ORIUIME DES PREMIERS ÊTRES
Par conséquent, notre globe a nécessairement reçu des atomes d’homme, comme des alômes de singe et de tout autre animal, ou de plante, et chacun de ces atomes s’est développé isolément; il a suffi que chaque espèce se soit trouvée dans la localité favorable à ce développement, suivant la nature des individus et le sol sur lequel ils sont nés.
571. — Si notre globe est destiné à voir, encore une fois, la justice de Dieu s’appesantir sur la race des hommes, puisqu’ils ne sont pas, à ce qu'il paraît, moins plongés dans les vices que ne l’étaient les hommes des anciens temps, ces hommes pervers que Dieu, comme le dit la Bible, avait résolu d’exterminer par le déluge universel, une pareille catastrophe déterminerait le septième jour de la création. Ce nouveau jour emporterait la formation d’une nouvelle race d’hommes qui pourraient descendre de la race actuelle, mais qui pourraient aussi être créés par de nouvelles molécules émanées d’autres astres, suivant le système que nous avons exposé, et trouvant sur notre terre un nouveau climat tout-à-fait favorable à leur développement.
Un intervalle tranquille d’un seul quart de siècle suftirait pour produire des races nouvelles dans toutes les espèces du règne animal.
Les hommes de cette autre formation auraient des qualités supérieures à celles de la race précédente, et probablement ils en différeraient autant par l’amélioration morale du caractère que par l’amélioration physique de l’espèce.
Il est prouvé, en effet , que dans le règne végétal , comme dans le règne animal, certaines espèces s’améliorent et d’autres dépérissent. Ces changements dureront toujours, et ils dépendent précisément des altérations du climat, qui lui-même éprouve des variations, suivant que le règne végétal ou animal influe sur lui ; mais ces varialionssonl plus sensibles lorsqu’elles sont l’effet d’une cause générale, comme un cataclysme.
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572. — Au reste, un moment de calme analogue à celui que nous pressentons pour l’avenir a pu se remarquer, avec toutes les conséquences que nous augurons, même à l’époque actuelle et pendant le premier quart de siècle contemporain de Noé.
Car d’où seraient venues ces grandes populations qu’on trouve, peu de temps après le dernier cataclysme, éparses sur les continents et dispersées sur tant de milliers d’îles qu’on reconnaît habitées à mesure qu’on les découvre, et généralement peuplées de nations sauvages et remplies d’animaux de toute espèce ?
Ce grand nombre d’hommes et de femmes jetés sur tant de continents et d’îles très-éloignés les uns des autres, qui n’ont jamais eu de relations entre eux, puisqu’ils ne connaissaient pas la navigation, comment se trouvaient-ils dans ces endroits?
Évidemment ou, au moment du cataclysme du déluge universel, la terre s’est brisée en mille parties, projetant ses fragments aux distances actuelles, comme nous l’avons expliqué (511,312), et emportant avec elle toute la population qui couvrait chaque fragment ;
Ou, au premier quart de siècle de Noé, le climat était tel, que la reproduction des espèces sur la terre a pu s’effectuer par les atomes venus des autres astres, ainsi que nous l’indiquons.
573. — Notre opinion est donc qu’à chaque intervalle d’une époque à l’autre des époques primitives, la terre a ressenti à sa superticie une chaleur prolongée, douce et naturelle, causée par l’incendie ou par l’effet de combustion du dernier cataclysme; et, jusqu’à ce que celte chaleur se fût refroidie, la surface terrestre était de nature à développer les nlômes qui contenaient le principe vital des individus du règne végétal et animal. Dans ce dernier règne se trouvait aussi bien l’homme que l’éléphant et toute autre race.
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On comprend dès lors que ce travail de production naturelle a cessé du moment que le refroidissement superficiel s’est trouvé assez complet.