COMPTE COURANT DE L HOMME. 3SI
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des I4»ii«aes , des Idiémes e|^f^jf|IS7#TIIt^{6 inn ;\\^\mV\(i ?)V>i\o\f. ^i ylulîlni oafiivoo lod iio^ 19 ,nif^93 8b
SiOHHAiRE. -7- Pjremiers besoins deA'enTaiit^623..--r-()Blnion (ie9^¥.vit&-
OK^iiiîl ano'jip tij87i5 v'n li'up main'faoo fea II .(I) « siiw* »
tes q^ue l'instinct de manger, et cet instinct lui fait chercher iHi^tdt^â'lâanim a^ëlsâ Wè^>'^ottiflgW9g[^fèn'gle<S^ il mtfWnfWë^ifilsfft'? ^l(flê^éfil-éî^nttâ^Sâ'VâiftV^Î(^ M^m ^ ^flâl^'hP1^e{flt«flé^,^%dt^Hl^lé?!FI{ i»m
infiniment petit qui l'a créé ; elles existedV^'^^qfe^f^
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cette semence le principe des couleurs, du parfum, en un mot, de la formation complète de laMlQ^ ,i i ,\,umr^^ »b«oU (Ji
8Î4. — Un grand nombre dô savants ont passé leur vie à faire des recherches sur Torigine des langages. Les uns ont pris des racines desi9J|g»p,mûdeçpA& pp^ les attribuer aux langues nK>rtes; d'autres ouf vouiu que le chaldéen, ou Fin-
Nous remarquons, entre tous, un savant infatig^H^ourt de Gebelin, et s(m bel ouvrage intitulé k Monde primitifs qui
es(|il9AkUcmifit4iiGimb^ iangoe^iSten-âffet^.
kt^tlrn^ ^arto"^ ¥oA^i^wt^mMèsiëti9ip\i'^^ <)éf&Hs très*
« guei déposent hautetamt ^^ elles descendent toutes aune « seule » (1). Il est convaincu qu'il n'y avait qu'une langue pHin¥a>v>^d^É^l)é''Hd{|âiHeâV'ldHay m\iÛnh TXdmhe
'>^lift?diPfl8W»J¥»fh9J8ix9 89ll9 ; 9èio fi"I iup liteq Jnsminûni -d|ttL}a«^ i!ÏWfiinl3^rMlt,i{H»'f«)iïif«f«llf)!iO^(^dftQ Mif un cri, hùua ou otia, .qiâiii8l^#lnSffi»Ql8aiHBlicNâql«t^i^«IAi
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sentiment de douleur qu'éprouve renfant ou du besoin de manger.
627. — Supposons que le père et la mère ne sachent pas parler, et qu'il n'y ait aucun habitant autour d^eux, Tenfânt ne pourra certainement pas apprendre à parler; mais ils continueront de se regarder mutuellement ; il s'ensuivra bientôt un langage, d'abord des yeux entre la mère et l'enfant, et ensuite de signes.
Lorsque Tenfant, grandissant, montrera avec le doigt un arbre, il émettra un son de voix, il articulera un mot qui signifiera l'objet montré. Ainsi l'arbre sera nommé pour toujours avec le mot qui aura été prononcé; l'enfant fera de même pour désigner un animal et tout autre objet qu'il verra autour de lui.
628. — C'est ainsi que les membres de cette famille primitive se formeront un langage suffisant pour s'entendre entre eux, et les enfants qui naîtront successivement dans cette famille, trouvant déjà un certain nombre d'expressions acquises, en ajouteront d'autres à leur tour, à mesure que le besoin leur en fournira l'occasion. Il en résultera qu'après deux ou trois générations, cette famille, déjà nombreuse, aura son langage particulier ; de là le premier progrès de TinteHigence.
629. — Admettons que cette famille soit née en Asie; mais il s'en trouvera mille autres qui seront nées en même temps en Amérique t en Afrique, en Europe et sur des iies qodl^ conques.
Toutes étant donc dans des circonstances identiques, chacune forme son langage spécial ; car, pour chacune, ce langage est une nécessité que lui fait comprendre le simple /lot/a ou ouà, qu'a prononcé l'enfant en naissant. Ce cri a suffi à l'homme pour savoir que sa langue est déliée el destinée à son service. Il en use donc et crée ses expressions ; le temps et la pensée se chargeront de les perfectionner.