PREUVES MONUMENTALES
533. — Bans l’année 1641, le roi de Portugal Alphonse Y permit à don Henri de peupler les îles Açores. On trouva dans celle de Cuervo, la plus éloignée des côtes de l’occident . une statue représentant un cavalier qui, de la main gauche, tenait la bride de sou cheval, et de la droite montrait l’occident.
Cette statue avait certainement été sculptée à l’époque où les îles Açores faisaient partie du continent de PAfrique, mais étaient toutefois séparées par la crevasse d’avec l’ile Atlantide. Lors de l ^écartement nouveau des deux continents, les Açores furent elles-mômes détachées de l’Afrique et restèrent en route, comme les Canaries. Cette statue, qui montrait du doigt l’occident, voulait donc indiquer que de ce côté, en face, au-delà de la crevasse ou du détroit, se trouvait une autre terre, c’est-à-dire l’Atlantide; ou bien, que là était la capitale ou le séjour des rois, puisque les prêtres de Sais dirent à Solon que les Atlantes régnaient aussi sur une partie de la Lybie, ou de l’Afrique.
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534. — Remarquons que cotte circonstance coïncide parfaitement avec l’altitude des statues que les fouilles du général Lopez ont mises au jouf dans la Nouvelle-Grenade, et qui toutes regardent l'orient (596). Ces statues, ayant été faites dans l'ile Atlantide, montraient ou regardaient l'orient, pour indiquer aussi la terre dont cotte île se trouvait séparée.
535. — Ou voyait dans la même ile de Cuervo, sur le roc où était la statue, une inscription en caractères inconnus. On a conjecturé que ce monument était phénicien ou carthaginois (1), et les raisons qu’on en donne seraient assez plausibles, si l’alphabet punique n 'était pas assez connu pbur faire croire qu’on l avait mal interprété. Ce monument est plus ancien que Tyret Carthage; il appartient peut-être aux Atlantes, dont la race vivait des deux côtés du détroit, et a subsisté encore longtemps après le déluge sous le nom de Quanzes ou Gouanches, qu’on croit être un reste de ces anciens peuples (2).
En 1803, le docteur Tilesiers écrivait le 25 octobre de Sanla-Cruz-de-Ténérifle. Ce savant naturaliste avait examiné plusieurs des momies qu'on rencontre dans les grottes des îles Canaries. 11 a trouvé aussi un monument représentant deux ligures de Gouanches sous leur ancien costume; ils tiennent dans la main un fémur, sont couronnés de fleurs et vêtus de peaux d’animaux. (Fortia d'Urban, art. 370, page 228.)
536. — M. Alcide d’Orbigny rapporte qu’on a trouvé des tombeaux d’une forme gigantesque aussi bien dans le I'érou que dans les forêts de Saint-Louis (États-Unis). Des restes de quelques pierres de ces monuments ont fait évaluer leurs dimensions jusqu’à 100 pieds (33 mètres) de haut et 800 pieds (266 mètres) de diamètre.
(1) Histoire de France , par Villarcl. ln-12, I. XVI, page 377. Paris,
(2) Voir la noie V, à la lin du volume.
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Des murailles en briques el en terre, dont l'ouverture est à l'est, forment une ligne de défense de 50 milles de développement au sud du lac Érié. Ces forts, d’après les calculs approximatifs de M. Culler, remonteraient à 12 siècles; ils consistent en bâtiments divisés en plusieurs salles, comme ceux qu’on a découverts dans la Louisiane : on y trouve des idoles et des inscriptions.
M. d’Orbigny fait observer que les plus grands tombeaux sont dans les parties méridionales; il suppose que, vu l’état sauvage et inculte des habitants actuels, ceux-ci seraient des émigrés venus du nord vers le sud.
Nous croyons qu’au lieu de 12 siècles supposés par M. Culter, ces vestiges datent d’une antiquité bien plus reculée, et que l’abrutissement des peuples a marché de parité avec le dépérissement des arts depuis la catastrophe du déluge; car, à cette époque terrible, quantité de nations ont dû périr, et celles qui sont restées doivent avoir voyagé du sud au nord et du nord au sud, dans l’espoir de trouver leurs parents; elles ont tini par se fixer au terme de leurs voyages, se trouvant ainsi confondues, dispersées et souvent isolées en petit nombre dans des contrées éloignées, où elles sont tombées à l’état sauvage en perdant toute instruction et toute trace de civilisation.
537. — Les monuments qu’on rencontre au-dessus du sol parlent aussi clairement que les découvei tas géologiques qui se font au-dessous de la terre.
Les excavations qui portent à notre connaissance les merveilles de l'antiquité s’exécutent aujourd’hui aussi bien en Asie qu’en Amérique. Le temps n’est pas éloigné peut-être où l’on pourra en opérer aussi dans l’intérieur de l’Afrique.
Pour l’Asie, depuis que l’Angleterre s’est emparée de l’Indoustan, du Mogol, elc., et que ses savants voyageurs ont parcouru l’intérieur de l’Asie, ils ont fourni à la science de précieux restes, d’après lesquels on ne peut plus impuné-
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ment nier l’antiquité très-reculée des nations existantes sur le globe.
Entre autres vestiges d’une date antérieure au déluge, sont ceux qui rappellent la ville ou la tour de Babel. La tradition de la Confusion (ks langues, qui se place immédiatement après le déluge, donne, à elle seule, la preuve de l'existence de nombreuses nations parlant différents idiomes et se trouvant réunies sur un môme point de la terre au moment où l’industrie humaine songeait à rétablir les grands chefs-d’œuvre monumentaux que le déluge venait de détruire.
A l’appui de ce fait d’archéologie, le colonel Rawlinson a trouvé, dans les fondations de l’emplacement de Babel, deux cylindres qui portent une inscription à peu près pareille à celle qui avait déjà été découverte et savamment traduite par M. Oppert, et insérée dans les Annales de philosophie du Musée britannique, à Londres. Le détail de cette intéressante découverte se trouvera en note à la fin du volume (1).
Le puissant empire, dont les monuments allaient être reconstruits par les Babyloniens, avait été certainement peuplé par des hommes très-avancés dans les arts de l’architecture, du dessin et de la sculpture, et leurs relations s’étendaient aux peuples voisins de l’Afrique et conséquemment aussi à ceux de l’Atlantide qui faisaient partie de l’Afrique.
Il est donc hors de doute que le même goût des arts, que le même système de monuments s’établirent dans le centre de l’Asie comme en Afrique et comme dans l’Atlantide, car les hommes et les ouvriers passaient d’une contrée à l’autre [tour s’y installer et coopérer aux mêmes œuvres réclamées par l’aisance et le luxe des peuples de ces anciennes villes.
Il est même prouvé, par les récits des prêtres égyptiens , que le peuple de l’Atlantide possédait plus de richesses, plus d’aisance, plus d’esprit guerrier, que le peuple d’Asie; dans
(I) Voir la noie X.
de telles conditions, ce peuple de l’Atlantide émigrait, et portait ou la guerre ou l’industrie dans les autres pays.
538. — Maintenant, en outre des fouilles qui se pratiquent en Amérique, et que nous avons déjà notées, nous pouvons aussi jeter un coup d'œil rétrospectif sur quelques monuments que les Espagnols ont trouvés à leur arrivée dans ce nouveau monde, au 15* siècle, et qu’on avait supposé être les œuvres des Incas.
Avec un peu de réflexion, les Espagnols auraient pu à l’instant même s’apercevoir que les monuments gigantesques qui se présentaient à leurs yeux étaient incompatibles avec le caractère mou, inerte, et faible des hommes qu’ils assujettissaient comme des agneaux, et chez lesquels on ne trouvait pas la moindre trace, même des outils indispensables pour travailler la pierre. Les Espagnols pouvaient aussi considérer qu'un peuple, qui avait des terrains immenses disponibles, s’il eût voulu faire des travaux gigantesques, aurait choisi des emplacements spacieux et analogues aux exigences ordinaires de l’aisance et du luxe ; il n’aurait pas négligé les beaux sites de sa patrie, pour construire des chefs-d’œuvre d’une grandeur colossale dons les ravins, ou entre deux montagnes, ou sur les pentes et les cimes de monts escarpés et ' inaccessibles.
539. — Telle est la position des restes que nous voyons encore aujourd’hui ; d’où nous pouvons conclure qu’ils se trouvent dans cette situation par l’effet de la pression qu'a dû produire le cataclysme dans la violence de son action, au moment qu’il transportait leur masse sur un autre hémisphère.
Mais les Espagnols conquérants du 15e siècle n’allaient pas scruter les découvertes delà science; ce qu’ils cherchaient, c’était l’or, les richesses, et la domination sur le pays. Il est vrai qu’à leur époque on était loin d’imaginer que ce nou-
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veau monde pouvait avoir été une partie de l’ancien, car il s’est passé depuis lors près de quatre siècles sans que les études aient fait éclore cetle idée ou cette recherche.
540. — Parmi les pi euves monumentales que nous pourrions encore citer à l’appui de la vérité de notre système, nous ne mentionnerons pas les petits débris que nous avons reconnus nous-même dans cent endroits différents, depuis le nord jusqu’au sud du continent; ils seraient insignifiants maintenant; nous nous bornerons à une dernière preuve qui a beaucoup d’importance; nous la tirons du remarquable ouvrage de M. Alcide d’Orbigny, Voyage en Amérique.
Ce savant voyageur s’exprime ainsi :
« A Alausi (en Colombie), bourg de 5,000 habitants, com- « mencent des forêts épaisses qui ne vont finir qu’à l’Océan. « Plus loin, à Puma-Chaca, après ce vaste plateau qui se « prolonge sur les cordilières de 0° à 3° de lat. australe, pa- « rail une masse de montagnes qui , comme une digue « énorme, réunit la crête orientale des Andes de Quito. Ce « groupe, dont la base est de chiste micacé et le revêtement « de couches porphyriques, est connu sous le nom redoutable « de Paramo d'Âssuay. Dans les mois de juin et de juillet, ce « passage est l’effroi des voyageurs. Surprises par la neige, « des caravanes entières d’hommes et de mulets sont plus « d’une fois restées englouties sur cette crête. Passant à une « hauteur égale à la cime du mont Blanc, celte route est ex- « posée à des tourmentes plus affreuses que celles qui régnent « sur nos Alpes et sur nos Pyrénées. Pour gravir le Paramo « d’Assuay, on traverse Puma Llacta, village situé à peu près « à la même hauteur que Quito ; puis on ne cesse de monter « jusqu’à Salanag, petit plateau où l’on fait une halle. De là, « on gagne celui des Piches, puis celui duLitau, où commence « le Paramo, point le plus haut, le plus terrible, le plus « dangereux de ce chemin. Souvent le froid seul y lue; il « raidit les membres et ôte toute faculté d’avancer. Échappe-
« t-on à la mort, il est rare que, dans la mauvaise saison, « on ne quitte pas le Paramo avec un membre gelé. Au « point culminant du plateau, se trouvent deux étangs, l’un « de 180 pieds de long, dont l’eau reste à 9° R. au-dessous « de zéro; l’autre a 1,000 pieds de long sur 800 de large. « Près de ces lacs, qui ne semblent nourrir aucun poisson, « croissent des pelouses assez touffues de graminées alpines. « Ces lacs servent de limites à la plaine de Puyal, stérile, « marécageuse, n’offrant au pied des mules qu’un terrain « argileux et inconsistant. »
Sur un pareil point du globe, sous l’influence d’un tel climat, sur un sol aussi désolé, quelle nation aurait jamais le courage d’aller bâtir des palais, des édifices et des monuments qui ser\ent ordinairement pour le luxe des rois et l’agrément des peuples? Cependant suivons le savant auteur qui va nous décrire ce qu’il a vu.
541. — « A cette hauteur, continue M. d’Orbigny, et au « milieu d’une telle nature, se voient pourtant des restes im- « posants de la magnificence des Incas. » (L’estimable auteur s’en rapporte à l’opinion générale des Espagnols.) « Une « chaussée bordée de pierres de taille, véritable voie romaine « pour les proportions et la solidité, se prolonge sur le dos de « ces Cordilières. Dans un espace de 6 ou 8,000 mètres de « longueur, cette roule conserve la même direction. On peut « même, au dire de quelques voyageurs, en observer la eon- « tinuation près de Caxamarca, à cent vingt lieues au sud de « l’Assuay, et l’on a été porté à en conclure qu’elle établissait « un chemin par les crêtes des Andes, entre Cuzco et Quito. « A quelque distance de ce chemin, et à une hauteur de 4,000 « mètres, gisent, au milieu des glaces et des neiges, les ruines « d’un palais qu'on croit avoir été celui de l’Incas Tapao- « Yupanqui, converti aujourd'hui en quelques masures nom- « mécs los Paredones. » L’auteur ajoute : « On s’explique dif-
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« licitement le choix de ce local pour une maison de plai- « sance, à moins que la vue des glaces et de la neige, {tendant « huit mois de l’année, ne fût une jouissance pour le souve- « rain qui l’a bâtie. »
Serait-il possible qu’un souverain trouvât de la jouissance à bâtir dans une localité impraticable, pour demeurer les deux tiers de l'année au milieu des souffrances, loin des communications et loin des populations qu’il serait appelée gouverner? Mais ce n’est pas tout; voyons encore la suite de ces restes magniliques que l’auteur décrit :
542. — « En descendant le Paramo d’Assuay vers le sud, « on découvre un monument péruvien plus important encore, « I ’lngapilca ou forteresse de Canar. C’est une colline termi- « née par une plate-forme. Là s’élève, à la hauteur de 5 à 6 « mètres, un mur construit en grosses pierres de taille, for- « mant un ovale régulier dont le grand axe a 38 mètres de « longueur; l’intérieur de cet ovale est un terre-plain d’une « végétation charmante. Au centre de l’enceinte se trouve « une maison haute de 7 mètres et ne renfermant que deux « appariements. Ces deux pièces, comme les édifices d’Her- « culanum et comme tous les monuments du Pérou, n’avaient « point de fenêtres dans l’origine....
« Les pierres du monument du Canar sont d’un porphyre « trapéen d’une grande dureté, enchâssant du feldspath vi- « treux et de l’amphibole.... »
L’auteur ajoute encore : « Bouguer et La Condamine ont « vu, dans des temples d’incas, des mufles d’animaux en por- « phyre, avec des anneaux mobiles de la même pierre qui « leur traversaient les narines.. ..
« Au pied de la colline, dans un lieu retiré et sous un ber- « ceau d’arbres touffus, sur l’une des faces- du rocher, est « tracée une suite de cercles concentriques représentant « l’image du soleil, avec des traits effacés qui semblent iu-
« cliquer des yeux et une bouche. D’après les indigènes, ce « serait là un monument de création divine, auquel la main « de l’homme n’aurait rien ajouté. »
543. — Remarquons la profusion du porphyre dans ces monuments de l’Amérique; l’Asie et l’Égypte nous présentent également en porphyre la plupart de leurs anciens monuments.
544. — Une déduction fort simple prouvera aussi que ces restes ne sont pas l’œuvre des Incas, mais qu’ils sont d’une origine bien antérieure. D’abord tous ces vestiges se présentaient au moment de l’invasion espagnole dans le même état où on les voit aujourd'hui (sauf quelques-uns des monuments qui ont été altérés depuis par les bâtissesdes Européens). Ensuite, tous ces restes se trouvaient et se trouvent toujours au-dessous du sol; il n’y a que de rares exceptions, comme le palais du Caiiar, cité ci-dessus, qui même ne sort que de quelques mètres à la surface. Si l’on fait la comparaison des ruines de Thèbes, qui pourtant datent de plus de 4000 ans, où l’on voit encore sur pied des milliers de colonnes, d’arcs, de statues, d’obélisques, etc., etc. , malgré la dévastation desTurcs, on se demandera s’il est possible de supposer que les ruifies de l’Amérique, qu’on rencontre dans un état mille fois plus désolant, puissent avoir été des constructions récentes, habitées par les Incas, qui étaient en grande prospérité au moment même de la conquête. Non, certes; les Incas auraient présenté ces monuments, s’ils avaient été construits par eux, dans un parfait état, etquand même, ce qui ne serait pas supposable, les Européens les auraient négligés et abandonnés, ils n’auraient pu , en trois siècles seulement, tomber dans un état de dégradation beaucoup plus affligeant que ceux de Thèbes.
545. — On demandera pourquoi les Incas, qui possédaient tant de richesses, n’oul pas rétabli ces anciens monuments. 11 est facile de comprendre que les peuples ayant été disper-
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sés par le cataclysme du déluge, ceux qui se sont trouvés dans le nouveau continent l’ont parcouru de droite et de gauche, au nord et au sud, pour se reconnaître; il aura fallu plusieurs générations avant d’arriver à pouvoir former de nouvelles nations; en attendant, les arts négligés furent perdus; les usages furent complètement changés. De nouveaux hommes inventent de nouvelles choses sans s’inquiéter des anciennes; qui sait combien de fois ces peuples ont passé de l’état social à l’état isolé, pour revenir à des réunions complètement différentes? Sans doute, les Incas avaient beaucoup d’or, puisqu’ils possédaient des mines abondantes de ce métal, mais sans lui donner la valeur que nous y attachons ; pour eux, ce n’était pas une monnaie, mais un simple métal bon pour les décorations de luxe.
Les temples et les habitations des chefs étaient leurs seuls édifices; la plupart des maisons n’étaient construites que d’arbres et couvertes de branches.
546. — Nous pourrions encore indiquer les immenses ruines découvertes dans le Mexique, au milieu de ses vastes forêts , et ignorées pendant trois siècles ; car c’est seulement en 1787 que le capitaine Del-Rio et Alonzo de Calderon, pour la première fois, rencontrèrent sur leur passage les grands décombres de l’ancienne ville de Colhuacan , depuis lors nommés les ruines de Palenque, dessinés sur les lieux par le capitaine Dupaix. La ville de Colhuacan, située non loin du Micol, affluent du Tulija, paraît, autant qu’on peut l’établir à l’aspect de ses ruines, avoir eu de sept à huit lieues de tour. Dans cetleétendue désolée , on distingue des vestiges de temples, des têtes, des sculptures mutilées, des fortifications, des tombeaux, des pyramides, des aqueducs, etc.; tous ces débris sont dans un état plus dévasté et avec une apparence plus ancienne que les ruines de Thèbes, encore existantes sur pied. Les morceaux les mieux conservés, en fait de pyramides, se trouvent à Te-
huantepec, avec des hiéroglyphes à peu près pareils à ceux d’Égypte.
Si nous avons fixé nos observations de préférence sur les ruines monumentales de la Colombie , c’est à cause de la position géographiquement concentrée, ou pour mieux dire resserrée, de ces ruines; car à l’aspect de leur emplacement actuel, toute idée de leur construction récente doit disparaître.