‹ La création et ses mystères dévoilésChapitre 66 sur 114 · ORIGINE BE LA MATIÈRE · texte numérisé non relu

ORIGINE BE LA MATIÈRE

résultai différent, attendu la différence des matières et des corps ^ noiîs atlons, comme avee un microscope, vérifier les opérations de la nature.

D'abord nous allons surprendre à sa création un végétal qui est la base de Taliment des animaux , et parmi les végétaux nous choisirons l'herbe comme l'objet le plus simple et le plus impérieusement nécessaire a l'animal; ensuite nous prendrons dans le règne animal un être qui se serve exclusivement de ce végétal pour sa nourriture, afin de suivre, sans mélange, Tun et Tautre dans leurs phases de production, de travail, de division, et dans toute espèce de transformations que Tune peut faire dans l'estomac de l'autre; et pour atteindre ce but, nous choisirons le bœuf comme Taniitoal le plus domestique et par conséquent le plus laeile à étudier.

427. — L'herbe croît spontanément sur la terre; toutefois cela prouve que des atomes , ayant le principe de Ja semence herbifère, se sont trouvés naturellement ou sont tombés dans le sol. N'est-il pas évident, d'ailleurs, que chaque goutte d'eau contient un atome du principe de l'herbe? Or, cette herbe pousse et croit par l'effet de la chaleur intérieure et extérieure du globe, et par le concours de l'eau qui Tarrose, mais à la condition que Tair aussi entre comme substance dans la formation et l'accroissement de la même herbe.

428. -^ Un bœof n'a besoin pour vivre que d'un peu de celle herbe et de l'eau.

Mettez un bœuf dans um é^Me, doÉinez-liri assez d'herbe fraîche ou sèche, et assez d'eau, et, si on ne lé fait pastrav^illet, VMS trou verez, Mx bout de deux aifs, ce beeuf devenu gr»nd elengrmssé; pesez-le vivant, il aura, ï>ar exemple^ 1000 kilogrammes; que ce poids soit moins ou plus fort, c'est indifférent ; la proportion du résultat sera toutefois telle que nous allons l'indiquer. Abattez cet animal, et vous trou^ verez^ une Iteure après sa mort, qu'il ne pèsera plus que

600 kilogrammes ; donc l'air qu'il a évaporé et le saïig qui est sorti, formaient les deux einquièmes, ou les: 40 pour cent de son poids.

429. — Le corps qni reste, pesant 600 kilogrammes avec toutes ses parties , subit encore quelque déchet de poîJs dont voici la proportion : les cornes et les ongles, comme les os, perdront peu ; la viande ne diminuera en 24 heures que de 3 à 4 pour cent; mais le suif, mis au séchoir, éprouvera un déchet de 30 à 40 pour cent, suivant qu'il possède plus ou moins de membranes nerveuses ou dégraisse d'oléine; ce qui diminuera le plus dans le poids, ce sera la peau; pesez cette peau fraîche, si elle a ÎOO kilogrammes , par exemple , faitesla sécher, et vous ne trouverez pins en poids sec que 40 kilogrammes; donc elle aura perdu 60 pour cenl.

430. — Cela prouve que la peau, quoique la partie la plus dure et la pJus solide à Textérieur de Tanimal, cette peau qui nous fournit un cuir si épais, après avoir été tannée, et qui couvre l'animal d'une protection si nécessaire, est cependant la partie la plus poreuse qu'ail possède; que ses pores sont rempfis d'air, et que cet air retourne dans l'atmosphère aussitôt que sa mission est terminée par la mort de Tanimal.

On voit donc que la nature, tout en donnant la peau pour protéger Tanimal contre les effets du climat et contre les attaques des autres êtres, a voulu réserver à travers Tanimal, à travers ses pores, une communication qui devait servir pour le libre passage des fluides et mettre en rapport l'air extérieur avec les entrailles intérieures de l'animal, absolument comme les pores de la croûte du sol terrestre établissent la communication du centre du globe avec l'atmosphère et les régions célestes.

431. — Voyons maintenant ce qui s'est passé de son vivant chez ce bœuf, par l'intermédiaire de son estomac. Il a mangé l'herbe, il a bu l'eau et il a aspiré l'air; il a rendu, par ses ex-

Page 1