ORIGINE UES PREMIERS ÊTRES
qui naissent, comme nous l’avons dit (n°‘ 13 et 19), des émanations de tous les corps existant dans les astres ou les planètes antérieurement formées.
568. — On nous dira peut-être que pour le blé, ou poulies insectes qui sont des êtres fort petits, ce système de formation est compréhensible et, à la rigueur, possible; mais qu'un arbre, un homme, ou un éléphant, ne peuvent guère sortit d'un atome. Et pourquoi pas? La parcelle de semence qui va animer de sa vitalité l’embryon humain dans le sein de la femme n’est pas plus grand que la pointe d’une épingle, et il est le germe de la formation d’un homme de 6 pieds de hauteur. Le même phénomène se passe chez l’éléphant.
Que cet atôme de semence d'homme ou d’éléphant arrive dans un endroit de la terre qui possède des qualités analogues à celles qui se trouvent dans le sein de la femme, ou de l’éléphant femelle , pourquoi l’individu ne se développerait-il pas ?
Or, il est certain que, dans le cours de la formation de notre planète, il y a eu des moments de repos merveilleux, et ces moments, nous les avons appelés les intervalles; alors le climat était très-propre à faire développer les atômes venus des autres astres, et qui trouvaient l’état de la terre en analogie avec leurs propriétés productives.
Ainsi, dans le deuxième jour, celui de l'eau, les atômes des poissons ont pu se développer dans cet élément, comme les plantes avaient pu surgir le jour que la terre offrait une couche propre à leur développement; de même que le principe animal a pu aussi se développer le jour que les plantes lui ont offert une substance nutritive.
Si donc, dans l’intervalle du quatrième au cinquième jour, un atôme animal quelconque d’éléphant, de singe ou d'homme s’est trouvé sur un point de la terre, près d’un arbre ou d'une plante donnant, par hypothèse, de la gomme ou une autre substance équivalente: si. de plus, une température douce et
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convenable a permis à cet atome de se développer, de grandir et de se fortifier par l’absorption de cette substance nutritive qui était à sa portée, comment voudrait-on contester que l’individu ait pris, de cette manière, sa naissance et son accroissement?
Nous avons une preuve de celle méthode de formation dans un certain nombre d’animaux qui laissent leurs œufs à la merci du soleil: la tortue dépose les siens dans le sable, et les nouvelles tortues se développent sous la seule inlluence de la chaleur favorable à leur organisation, sans le secours de personne.
569. — Plusieurs savants naturalistes, et entre autres Buffon, sont d’avis que l’homme descend du singe et de l’orangoutang, dont la race se serait perfectionnée par des croisements successifs.
Nous avons, dès le commencement de ce chapitre, déclaré que nous ne voulions pas entrer dans le détail de ces croisements ; nous nous bornons à chercher le principe ou l’origine deformation ou de création, et il est tout-à-fait indifférent, par conséquent, que la race de l’homme vienne du singe, ou soit directe, car, d’une part comme de l’autre, il faudra toujours remonter au principe que nous venons d’indiquer pour la formation du premier venu.
570. — Les planètes sont habitées par des êtres de toutes les espèces imaginables , dont les émanations se dispersent continuellement dans les régions de l’espace; notre planète transmet de même les atomes de l’baleine des singes, des orangs-outangs, comme celle des hommes, cl tous ces atômes se transportent à diverses destinations où ils peuvent se développer sous leur forme primitive ou avec certaines différences de formes, plus ou moins belles, plus ou moins grandes, ces différences ayant diverses causes, comme la différence de climat et de position physique d’une autre région.