aonaclu»! i celle dii centre il) teneur, et par les sOiisks.dti; cette atmosphère, le surplus dç production futtransporlé^ ; lancé dans des espaces de la terre en dehors de la limite de notre globe;
425. -^ Le travafil du centre est analogue et semblable au ii»aVail qui s'opère dans l'estomac d'un animal.
Nous avons suivi jour par jour les phases de la concentration du globe; nous avons pu entrevoir le grand travail chimique qui eflFectuait,- à l'aide du l'eti, la transformation des matiëpes daas les entrailles de la terre ; nous avons remarqué qu^ la substance qui servait de nourriture à ce feu intérieur était les matières végétales et animales qu'il • se procurait 'm ppvrautpar lies cratères ;la. surface 4» soU contraint dèa-lofs dQ faire tom}>er dans aeSi gouffres toutes les matières fr^bes qu'il possédait* ,
NiQQs savons dod^e que l^ahment de ee feu; centrât était les <$o)rj)^ d^$ végétaux et des ai^maux; hous savons, par çofiséquent, par rapport à la terre, quelle. masse et quelle qitalité de nouff H^i?6 41e s'est procurées pour ses besoins de forma-tion ; mais nous ne savons pas joie q.Doi, conaffi^nt, M daf^ quelles proportions se sont formés ces corps végétaux et animaux qui ont si bien servi à la terre après avoir été èuxinênies composés.
: <26» — Pour savoir donc de quoi» comment et dans quelles proportions les corps des^ végétaux et des animaux se sont formés; pour suivre les opérations daos l'estomac d'un animal» comme no\is avons suivi les opérations dans l'intérieur de la terre; enfin, pour recoiànaitre qu'il se ftit dans les entrailles de l'animal , relativement , le même travail qui s'opère dans celles du globe, mais bien entendu pour un