ORIGINE DE LA MATIÈRE
créments, par ses urines, et par son haleine et sa transpiration, un poids égal à ce qu'il a reçu, et il a converti Therbe, l'eau et l'air, qui ont passé dans son estomac, en ces quatre transformations que nous venons d'énoncer; de plus, il a composé son corps d'une masse compacte qui se subdivise en une multitude d'objets solides, ^ue nous allons examiner en les pesant après sa mort.
432. — Ce bœuf nous laisse, après sa mort, les 600 kilogrammes indiqués, qui se partagent, par exemple, en :
300 kilogrammes de viande, 140 » d'os, cornes, ongles, nerfs, etc.,
60 » suif.
100 » la peau.
De ce résultat, 400 hommes auront été nourris pendant un jour avec la viande ; on aura tiré des os, soit du phosphore pour une masse d'allumettes chimiques, soit du noir animal pour les raffineries de sucre, ou du noir pour engraisser la terre; le suif aura donné des chandelles et de l'oléine ; enfin la peau, dans les mains d'un tanneur, aura de nouveau acquis le poids de 100 kilogrammes, car cet industriel aura rempli les pores avec la poudre d'une écorce d'arbre, afin d'obtenir le cuir qui fournira des semelles pour 30 paires de bottes. Et tout cela est venu d'où? de quelle origine? Del'^ir et de l'eau, qui ont fait croître un peu d'herbe.
Mais ce n'est pas tout : ce bœuf a rendu bien davantage pendant sa vie , si l'on veut tenir compte de l'énorme quantité de matières qu'il a produites en digestions et en urine, et qui ont contribué à fournir un poids d'autant et à engraisser la terre.