PREUVES PHYSIOLOGIQUES ET GÉOGRAPHIQUES
547. — Les Gouanches, qui formaient, à l’ouestde l’Afrique, une fraction du peuple atlantique (535), existent encore en Amérique; ils ont porté naturellement leur nom avec eux; il y a encore de nos jours des tribus très-nombreuses d’indiens appelés Gouanches, eu Amérique, comme il y en a aussi dans les îles Canaries. Et il se présente un fait plus parlant qui prouve que, dans cette peuplade, il y avait des hommes supérieurs, car c’est d’eux que sont venus les habitants du Pérou, qui ont fait, comme les Mexicains, des prodiges sous le rapport du faste qu’engendrent les richesses; ils ont établi une province qui a conservé leur nom, et ont donné aussi à la capitale le nom de Guanacho, aujourd’hui Guanuco; celte ville, à 45 lieues nord-est de Lima, contient 25,000 habitants .et a 40,000 Indiens tributaires.
548. — Quoique dans la séparation des deux grands continents le Mexique ait conservé à peu près la même latitude que le nord de l’Afrique, et que la pesanteur de la masse ait dilaté le sol en portant plus au sud le Pérou, il n’y a aucun doute que l’un et l’autre de ces pays, lorsqu’ils formaient partie du grand plateau de l’Atlantide, n’aient été relativement en ligne directe de communication intérieure, le premier avec la partie nommée l’Égypte, et le second plus particulièrement avec l’Assyrie et même avec la Chine. Cette opinion
FORMATION DE 1- AMÉRIQIIF..
ressort ilo l’ensemble des faits que nous exposons et encore de plusieurs analogies rencontrées à l’époque de la découverte par les Espagnols. Entre autres, on a trouvé que le Mexique élait gouverné par un roi qui possédait seulement le pouvoir temporel , les prêtres y exerçant les fonctions religieuses, comme cela se pratiquait dans le nord ou en Égypte, tandis qu’au Pérou les pouvoirs ecclésiastique et séculier étaient réunis, comme ils l’étaient à l'époque des patriarches avant Noé.
549. — Les peuples qui habitaient l’ Atlantide étaient nombreux et épars sur les différentes parties de ce grand continent; ils devaient naturellement avoir des types différents de physionomie, selon les climats ou les latitudes respectives du nord au sud.
Ces différences s’observent dans chaque tribu des indigènes américains, même depuis que la catastrophe du déluge a fait rapprocher les races. Ainsi les Guaranis sont imberbes, tandis que les Guarayos sont pourvus d’une barbe patriarchale qui leur descend sur la poitrine.
Les Patagons sont grands et forts, tandis que les Péruviens et les Guaranis sont petits et trapus.
La couleur est très-variée; les Américains du nord sont cuivrés et rougeâtres; les Péruviens, les Patagons, etc., sont bistrés comme presque toutes les nations du sud, tandis que les peuples des sombres forêts sont jaunâtres et presque blancs.
550. — L’Amazone, fleuve primitif, existe encore aujourd’hui , et lui seul suffirait presque pour prouver que l’Amérique est réellement l’ancienne Atlantide de l’époque antédiluvienne.
L’Amazone est le plus grand fleuve du monde; il prend sa source au Pérou, dans le lac Jauricocha, près deGuanuco, indiqué ci-dessus.
Le voyageur philosophe La Condamiue, qui n'accordait créance qu’à un petit nombre de faits, mais qui défendait avec vigueur ceux qui avaient mérité sa confiance, ne doutait pas que l’Amérique n’eût recelé dans son sein une race d’amazones. (Le Monde primitif, t. VI, p. 207.)
Outre ces témoignages géographiques, il s’en rencontre un autre tout physiologique dans les caractères des peuples.
Nous voyons dans les femmes américaines plus de volonté et de force de caractère que dans les femmes de l’ancien monde, qui sont plus paisibles en général.
Nous avons vu souvent, en Amérique, des querelles avec voies de fait entre les hommes; mais dès qu’une femme se présentait au milieu du combat, la lutte cessait, et les couteaux, levés pour frapper, tombaient comme par enchantement aux cris d’une femme qui s’élançait courageusement au milieu des combattants.
Dans aucun pays on ne voit, comme jen Amérique, les femmes se former en comités entre elles pour traiter toutes sortes d’objets : guerre, paix, religion et même pour des discussions politiques.
N’est-ce pas là un signe qu’elles descendent des anciennes amazones et qu’elles ont hérité de leur énergie?