ORIGINE DES LANGUES
630. — Lorsque la multiplication des hommes eut engage les familles à voyager pour s'étendre sur celte belle terre qui les entourait, certains membres de ces familles, en arrivant à dix ou vingt lieues de distance des limites qu'ils n'avaient jamais franchies auparavant, auront été très-étonnés de voir pour la première fois des hommes semblables à eux-mêmes , vivant dans des conditions pareilles, s exprimant dans une langue issue de leur instinct et améliorée par Tintelligence.
Naturellement, la première chose qu'on aura faite en se rencontrant aura été de s'adresser la parole; mais sans doute on ne se sera compris ni d'un côté ni.de Tautre.
631. — Cependant on se rapproche; l'un désigne du doigt l'objet qu'il nomme, l'autre le comprend et indique à son tour le nom qu'il avait donné à ce même objet (1) ; et ces familles voisines, finissant par adopter l'un ou l'autre nom, forment des séries de mots exprimant les objets les plus nécessaires à la vie. De là le langage parlé par un grand nombre de familles, qui s'uniront pour composer une nation.
Voilà certainement de quelle manière se sont formés des milliers de langages et de dialectes tout autour du globe; et chez les nations dans le sein desquelles il est né des hommes d'une plus grande intelligence , la langue a été plus enrichie, plus améliorée par leurs soins.
Il s'est trouvé bien souvent que le même objet a été, par hasard, désigné par la même expression chez plusieurs peuples, mais prononcée différemment.
532. — La prononciation a été dans tous les temps et elle est encore aujourd'hui bien plus variée que l'expression ou le mot même : on peut s'entendre par sentiment, on peut se comprendre par le fait, mais on ne peut pas s'expliquer;
(1) C'est ainsi que nous avons nous-môrae expérimenté avec les sauvages^ en Amérique.
386 StXlÈMB ÉPOQUE*
Taiiglais, ralieinuml^ le hollaiidais» oât des mots qupa écrit prestque identtqnenieatv «lais qu'on pit)n»ne(fi4'uH6.inanfière tout à fait dUTéiônte daaB ruB^ ctraiitte Isaigii&^^lbiei^fikis, il y a de nosjQurs;, dans le même pays,, chez. , les mêqtief natioos, des hommes parlant la même Jangiie, qu|.fl|e,§J} çp^ prennent pas ; cela viept de raccent avec le^qiiel on prpnonce Je même mot» et cet accent e^l très-différent ^dansr la J:j|9}^çhe d'an homme né dans le midi, ou dans celle de rhomç^e^ui est né dans le nord d'un pays, chez une même natioiu,., ,„
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e^USSB DE LA YAKCfenà ]]fE8. Pp^SK)^Qll|ipSl ;, ;.; | r,r
633. — Àl quoi doil-pn attribuer ïa différence îVfînîèjîes accents dans la prononciation naturelle d'un niémë înpt , sortant du gosier d'an homme ? " - . , '^ -
On doit l'attribuer à cette grandei loi générale de Ta ialure quimrie ifowf ce qu'elle produit. , " '" ' ':'** ,
Comme il y ^ une différence daii s lès physionomies, dans led visages de' tiras lèsrindiivida^-de l'i^s^céhumiine,.i£dst-àdire d^ms tout te milèiieird deè Êtres 4sotiiposdqt là i pdpalatibn du globe, puisqu-itii'y apàs^déwx %uf8S,*Bflk^|^^ deux tempéraments identiquement pareil^/ttli^t-l>le& ^itû^el que fesïoi*ga«es:c)e^te «oïfiv fe^jrjAr^ p^isétitent
4Sgàlemeûi'^dé>1a'>tiiiifëiteifi3eiîi'l é Ic-jaf ih -rihi^q ob oiîoîot
i^emM géh^mlë^n^is^^tdi^fae jpafiFsMbmiPdii â la f^nipe; elle s«ôkserv3e)dîiTià;tàut)ie tè^nemim^lwtaème végétal : on ne trouvera jamais, nullit»^itV'dd(fit)èt#6£^Ijiitln^ tiqaik&entsèâihtablqi ^'le0 attires éèiiit%otavërte)d0«^ de feaiUeSvlimt^ néag^eâ bra^éte^ éh^hièk I
on ne trouvera pas sur un méliAe'^&ièri^^iifJsartiMiJi^jfae branche; deiiis feuiltps èxatote{Éiènt^(>aiMfti9¥ ; i(^ >f^/«â»à) toujours queUfoe dlfféreïfcë entre diés. ' *^ ? ''-'■ '"^ ,?îr!8
li était donc impd^ble que la pèfTolS êi> Patcmt dismt uniformes chez les hommes. .'*iif>4
CAUSES DE LA YAHIÉTÉ DES PHTSIONOMIES. 387
Cependant ce que )a nature se refuse à produire, Fart ei la civilisatïon ont chercfaé à Topérer, et toHà roriginedes iénguee^ pariées ël écrites tbet toutes les nations,
634. — Quel est le motif qui oblige la nature à faire ces changements, à vue d'œil, dans tout ce qu'elle produit?
Le niotîf se trouve clairement expliqué par le mouvement universel et la constante rotation de la terre. Comme les êtres ou les objets qui naissent, poussent, ou viennent au monde, paraissent toujours au moins à quelque centième de minute de distance les uns des autres, cela suffit pour justifier le fait de leur diversité: n'arrivant pas exactement au même instant ni dans des gibgonstakges rigoureusement semblables, des différences intérieures ou extérieures de physionomie, d'organes, d'accentuation, etc., doivent se produire, puisque les conditions ont successivement varié.
Ainsi, il y a pour cette diversité, motif de distance^ motif
de pc^ition, motif de climat, et motif de temps.
835. — 'Lemolif de temps suffirait à lui seul pour expliquer la tartëté de& physioocmiies et de» organes; car dans la même jâimite, ctekis la m^e sec(»ide, à deux mëtrei» de distance, le $e»ps est différent.
:. idimi^ pai? e^eûdple^ le Pantbéonu'esl paa loin de TObservatoire de Paris; eh bien! à Finf^ant oè le méridien de TOb- S!nn^MM3re tnarqiie »idi^ lePantliéw, situé plûa à f est, préfleotê.dbui^;aQcond6s de difiEérence; c'est-à-dire qu'il a déjà Rfidt el deux secondes.
lie tnéridieo de Versailles, qui n'est que de. 20 kilomètres à l-0aeâi de Paris, est d^ ôaretard de plus de 50 secondes sur fc'fcwifi^ 4e «ette dernière fville ,
(((jîrww^b:, pditit de départ du premier méridien anglais, est situé à 2' 20" de longitude à l'ouest de Paris; sratieure est de 9' et 22*' secondes en retard sur celle de Paris.
388 B'iîtitîtft: '^' tv^^tn'r^
N^w-York, Siliié h 76 degrés de lottgtt^ à<\)tfefettîe Miis, a 5 heures en retard sur celle de Pâïisv'!» "I'î '" *>b .noije-jia
San-ïVancîëco, en tJàiifcrrriiè, eàtfeirté'à lab'âég^^idWdtfl gilude ouest de' Pfitrfe, él Ia^iffër6ii^é'>*3ihà''sott*^ttèi#e^i«l de S'heu^es 2*^ de retard sur- Pârir. ''^' » "-*i J'^» oaimofl J
Lors^tf à 'Pë«s ttoûs"âVOiïs'mMr;'& »sôil' atltîf ddëio^'c^a dire à 18« diéghé^ de WngUlide/ ètt *[• hMH«ttï^>eîe^ï'lôaTgi« qui depuk' le détroit de Bebritig, m nèrd'^èft Wï«out^ll^i2èj lande, au sud; traverse ou cmit^e Tdoôâ«f'Pfid«(ltt^Jl«rtéMé sur ce point de petites ileâ madrépoH^u6i>pt0^'bû<dft>ûîlSëâ^ bitées..
Il est donc naturel que l'arrivée ^u monde oé deïïx"Tnfraividus,' ou ioàêmé dé deux feuilles!, ne pur$se/p^^li^^^ des conditions identiques, quoiqu ils nàîsseût'àu iiiemé^mstant. , , .- \
'!'■•-: i"Hi<- *' ' '•» '-' ' il .■ ' ^ •;[ -.1 iiri' L^I '11'^ jnod .'■'•ut/;':]»: ."'i •'''••!; h:; ^s[» .-if^-^Mlni/n 'Jï^'Mi/i'iq au
du mal morAl, 6/1 1. , '
êtres animes , et pour diriger 1 organisation du service fer* restre, en dominant, comme nous 1 avons aeiamiP remarauer, par son intelligence, sur le règne hnimai.
Ml^SiOJX. ^£ i.I|QMME:. 389
,^t989. rfr-ij^.ritc^àikmiiie n'e^t pas l'objet .principal de la création, de même que T homme n*^st p^& aoipi but spécial; l^W^ûï^%;yDirifli flUfle. formant, établir, le Gjautrôpwli^ de la r^s§it§flv^«>larfopc^)b«utalpde6.aulre.sapimqu^ . .... ;
L'homme est placé au sommet de .Kiéchelie des corp^ppgai ûiii^fft/Jojifîy.^niR Ql yconseryer^ne préj^^d^a^ce: n(«urflUfée, §[îoY|û^id^.jï}od^rftri,rpar wjje jqdiçieij^ disUibuIiioû,, ,1q trqp
m^m\ pojiif .réprimç,r,.pqr lï^idapvédali(Hi,q<,i,'il.§xer«e, .,J'çût^ <»^sfeY]â<lihoBdaiifi€)dtiirj^ûq v^gétAl • ->,:..; mI» f m:.. >
.fÇM.,:— . L'bomme est cosmopolite: tous les coins de la terre
— n«în /.îi ■!> "'Vf ■»; i;<' • ■.! /■ • -^ i ^- rM '■ ' u
peuvent convenir a son tempérament, attendu qu il peut s ha- Diluer avec facilite a tous les climats.
Il est le seul être, le seul absolument, doué de la parole et muni de mains délicates, instrument merveilleux destiné à exécuter les prodiges imaginés par la pensée; il marchie debout sur la surface de la terre, la tête élevée comme pour admirer les cieux, et commande en maître à toutes les autres créatures.
Cependant cet être super jeur. qi% aRPA?pï)ce n'a pas en réalité un privilège au-dessus des autres êtres, relativement à la soumission qu'ils doivent. à la nature. Il souffre même plus que les autres de f influence des climats et des orages ; il est assujetti à être décimé par les pestes, ravagé par la oetite vérole,
\'^\^^^.^^\^m^m^^^^ ct le^, au-
tre»^fl<tou«A;^>^n*'Otttiie^f>la'i«»tupë lui "ar imposé des besoins cdffl&^e-'p^ftt ' ë&ïiti^ëb'À1îitïëét'''f avafl%é^ dr^sjâ Suj)réirimie. Ainsi elle l'oblige à être laborieux agriculteur, "intrépide navigateur, infalieable artiste: il faut qu'il se confectionne des
vêlements poux suppléer a. la couverture naturelle dont lî n a 8î>b oiamOfni'jT /] firjiiiôvij'.:!' ;j n.H': .<:;.iji . .'i!--"' ••'T> îm '•
pa&ele.iavorise comme les autres animaux, .qui sont couverts d une peau gariiie de poilàm arme^ d un cuir préservatif, ilest donc forcé d occuper les b^as dont la nature I a gra-
390 SIXIÈME ÉPOQDfi.
titié; mais en même temps la nature a imposé è llimnme un devoir plus important, c'est de bien employer Ttfitdligence qu'il a reçue exclusivement en partage.
639. — La Getiëse dit que Dieu condamna la femme, qui avait goûté à Tarbre de la science du bien et dû mal, èî tii^ accouchement douloureux. '
Comme dans toute autre parabole, Moîàé s'est môtUtié f6tv ingénieux dans cette allégorie, aussi belle que juste. '
C'est la vie sociale, la vanité, les passiotis, l'excès #8m0(ii^ propre, qui ont rendu la fkmme civilisée sujette & cesà màiix. - Les femmes de tous les peuples sauvages aecMcbonC'étaAiÉit' douleur, tandis que tes femmes des nations •cîvîHsée^ sont pr4cisément celles qui éptouvent des accidents funestes dSÀ^^ leurs cx)uches.
Plus on se tient près de la nature , plus elle nous favorise y plus on s'en écarte, plus elle nous punit.
Les femmes laborieuses des campagnes accoiidicfnt satis^^ peine, et, presque comme les femmes sauvages, se rétablis^iit^ au bout de quelques jours. On en a vu en Suisse, >en Rtiési^^^ prendre, dès le lendemain, leur nouveau-né sur leur Jos'*!»' retourner à leurs travaux dans lescliamps. Lei^ felmineS'des sauvages, en Amérique et en Afrique, n'iilterr^mpent pas^i même leur ouvrage pour accoucher. ' • •'^î »
640. — Il est possible que la création ait eu on vue, dajas la formation de r homme, le service physique qii'il devait rendre à la terres mais son but morpi, en ce qui repartie lé bien et la vertu qui sont imposés à l'homme par le bienfait de rintelligence et de la parole, a-t-il élé atteint ?
Il est permis d'en douter. L'histoire des siècles depuis lé | déluge, dont un abrégé formera le sujet d'un prochain chapitre de cet ouvrage, et le tableau des actions de l'homme qui se déroulent sous nos yeux, présentent un triste contraste à l'endroit de ce but désiré.
MISSION DE l'homme. 391
Quelle qiié' initia perfection physique de Ifboiniiie».quel que soitil'dfidteHe^m^rable de la iiatare dan^ U composition de ses organes, les vice^4^J'68f)^*toiP9i^i0l4:d4MiuFéde tout temos 1^ ypes mof'ales de sa création. La ciyilisatipn„ les lois^ Q^tjÇ.W jusq^ ICI despalliatus iiin^puissants.
641. — Les vices sont-ils innés dans rborpmei ou ^iit-ils lajf«ki$é«iA!m3ft^4«i Jllïficcié^
Nous crQjeQ6| qu'ite np sont .p^^ né? avec r^x>«ime« car Dîwia !M^.4(^parfeit.-yieBfpiiït;^^^^ Biaîi .ajryiyej^u nicmde a\9$ji»ii ij^iur iipqo<}6»Ml4 c/est Mm p\wW<V^h ^9^ comme OQif!ii0jati.2^t!ci^ti9elQf| J0. eukùrei.q^ Orpplique^
-Jiia^iinal>e8(; 4ca»e é^m ila société» ttaîs c.e in^ ^i wie cause; ceMeica«i9#^ viânt^de^.abeirratipiis de rintelli^ence employée en opposition du but pour lequel l'homme Ta reçue d^ son
L'examen de cette c<^^^,api^l)eil'attfni(^Oj9i»4(^p^lo8ophes; ILi(af)9UlYmil»t<q«f^, )(j^n$ t9W les .(empstir iBi^'^^fie^^ plfs (riy»tefc4l«tovphj^,itti)apaWefiiiPi^^ c^lj^jqwi.pi^SWsmné «le p^^teur ^iedansite sein /des.v^^tdiDtés^ ^ danç^l'^^pvie d^ ji^^sr s^*c)le bien .matiérifkl qui». «^ -KîWt ^99m\^mf{ Pfls»» :
^M&kQm^^ djii p^re.f^ Irandmat jn^tir^f M^ein^t a TeiM'^i^t ; lesF^buft.'Çn^i^g^^ jetiS9^^lLTAppai'l'a¥^,)^it,¥Jftuejui' du corps, l'élévation de Tesprit, ou J^.poiivw qp'ojn- .ex-^isço» ,•
La cause des abus qui ont fait dans tous les siècles les malheurs des hommes, lié saùrail jamais errëà^èfe proclaiiï&e, affn fiue'la peWe ou^ le souveuîV de Jeiïrs tiirie^ëà cbiisé-^^' qupuces puVsç servir' dé fréln. «ut (iàssîôns^ des hônVmës'; car si le tableau d^ maùi qu'éûtralhe fêiëès de' tlms vïcés né pa['vient pas à les corriger, ' le désortli*e finli-a |iar ravaler l'homme civilise àù-dèssôus de 1 homme sauvage, et même de la brute. ' '^
... . • .' j . . . . . . . . ^- . : î im^ÉMiihc/ •ci'HIfiifelfff ^'^ 5jq i:)iîiicf au k
vli II )\\ i:/ •♦•MI .j-.iiMini i "* 'H'îiiio') :iiiij(i!mi'nfî3SîO(9'iu'jn9 liJ
religieuses de ces peoples , 648. — Le Guesa , 649. — Fonnation éé^"^
<dies-rëgn&it'ltàgeid)or,' eAttà t)bmtiié'pat^'4b'ëIbî^lA-fliaCëA dans tout leur é^rât'isi'puretié lêésT^xmi'lëfèé^é^WÊ-
4e là religion > chacun alors remplissait.çooiKiisvajr atVf^bottf heur. • ., !,..> •.•|)i'iin(>!i| •■ildmod
. , p,pwqjjqi.,a-tTPn, flt^ér^ : çe^ .type iriftgnijifl«|e.,4e)4'*3ii8t»ce
IMWWP^! '•■!.■! iiii'i.' M •.'• 'I'!'! ' ùri-.iuiia '«im-it-iob 2Ji«l 29! , , ,:l^,lJf^^itif^fl,lYe^^,fR^p p^tje., ftlfér^lpwi ajt é»^ i9«4l(k!Pëy«Mt
Is 8^J'W^t^s»iiS'^(J<e%d3^?lJ§,yrt^erfylej¥i^iV!ftiP««t4S la trui, à la soif de l'ambition; tous ces crimes s'i^nWih^
^.y;)ulu l'afi^^piti" W»filétWe*?it.fl^Fiileifl4^waP jwiff^ho »
;t.«43v'H«-' Enl eÉteil aepois-'CtfttéiicsHastPèlJHtf/^àilî^'fl* hommes is'fôiiradcbundeiainsii q^ë>kr t(u<'^''Së>']^â? i9^}^<ib qoiàodiqitôl'aiipBntiohid^oÉietaete lioU^fel' ^ ' «-'^ <^ ^"o^ *' Mais si les premiers descendants de Noé montrent des moeurs et sont en possession^ ^' un bonheuir^^r^çoj^i^^^^affuo-
L^'oiïÂiÉ dî^iLïSÉl' 393
nie avec le bien-être approchant de celui de l'âge d*or, pourquoi, peu de temps après, commençons-nous à voir de nouveau reparaître dqq ;Dl]é^|R:lrgp^Tï^je^*;)désordres poussent bientôt l'homme à exercer les plus grandes cruautés, comme si un principe de maligiît4«$LVMtiiH<|llQil mission de pervertir encore le genre humain; comme si l'intelligence, au lieu de coajyeibufi^oà'l'/Ordre^^admÎF&bleide ki^tnatuoE^ agftt -été cliorgée de^âYoîi^ose^i'i'fè'fe^cdtaffiëlt^ ce^yèMàtirë^^^^ pouvait r6|{S'?(S(ii|r^^
^yïtttïfllfg^edéfe hnmulïie ibfnèTfem-erit traéiiëë' dié^îa ij^ et ae la perfection des œuvres de la nature^quo* ?te,pr/cfpQpant d'assimiler, autant qu'il lui serait possible, ses propres œujffiî^]%(p^.fierfi^Gtippn^ipep,t, rh4?OTine .a^fondé^ipjouiî^ pwryefljurprjfi^y#.rne«4^ la;cqlturô.de };efipril4^,€» dptinant5à'oe^JBi■ J^fqj^,,3Ç|l^s^^^.pfa^ique»•te^ ' ' •' 1' î>
onéMu.é uOjrLà» ervili«itîk''à-Mlë téteïl^feùt'^àuè'tnèttité le Wod^i^e dé v'rhawianïté? A-tMeHë prHaâlr'îes 'bltenfaît^ 'que semble promettre son nom? ''
^'OfBtèirèÈCdfe^ërmîsd'ën ddùl'ér; tai^; eû]preriàntèë(rféinient les faits des temps modernes, Thistoire nous dit qu'èn'l^àiWh'éé JW^abftftètoë! èi^ (!'),'•* lés' Jiilfs detlj^rërfé'î'ÛdttV'À^dfi^é^ëlait Afltoidbeli,''(bWittWdrb'ti*è^'aë^2!0t)lw^^
-t^ftat*^q\k^îfe'iaVaîért'<!!ie"si''èt''cë^^
cfliftiiliîërtttéè^45àivtitttël 'éfe^lHiêtoe*' Ji/i^' fôiil'^M^ jî^ynSySh « eri'égyptëi mk WïiiëilMèfiï'tixiwm HiMtàHts'; ^cëti^-cS *O^QR^i ^ Aipxan^fii^^^oà jilS)iiaas^orp.rtJt Jedio les! J»ifs,£l*néb d,^f ^ft4PKipM*»Mil^sr:|uifc, pçti^ôumflt} l'Égyplai'€tr^^^ « tout à feu et àrSfkj^^ffls ae^otiàèiVBiîtmtta»!^
Xv ChTonoiogte ancienne et moderne^ page 272.
« versent Ja ville.de S^JamiBe, et fo^t périr j^lus de 2SK^tO00 « personneei* . ^ , j
« Les massacres de cette année font {4us.4'ii9 i^iiiWià^u, « vieiiœes. » - •^;d..>^ -i/';:^^-? jo^a ofî ^n
A une époque plus récente» .k^ Jton¥t)e^;l«»jjg|^lP4M^^ dan§ lepuyç leplu§ riche et l§ plus civilisé^ TEsp^ign^ avaient élevé un tribunail,.Qeluî de r.influisiliohr jli^^^ vi- ,
vants les hommes qui avaient des opinions ,pQlïUq}iesou^r^^^^ gieuses. différentes des leurs.. . , ' V"..,
Et ces atrocités se. commettaient au nom du D^eu mijséricorr dieux et pas^ient pour, un hp,mmage;2j sa bçjqleir \H V^^l^hr '
Eotin» d0 nos jours, dans le centre de rÈWi^plL ment est allé si loin « que des hqmipes se disanj civilïs& o^^^ cherché à faire prévaloir Ja doctrine que, la jrro^j^n^té fstié roi/.e'est-rà-direque oe aii'iune honnête famille/îiforceué-" pargne, aurait an^assé pour 1 éducation de ses enfant^» serait
un VOU . : . '{ . . •
645.' — ^frég^rem^nt dfé iHn'leiïigencèVrf dé W'i/Wft^r tion nous offre de tels exemples en Europe,' en "Asie' éf en' Afrique, dî^ns Tancien niondè enRni voyons ce qiié ^kni^ique, le monde nouveau où nous sôniimes allés dànyiélifélr/"' disions-nous, de civiliser, voVons ce que ces peuples, ^suîVaili^ nous jusqu'alors sauvages, ont gagné à notre cmiisàUôn. '
Depuis îa découverte iie rAmérique par Christophe Çoîciiiltj, ' en 1492, les grands civilisateurs ont ét^ Férnand Côhéz/^Fizarro, etc. Us ont trotrvé, tomme rious raioiSsdèjâilttrcRîis le Mexique, dans le Pérou, et sur toutes les fies, ou dans les continents, dé nombreuse^ (iopulattonsî très^rwhès, irès-dt)sées, conslitu&s en royaurties, en république^; ete. • - ^^ '"*^'
Ces sauvages étaient loin d'avoir les beaux habits dés fepagnols, c'est vrai; les armes à feu leur étaient inconnues; Peffet de ces machinées meurtrières les a étonnés, >stupéfiés;i ils se sont mis à genoux en voyaotia flatnme etteoMip. môTn
l'homme citllisfe. 395
te) porté par an|ii$il; car, comme tte adoraient \é sdéîl, ils croyaient que c'était leur Dieu qui avait mis la foudre dan^lQs maîDBcWcas dtrâti^b.^ -, ' — - >
Ils se sont soumis comme des agneaux à ime poignée d'hidtlIiaÉiéë pitéiteiiâas civil^^
646. -T- Ouetlé pVgè honorable Thistoire aurait pu enregistrer, si ces ciyïlîèaletai*s eussent réeltement saisi cette belle occasion au profit de la Vi*aîé Civilisation I Comme îl aurait été facile d'amener ces peuples à la véritable vertu, disposés qu'As étaient'^ la plus complète soumission! "';
Maîs'dbrtez^ Pizarrpi et tous leurs successeurs,' n*ont pensé qu^à prendre i*or qui âbbndaît dans lès mains des Américains, lesquels né connàîssaieiit pas la vïiléur àe ce métal; et, non contents de prendre fout 1 Or qu ils pouvaient trouver, et de recevoir celui que'îes Américains leur donnaient vôlorilàîrement, ces civilisateurs lès iheltaierit à la torture et tés massacraîent dans l'espoir d'en recevoir encore davantage {Xj: ' *
Et pendant t^ois siècles les Espagnols envoyaient de TAmémérique, a. la mère patrie, des vaisseaui^ chargés d or et d' objets précieuï/ enlevés k ces pauvres habitants prîmitiféV' en même temps gu'ils lès d^pouîlraient chez eux'deleufspfoprîètés, (ië ieurs terrés et de leur pays. ' " ' '^*''*
Un exemple que nous tirons entre fnille suinra, poul* don- ' ner.unè idée de ta ci^uautédes bïvïfisaf ëîirs éi de IS ^ïAàtifeué-' tude des Américains indigènes. . '
Mh --^■JEàli522i.F.fqn«pi^R?»r^p^'ava§^^ #qs Ifint^rieu^p, ..
(1). ©ftiu la GabwilMtMDWjQi|ï.dp.Bog<4%jfi»j.iy.:a je 1»P .G**î^tayiii^,,3 dont le bassin «st siUiç, à â.OOO mitres ^i^-dessus dp la mer. Lors de la ^ conqviéle>,le9 naturels se trouvant persécutés à cause de leurs trésors, jetèrent dans le lac' tout leur or et leurs î)ierrés précieuVes, regardarit ce^Fac commB uhedlVÎhHé tutélalre. S^aïéspàrèës-réoSt», Jesstgeîit^*' du càpkaii^GhaVfé^ Codhrftne éfit tentié^^uèr^uii deAftèdmnMntijiiiv ! opété>en |MK»liev a> 'valUiO&x^eRtrepraiieare. quel^in»^ s^ueUe^ d'or«.
'4H &%^vtiti^ ivnfQ^tJ
^i B&plt;g(m', et Devient atee'le littie die j^oO>f»ilièot^^^ hif^K
arrive à Tumbaz et à Piyura. L'année sui vaille; lé 'WéfÈlèfîlA^ di» .pai^$ > ^ient éa pensoii»e ' visiter te< tqu&rtèï >ée§ É^pbMrLe ^apflainuYalverdB. veat le «cokiTerti^ièiitn' M^ci^tmWj L'Iiu)»$ nfesl pos'C<i«¥alncD elTefasë (aproiÈClSô^ éhiTe^'^fié^ H^n^j Ye^hrwde. lui -montre" setii'bréTial ne i 'flifïcHlï^pï'eStflt! li^rey lâ^snet à» son oreille et dit: <t Ce quento^mé tildf^ti^ npTépond!pa6,.»î€tJl loi jelte- le 'litre; -''.l'iliii '"'^nirjii-^ -'»j j.iLe ir^igr^x en fureur crie;&lar»:'CcAax drAftf$,^bk*étt#fi^? (^i pprole-de Dieu a été profanée. Vengez ce =crtttô''dèèt îfe S9tpgda$ infidèles» » Le signai donné, le -e^inon réëâniië'^Vèd fracas ; les pauvres. Indiens sont intpito^&blenienK ût^iè^^ëè,' ^jQ;i;oi,Àtohaalpa'.est amené prisc^nbier nu qu^àlfëTl'^Uif iÀstftîiltjjMiffttàiPiafinroipour se trouver ^maître d^é *i(ftll^é'lë*l^l^ ci)9»|ea!deiJ'JiieaSriÂt8lhua)pa offr(^ pour m tnu^m^ âëVëi6p]l\f diiw >$a: ' pi^BS)» j; i l' ordonne "à ses sdj etsr d^ëiééUtc»' >sa 1*11^ messe. Dais de! intervalle, 'de» ËspBgûols,-envoyéé*piii^OPiïirt* dans tout le Pérou, y sont partout traités comme des dieux , cto^'tqui (ironvïe» qU'Mi '««nraiti pu conqàë^Vitiiurt l(é |)ayT5 jftfi^la 4oBfiKort/y'dxoTbjtQntlftTaifço'n'd-'Atdhûalpay^^^^ QlJaidfistfibnttoaTOndtà (ihlaftbeOâOiaM i^?^WmMvïm^ fcnittiié obansrqdè û^m p(mm\^i^m>m^ eà^'Hhërié ?^ii8^d; i!«fffes^i»$'è0|iKU)iirë/tô imp^^
mu mqâiiBii0rià>étf>édbi^é>^;ipb)lt>ëe'^ùsli^ %fm-' i^sftortuliieslde cè»àippii%eviil>^d>fàitl<èl)[tii1i^ ;iiét^bifti^i^aiiMP Ift.faiïemij'.aeé5étteiq«fe4)dbdài. ;'»l'i<»'i>'i ohikhI f^nrrb hiuoino)
slWB*rTnT|SftCftfflpwfôW*4ed^ïmpaiaBg^ àesIèitilàMfteii» ç^ âpf^QfHéi^^ A^âriolii»S'UAis •riaundlèlrdi^to&l^ bous daoM
Ilf ^i^((^i HK)Bp^ntt ;t ils- AQi leioonnaissaicTiÉ'pas^ ih 'n'"<Bvnimî Jijfimj^i c^te^pl^, ()i^i{lac ^ 'lui; ^ il^Mftddreieoh le ^i^^|etiie§
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@J^g^( 'Ç^nl^r^Mp^e^oripUavis a^veoi deoCe to'ifaa ^sisiliU^iè<} ces sacriGces inhumain^ientFdieotià teUflotot dçHisfltiifoii'rbtiu S^^'^lf^i^^.i^R^)^ qvie.le^ivibtUsttcs ellesiiÈâmestsY-^P^^^^iit
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Pff l^rai>,4a)lo4)gii«iinirini lan dirigeailï eiiosii/le; iliadd nsdi^&fl^ 4H(lRWPift >W*alft CiôltiTeJigi^cX^flùunileflisèirôèldiiia '{W^ tiftB^ };>(^,flMi'»|vr(HiY!Ç Mfqwe>ies<;ptétfl€riviqûi qiii(iiBène<^lei»pi'
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^9Sm ^ÀM^f»^ j^i!f§^Tâ^niÀv^Mgmu([i\ i Getj ebfajiti iteUtèfc toujours d'une bonne famille; Ulétaif: v^uémàkuUaûreinài^i par les parents dès l'âge de 5 ans; jusqu'à 10 ans, il était «ijGdiîinéletiéle^é ()aa^iË(}efi]^ë;*I^Éii(j44»f}e^âh)r^ nl^pmyWle ^k)^mma çb(4^ài'dâliaasirleâOkiiB^i(lertr&iti ^èiâëtt^f )^a!tfé>
racles : puis, à rei|>irati(m de la 15*" année, on le conduisait vers la colwne^ espèce de gnomon destiné à tnesurer les ombres solstieiales et le passage duscutleil par tezénith^r Les prêtres ou MQue» smv9ienl la viettme^ MçisqQés comme les prêtres d'Égypie^ ils repi^slénlaient, cepxr^ci Bodbicà, le Dieu à trois télés, coHilBe U Trimouiti imlieit; ©eux-là/ Ghiav la kmiûe de Bocbica ; é'antresi Famagota, âyaibole du m&U avec uac&il, qoatre^xr^UeSiet «ine loâgUe^iae^iievjQuandHcette procession altégpriqtie était ^rivjée à la coionnei on y liait la victime, et à l'instant même une.nuée deflècdiaiveBaienl?la frapper* Son cœur» acraché tout de suite, détail ofkri à Sacbica^ le roisoieil ; puis son sang était neeuailti èstasi les vases sacrés.
Il faut dire que parmi les sacrifices humains de 4;es peuples se trouvaient ceux des prisnaniers de gueire, imm<ilésxlans un but de vengeance.; maïs la même abonrimitioa avaii/lleu f^i^ les Indes oriefilales, et sous les jmx mêmes des Anglais, è U9e épofiue bieir plus récente» De plus, on eontinHiaiti :en Âsie> à voir le spectacle des épouses des rois et des prêtres, s' immolant vplontair^e^, à la mort de leurs maris^four lesr^oindre sans retard 4ans le monde des trépassés, oq.ils pouvaient avoir besoin d'elles, ...'.,..
Ces uso^es 4e h {)ln& b^ute antiquité se spp t tronjT^s irépRpdus en Asie, en Afrique, aussi bii^ qu ep A|n|^nqi|<)f« . '
^ r 6(0; ; "-r t^s^^ifidigènc» «wérioains a voient > pricffonâéroen t Je r^ntiment religieux:; au^i^iloblrie peupte •s'est pnompsement converïi^Waparole des prêtT<a$.cathoWq«ie& y; \« » i: -.
Mais 6^,p!9nvfG^iAfl(léi$Gaîni^^ «près sfêtre ôonvetitiB.'à>ola .iiOuvelle^ï^Upoç, IW3 ^ yîiîenlv;pas mojhSîOnte^Ker' lei?jr;Or et
liQur :b^Hjlf9^if<9Çi^^'^>l6ttt' pâj^i .iis/duiieiilv >ei>lgraÉile partlevdAV{mir;lt9S:dfimestique$tde cesr-eotpiquéiraiDls;; %tiia6|l{tfirent dan#. c^tte via ^'e^e^iiage. les^.Tiée^'etJaL^châjflUoheidont leurs n^ftres leur donnaient Texemplei: ^ . ::'^". l-y-^v. Un très^graod noiiibre é'entce euxne parent longtemps
souffrir une pareille 6!!Listence;^l8 préférèrent emporter leurs oonscienoes pures au milieu des bois, loin des oâteset des en- 'll^mtidé^leQrs imœurs et de iem% lofô primitiTes. tlîspersés dfiiis les^foFêts de rmtérieur de rÀmërique, ils commencèrent une :y tel péDÎtile^ Leur position ^U bien changée. Privés de r iQuibes^ leurs ressources" antérieures, loin des centres de leur • tOQornifaeroet sans temptes el sans maisons , ils sont redevenus des sauvages; lesgéitémtio^fis successives, de plus en plus ha- • biuiëes'à lavie des forêts^ phis endurcies par Thabitude des > ' peîneset des privations^ sentirent s'accroître leur haine contre lè&Mmme$ étirangers ; n'ayant d'autre souvenir que les ou- Irages: veçm pèir leurs pères, ils jurèreiDl d'en tirer une éclatante vengeance, et, dans toute occasion, ils ne manquèrl^nt <f)iodp4'eKercer.
: '^'èst ainsi que, pendant deux ou trois siècles, le centre de t vJf Ainéricpie du Sud et du Nord a vu augmenter le nombiie des , saUtc^es^ de là des actes continuels de cruauté» et la guerre .;<d'0itenmnation apportée et suivie contre eux p^v les Euxro- ^^péens..