‹ La création et ses mystères dévoilésChapitre 97 sur 114 · Si la classe élevée par la richesse ou par l'intelli · texte numérisé non relu

Si la classe élevée par la richesse ou par l'intelli

418 Ai'PENDICE.. '

gerice avait fait une étude snr le fluide m^rnU cette c1d8se,^dê«puis bien des siècles, aurait changé de systèjQoet. et Torgani^ sation de la société aura^U depuis Uxngljeinps ui^a }m^, 4ii^éreple de celle qu!^lle a encore au|ûurd'luû,,.r ... ;;, ; r,, »v ; -^ En effet, si nou^ disons à; un hoo^ipi&.iriobf^rlKH^^JV 4? ^Ht^ Taisance qu'offre la fortune, à qui .rien.ne.,i?îanque>:,qiïipfjiit avec son argent obtenir tout ce qu'il,veut;.^inoua di3oa$,àiçpt homme : Vous, aurez des pialadies,. vqus inourrez, |^fi,tuD^lleT raent, il le croira, par^ce qu'il levQii tous lesjiDsurs,;!Wi?Li^'§i nous lui disons : Yous aurez de la misère au milieu de jtQpte vôtre richesse, et cétie misfere vous' viendra de ce pSÛVre hère qui se trouve'daris la rue, que vous nfe connaissez pias, et bien plus, vous aurez précisémehl dans vôtre coeur, la même misère dont cet homme est accablé î A une pareille sortie^,' rhomme riche, Thonime élevé, non-seulement ne nbùVcroira

pas, mais il se rira de nos paroles, il nous traitera de visionnaire, de fou, et cependant rien ne serait plus vrai que notre discours. 4 r

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. , .^5k r-.^9n Wjon^ y udans. cet ^vf^g^,, ^ )cl)apitre.:^V, comment, ^f<?ri?)q,rheï:be et cf3.qMei(îkvieptG^Ufl.jigr^ ^^jf^ \:^ifip^i^ fJ- Vq i 'îfipiitîl npusftvpns viji aii^si^qu^ j^^ in^m^Uef^ d^ç rpsioifWî.^'pft jcJ^vaU/lait Ii8? naôo)^ ÇwçtjPf^^ f(^^^f» gfiftppgjard0.^^ ^Wtiieft'deJa,T,vilailiJé deJ'^niïpalv piftipvq«»i7

tori^apparen;($^d€iic€s dp^être$,w (;i .;- ^vimIiî^ iîn.jHir. Comme il existe donoM^OM différ^(^ ide^i^^iUpn ^0S chacun decc^auiraaiu,. pour le.dévj^pnemeptd'i^pefliôfne ^ut^tance, U exi^, également da^s le^ homo^es que .divi»n^t4 de tempéranientr qui fait q^i'unc mime sub^ani^e seidévetr lopp^d'upemanière toute différente chez]' un ou cb^a V-aut^e» et cette diOTérence affecte le^in^i^idu^, auivant qa,'ilâ.p9^T^

dent plus ou moins de chaleur vitale ou des passions plus ou moins prononcées.

Par conséquent, la substance de Pair (ou des miasmes), qui est avalée par tous les hommes, détermine la variété des passions ^l leurs conséquences à diflFéfents degrés chez Tun ou tJiei l'autre ; c*est-à-tiire que le même air respiré par deux hommes produira chez Tun le développement d'une sensation, d^une maladie, d'un besoin, d'une volonté, d'une passion, etc.,

tout dîfférèfits de ce qui se produira chez l'autre.

.6.86. — : S'il n'y avait dans la nation entièrB qu'un seul homme dominé par de mauvaises passions, on pourrait dire que son caractère fait exception, puisqu'il s'est développé en mal par l'aspiration d*un fluide qui était bon pour tout le reste des hommes de la même nation. Mais quand on voit plusieurs individu^, ou jiiéme la majorité, Çt peut-être la totalité, doniinésd'unjB manière ou de l'autre par dçis passions enneniies de leur propre bien-être, et nuisibles à chacun et aux autres, on doit raisonnablement comprendre que le fluide que chacun aspire, soit par l'haleine, soit par la pensée, est un fluide vicié et pernicieux.

887. ^^ G'eM,^OBCWn fait avéré, que la société ne doit imputer l^-à ene-raêmélesmauxdont elle gémit. L'homme isolé n'est dominé pài" lés ' passions que perce qu'il leur a laissé osurpen sor lui on empire qu'il devait exercer sur elles. Le pouvàltril ? Là comnliunauté dès hommes n'a-t-elle pas contribué à^pafraiyser*seîsf6rees, à le& affaiblir, peût^^^ même à les anéantir? Bien plus, la société n'é-t-elle* pas encouragé le vibè et les passions lès plus malheureuses? -

'^ Les passions; dit Dntlds, n'ont par elles-mêmes rien de *^ vicieui. EHes deviennent bonnes ou mauvaises par \vs effets « qu'elles produisent; C'est la. sève des plantes, on en doit « juger pair les fruits. Que deviendrait la société, si on la pric< vait de ses ressorts, si on en retranchait les passions ?

c( Qu'on apprenne aux hommes à s'aimer entre eux, qu'oit « leur en prouve la nécessité pour leur boaj^eur. 0^ peut leur c( démontrer que leur gloire, et le^ur bien-être p^rse, trouvent « que dans la pratique de leurs devoirsMPQurlea Fi^fb*|3 RteiN « leurs, il ne faut que les éclairer.i> . ...

Cet illustre moraliste énonçait une grande, vérité^ -piais il n'a présenté aux hommes qu'un côté de la médiaillei. quand, il leur a dit de s'aimer entre eux pour leur bonheur ; cela est bien superficiel et peu accessible à Voreille d'une grande majorité des hommes. Au contraire, s'ils tournent la médaille et s'ils voient de l'autre côté la peine, le châtiment. personnel qu'ils s'infligent eux-mêmes, en n'obéissant pas a cette doctrine, oh ! alors le propre intérêt venant se mettre en jeu, ils réfléchiront plus sérieusement.

688. — L'illustre Pope, une de ces intdligeffices d'élite qu'il faudrait, lor*sc(u*elles^paraisdén^OBur ta tieFre(';tîuHtv^ comme on cultive le tdé, a^n d'aM<rir^'pelteriiiteitigon£Mes épis nombreux, a dit:' " !• ' / oll^fio' J-.9 If .s*. »

Homme, sois convaincu de ce^è'V^rift jî^'iCA l'.i é SUpiîqCP': Que dans la vertu seule est la (ëlicité.

Seule elle irouvé en' soi sa proprè'V^iîottpeiîSiP*^" J. - - .093 ^ Des biens qu'elle^WçoHs-<des*lètt* q€«&llfe[Taia|ieftf!ie[îlor8 tujpclc Jouis égal^n^^ ft yw>,,fans,t'éi^0u,îji^ai^,g|^ g,^( ^j ^^^^ S'élever d'un rival çu tomber le pouvoir. ^ . ^, . , Dans la seule vertu gh le *bOnhèui\uprê'rtte:''^'^^**'ï'^'' ^' ^*if^'«**' ïl'faut donc, ayttn4't(»itrv'se't!biûkRWîfeoiftto9è/9 Oi^OJ c! eu,

Et eneBfêl, sirhemmè'vbu&iit'«e^i<»pnattrà> hwf-nftWiieil s'il voulait bien compfendré (\û'fihii^jeÈV(^n^ graiit dëoiaâiiie;aur celte terre, qu^à (^lîitelilué Wi^ 4^îîJr»gWHiera ciété, il n'est, souiller appoint pl^Stf(|àé,^i0^^ëga:ljAu pluepaifvre de son espèce; que le dernier soupir s'exhateraîpour IHin et pour l'autre de la même manière, et^q^eieurs cendres seront un jour confondues sans aucune distinction de la part

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de la terre , peut-être que ce tableau présent à sa pensée tous les matins lui donnerait à réfléchir.

Cependant ses idées prendront encore une meilleure direction, si nous lui prouvons qu'avant d'entrer daps le tombeau, il y a^ pendant la durée de sa vie^ un fluide moral qui le tourmente et dont il pourrait être victwieux par sa volonté et par ses adesy dé manièi^e 4 jouir delà ^vie bien plus agréablement qu'il ii'en jouit en ce liidment sur* la terre.

Ç39^ 7^ Xes preuves que nous avoiis données dans cet ouvi:a"'geâe ridentîté de laWinposil'ion de l'homme avec la com^ position dé ïa matière donl est faite la terre ainsi que tous les autres animai^^^^^^^ Hé son corps

aux autres corrm, exigent que nous montrions aussi la similitude înte\réctuelle qui existe entre lui, homme, et les mêmes corps. ^

'"Bèce^rapport il' ressortira, de la manière la plus lumineuse '^Ifliioimne, qu-il£s( kitHBême Tartisan de ses malheurs ftXirtsl^^tpârûeqiiiâv'COQlî^tQiiites les dispositions de la nature, il est rebelle à Tintelligence qui lui indique toujours un ordre de conduite régulier, et ce que nous disons de 1 homme s'applique à la nation entière*

690. — L'hon^iia.ç ^ crée lejnot intelligence et il se l'est appliqué exclusi^akeni eomme sa propjtiété^ parce. que c'était le mot le plus significatif, le plus beau; le plu& sonore; il a attribué à l'animal, m\\v le même fait.le mot instinct; et ce que la terre exéeute: dans le mémeiordre^ Jl la désigne sous la dénomination A'œuvre de la nature.

Ihn'y a pas de comparaison à établir entre ce. que nous obtenons de la terre^ qui nous donne /tout jpar/aiï, et ce que nous tiroflsdenfaoèrei;tleliig(^eJ^j(}.'hQmme,,doat les jeffets resteront •toujours eniarriSce et iniieû loin de la perCeclion des produits de lanature.: ^ •* ■ - -

MaisRous pouvpn^ très-bien comparer les entendements

et les actions des animaux avec rintelligénce sublime et 1^ actions de l'homme.

691. — Commençons par les actes de Vbomnia 'enters rhomme, et examinons d'ebord^le sétitmiétit, qni a^t la piiM mtëre passion qui sorte de^l'âroe. ' v. ' - -• . .i .

Voyons un homme qui , ayant besoin d^un autre bjûmmel, a. recours à lui et obtient robfet clé ses désirs. L'intelligence humaine exigerait, en pareil cas, que celui qui est ainsi favorisé conservât envers son bienfaiteur un sentiment de're^dn-^ naissance, et lui prouvât à Toccasion sa gratitude.

Ëh bien ! sur mille. cas de cette nature, nous en verrous neuf cent quatre-vingts qui auront un résultat tout ïicèntraire.

Nous noterons quelques faits journaliers. >

Si vous êtes bienfaisant^ si vous secourezuii infortuné^ on si vous lui formez une position, lorsqu'il aura acquis,. geà^ à vous, une fortune^ attendezrvousd'abord à le voirs'élioi^^ttekp de vous: Vorgueil a poussé dans son cœur avec Jai far tnàe; ridée qu'il vous la doit pèse sur lui ; oui, la pensée qv'ilvoas a des obligations, le fait rougir en yotre.pi;é$ence> 11 voqij^eait ne plus vous rencontrer i, carv dans $or iniérieuf , i^éprP^Y^ un combat entra le sentiment. qui lui icapose^laîreçot^naisr sance et Torgueil qui la repousse. Dans cjb combat^ Torgueil généralement l'emporte; conséquemmenli, il vous ha|t ^0: secret ; il vous nuira donc, s'il le peut, et il fjniiia.môme''pair,Êt«"ô votre en aemit ,. . . . , •..—.!=.;.{

Si votre fortune n'est pas assez grancîepoiuriyQtu^.permkeiUfe 4e faire la position .d'un infortuné qui réa^araç .voire . bien:: veillance, mais, que cependant, par bonté (Jç oceur, vous lui donniez des secours, ou si vous l'accueillez auprès djB vpijs, attendez-vous à le voir au commencement très-zélé, trèsHBmr

pressé à vos intérêts; mais aussitôt qu'il ae^a bien au cquraiit de toutes vo3 affaires, il tâchera devons soundettrC/ à ses yo^ lontés; s'il ne réussit pas^ il deviendra également votre enn^

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mi, €i le pl«is dftngerèux de tous^ car il coonaft vos affaire et votre position.

: uNoijfi oâ^aigitailwonspas d'autres exemples; dés faita de ce g^mer^id^fif. ao^es^d-iog^mlil^è «aipàssenè jouÉneNemènt à ]a connaissance de tout le monde et aeciuseni la dégéBéreseence d^}re$pèoe<fajimailiei .< . ' .' • m • '.v.\ ■ . ) ^Jb'uigraditud&est ie^sentiirsent le pinRlécher conH»e it est aussi] fôipffeméepQiobiie de reffronJferie.(|ii} ehcoura^ ^'iioiiinie àiioKsdeâiviice&i!'" - i» -'- . .:- Voyons,. pèropposiftiaD^' ta condvile d-uo àAéû en pareUte

ittUn nhi^nià i<|ut vous aUres fait du bien, sdit que vous lui montriez de la bienveillance, soit que vous le nourrissiez^ vous témoignera aD!^sitôt'^{| recôanaiësauce ; il S'attache à ipotrèi|iL6PSonne,:ik:se'dévi)ueëv(>tre sûreté, il veillera surdos bîéi]â,,4l aéra le 'gardien Gdèler de votns propriété; il vous d^feûdli'â.en touiè ôdcasioti ^ 41 Be4&issertt luerpour^vous sauver. ; : l^f^ i^hieli ja donc junisientiméiitplus'pioble^ plus élevé qtie

Miflte. ^'Prétettdi^dit-otï qiië Tàiciiott dti^éhieti'^éttfn effet de éwTtf^tiWiktf'M&ié ri^tinfct-Be' complMtid'¥>olif »feé Hèéôirià iàiftérteteèt^|^I^^<ifê6,'«élsMqi^e toati^^ dbrftfi*? «ié'Afiféftdbe iiâ Jiaiftq^el<,< • êûûn 'p(yèit ' teut >ee' 'qui »se* i^â (iprtHfè <à' 1 k 'dcfri^ervMiôtt kfe'Vêtt^e^fdndfldttkiEltti; et'à^cèlîiWè l'hbAfttféf iyo^È^^ éj^tâëiW^nfMtisIJA^tU' ^ ^ .-^-^1 >i^^'^ ^''-î'^' '' "''^ •""^■' '^ • ^^'''-^ L'action volontaire, qui se fait spontanément; qiirîvîenVdé reteèfm'(itfî'àMift^fetJt'^l«é eu riuisrfelè,^ qtii' est originelle,' créée à^imt^lïtl^à l^ôééask)*,' in*è8t pllis; urt teffel- d'éTîHsf iîictV îiiafé bièif'leifrùJtdè là' cdiiCéptibfi et dé reàtendéWrtt. La préiivé eii 'e^t'<iue ié ^éhién, «qui à f)rii5 èf tîftcbé dé proti^ér son WétffeHteuï'j^ se ftiit^lAiéi^^^r iiii;' ^riiit^îe' u'n -acte d'itislittct ijueitfé'àè mtë tiïer?^^(M'nïêhyeifhferi,lqirt'ëai^ésteson niâttH^ (jd4 4tA ^vpri-Bttë; paft^ses ^eux' et ptfr îë'miiiîVétfieht dé sa qUèue, ya jdîéen'lé-toyànfr, présente ses^ délits et Ses crocs

menaçants à son ennemi comme pour l'avertir de s'éloigner sons peine de recevoir ses morsures; n'est-ce pas encore une preuve d'indulgence de la part du chien que cet avertissement? Et lorsque tout à cou[y il se met en action et livre bataille, puis qu'il retourne vainqueur vers son maître, ne témoigne-t-il pas, par sa démarche joyeuse, qu'il cousait Timportance du service qu'il a rendu?

On ne peut nier aussi que le chien n'ait, à un degré plus élevé que Thomme, le pressentiment, Todorat, la vue. À» reste, bien d'autres animaux ont ie sens moral plus délicat et les sens physiques plus perspicaces, plus exquis, qu'on ne le remarque chez l'espèce humaine.

693. — Le singe appelé titi ou capucin, dans les forêts de la Colombie, ressemble beaucoup à un enfant: même exprès-, sion candide et malicieuse» mén^j^ mobilité dans les traits ; s'il a peur, à l'instant n^ême ses yeux se mouillent de larmes; s'il est content, il bondit de joie et grimace de la manière la plus gentille. Timide et délicat, le titi s'apprivoise facilement pourvu qu'onje tienne /lu milieu des arbres; dans une plaine, il devient tj^iste et dépérit. ^

Cet autr^ §iQ^ ^PP^!^ ^ vindita^ fort gentil, à l'air doux et timide, ne s'irrite qu'à la. vue des oiseaux, contre lesquels, avec l'agilité d'pn chat, il s'élance sur les brapches et égorge sa proie^-s'il pput la saisir.

Et cesrOiseaijx,,.expos^s à la persécution de cette sorte d'ennemis, ont l'adri^sse de construire leurs nids d'une manière si artistique qu'il est impossible aux singes de les atteindra; ces nids sont à. p,eiQe< suspend us sur les cimes des branches et n'ont qu'un petit^trou au milieu caché de manière à rendre impossible ia vue de ce qu'il contient.

Cette précaution des oiseaux n'esl-ellepas l'indice d'un subtil entendement?

69^ — Plusieurs philosophes du 1 8"" siècle ont aussi com-

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paré, soùs le rapport de rintelligence, rbomme avec les autres animaux, et un poète a fait parler unehuitre qui s'adresse de cette manière à l'homme:

Que trottves-tu là qui t'étonne?

Apprends que dans cette prison x

Qu'entre vous océan Ton nomme,

Chacun de nous a sa raison.

Et que rinstinct de tel poisson

Vaut rintelligence de l'homme.

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