EXEMPLES
708- — Il y a fort peu de familles qui parviennent à se perpétuer dans une longue succession de générations en ligne directe; un nom s'éteint au bout d'un ou deux siècles ; tandis que la race d'un animal ne cessera de se continuer en ligne directe que par un changement de climat sur le globe, ou par Teffet d'un cataclysme.
Une plante dépasse des milliers de siècles sans altération bien sensible; ainsi le chêne, la vigne, etc., sont de nos jours ce qu'ils étaient du temps de Noé et même avant lui*
Si la postérité directe d'un homme riche arrive à deux siè^ des, il est certain que dans l'intervalle encore ses successeurs auront traversé bien des vicissitudes; ils auront probablement perdu la fortune primitive de leurs ancêtres, peut-être ils l'auront refaite et perdue de nouveau à plusieurs reprises; pourquoi ces alternatives de bonne et de mauvaise fortune quand lé fondateur de la famille avait assis l'édifice delà sienne avec tant de soins, et qu'il avait employé tous les moyens possibles de garantie pour sa stabilité ?
La raison en est simple : le sang et l'esprit corrompus dé plus en plus par la quantité et le poids du fluide de misère, dirigé par la classe souffrante, ont affaibli le tempérament de ces héritiers d'un riche patrimoine ; le bon fluide a été faible; déjà les malheurs et les désastres qui les ont frappés de mille cOté^ sans qu'ils s'en aperçussent. Si ces hommes avaient eu
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poar gnide va esprit sain, s'ils avaient fkH'lé-un 'iM 'Tf^ànt sur )e fluide moral de la communAulé; si éax-ïnèaiei' aViH«é( pu résister aux maàvaiaes passions, soit de^pi4ftt£i6ôitd1if-' jaslice, ils auraient su conserver leùir bien et vHVea^lM^ëftip tempsheureus. ' • ■ ■ ^ " >£ " ''-li!-':! ■ ,■■
709. — Un autre esemple, plus clair cncOTe,, se rernaràuç. tons les jours chez les hommes appartenant à la classé la.futis heareose en apparence, et même à celle qui sern|)té^'jitâéeeè l'apogée de l'échelle sociale.
Qu'un homme conçoive un ses facultés; lorsqu'il aura l dépensé, et qu'il croira être arrivera qu'à ce moment m main l'objet de ses désirs, il :
tourné à l'opposé de ses pi échappe. Et si jamais il a pu plus souvent, soit à des circo vues, soit à des causes tndéper nant peut-être de personnes comptait le moins. ' ^''..^ ,, ..■.,,. ' rfi
C'est la preuve la plasirrécusané dëTa nBlltle individaene deThomme". . j^„, ,,,,(^s.. „^ 9103^,3 ..,^
On a nommé ces accidents « les C^WiÇ^^f^jf^fil:fif>^j^ft. si le sort était un être qui préside .aui,:éyéi:|ei^tji|it^jj^,J, ,. .,,
On doit plutôt voir qufi,.pomme touî ^ J^ç|^ai;i^,^s fliçwifiîj d'une nation, la grande quantité et la.diy^r|ité4iij^0u^jiii;tr. rai pernicieux, par son choc è, l'intér^iy de j'I^çiïijf^e, j^op.trebalance notre volonté, etinQi)^puis^)iiai^^sur.,le,f£iiiie('4 sèment de nos plus ardents désirs. ,^,.,.,, .,, iioiiiissllipi fia i^L:-
710. — Oo voitencofc dtJrffiÀïtJSA iAaf4ttëh£âftï<>(«âfl8iîce pour aiii» dire obstinée de bieà^'4ti''Bk'W^f||gVei%oêiiteâ# pmoBues ou certaine» ràmiitèsVpë^eï'é^êV'^lI é^'qé?^ MitKpm par un homme M k^asuïit;^ ^f'^'^it^l^'iMNi«
l'homme moral. 433
^itr^mdra luunia'a contre ses désirs. D'où vient cette tenacilé^eb^ne, fortune ou de revers? Ëvideimneot il doit y avo^VP^ cttu^j.e^ U est impossible de ne^as attribuer cette caiitsç it.uDe^<ii$poBitiaa préventive de l'individu, provenant d'un Quide matériel et moral earaciaé dans ses viscères. ^ Le Quide qui existe dans une race animale est en équilibre^ it pYa âoè^^oininé qui l'ait fait sortir de son équilibre, en mv^^ûnt leLBitoations dès ètrèsjdaDs l'espèce. Or, le balanoementgâieral cherchaat a faire une compensation, il arnve nt, en totalité
1 ou du mauhomoie actuel viscères une è qualité, soit
a agi avec inluide mauvais à ses desœnle an tribut de
çomme.une dette^d'héritage.
vient delà rdigion holiqiies, les pi'otes- ' méthodistes, etc., it^ issues du chri^ ifimpris, ne forment 36' trois antres quarts 'pagïoiâiue, divisé
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■joB«»S#>ïl»»«f)ffll*> #»%i«cili(i psrtij» du monde, cha-
4i6 APPENDICE. '-
A quoi tient cette prospérité exceptionnelle et ëviitaddè? Ette tient à l'homme, qui, sentant sa faiblesse^ nài)ureMl^<is'incline respectueusement devant Dieu, sous quetqM» fortpe (^i^ teuille le lui représenter : Kliomme comprend q«i^l«>64 dràb sa nature d'adorer un être suprême, auqitôl il doit sou^^^^i^^ tence et sa conservation. ? ' •'ho^ov ?n -^'
Le poids des fluides incline donc entièrement de^ce'eôté; chaque peuple porte ses hommages et. ses- vOêés au* dteu^iAd»! il professe le'culte, et ce culte prospère; Les > prêtres et^téd^mi^ nistres n'ont d'autres ennemis qu'eu^^êmiss, se-jaSoUsèkHt entre eux, se décriant mutuetlemeirt da^ns teuv^^Vâgi^^ %ii vue d'abattre un culte rival. -«.;:. . '.
Heureusement ceux qui proclament des èn^eurs'ir'ont -pas longtemps le pouvoir d'entraîner avec >eûx une viâë^orité-^ fluide dans la même direction, car^le^peuptev ddfiH ibn'i)on sens, aperçoit tôt ou tard l'esprit de pas^q, d^ )ii)olfeie ^t d'intérêt, qui perce dans les diatribes, au lieu^derresp^sd^Union ou de véritable religion ; le peuple ne fait dçnc aucun cas de ces sermons de partis. ^ » /: -l= ..i^
C'est ainsi que les prêtres et les riifmkrësià(B'^cét'f^^ ne voient à leur suite qu'une faible minortt(^|'et!^qàe^ièîife traits les plus poignants ne peuvent huirè, tfai^r^^l^urs^^éffbris incessants. - '^ a: ..■ .-'o^i» ^M^oo^iq i^Ji^
Chaque religion prospère jusqu'à Ce qiie ' të pçiiPlê l'iMièrçoivé que, sous le nom de corporétiàn fètigîéikei tel' pretlfe et les ministres ont accumulé degrandes ^rjlchesse^, aHuimenses propriétés, des terrains can^idéràiblès,, ét(^^^ re-
venus dont le superflu suffirait pour' soulager ^e i^f ûîill^*lâtsères; alors seulement il éclate dès scissions, dfôré\^tres, \les schismes; le fluide moral entre en ébullittôïif'iHji' ^M déplace, son mouvement agit avec plus d^énèr^è^/'il^ èîd^'^^ suite des divisions, des sectes, etc.vaînsi qtoè rhlStîiîJ^^^ ' feurait des preuves nombreuses. * ; '' ''\ '^^'*''
712, •— L'action du fluide moral nous paraît donc une vé-
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fivé iQ{2M)t^aibte. Mais voici encore quelques autres preuves, j .li'élôqvieiÉccrdfttn (»ateur^, la parole des ministres d'un onite f uelf^ooque,' ao^ montrent également combien il est facile de ;ftûfle fientâii^p tj^rs^qn point déterminé Topinion, c'est-à-dire lai.plufijr8nde |^a(rlio.du poids du ftaide.
Nous voyons, à tout instant, la masse du peuple, dans une :fllr6on»iaitc6fdonBée;4se porter aux excès de la joie ou de la v(toilleui}i>our:céder, sans savoir pourquoi, à un aveugle entrai- «om^t^ i»}iqae0àent pouv-suî^re un exemple^ absorbée qu'elle ^est^fâlr Iiii<si,m9l0 ea^viement d'inclination; nous la voyons .S9 piîessjiiv^Quriir, s'afrêler, s6 grouper, pour une bagatelle, pour un minime objet de curiosité.
<>i;.<Q9¥i>iiloisyôimntft:subitS'6ont un signe que le fluide moral :^Q0lir^)jE)aiTpii^; 9randie^<{^aiilfté vers une direction spéciale. j oXî^st 8orîcetife]drrection.qu,'il importe de veiller, car le jour jqu&^fieupire éfN)tovera:i'inftii^ce de la bonne direction, ce -jiMirhlàrâS^fa»6eliiiidu6bpiitaèiir pour une nation.