‹ La création et ses mystères dévoilés ouvrage où l'on expose clairement la nature de tous les etres, les éléments dont ils sont composés et leurs rapports avec le globe et les astres, la nature et la situation du feu du soleil, l'origine de l'Amérique, et de ses habitants primitifs, la formation forcée de nouvelles planChapitre 120 sur 168 · CHAPITRE XXXII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXII

Rapport de la nature pliywlqne de l'Homme avec la Terre , le» Animaux , le» Végétaux et le» Minéraux .

Sommaire. — Loi de conservation des êtres ; fonction du minéral, 574. — Identité des principes élémentaires dans l’homme et les autres êtres, 575. — Symétrie des organes et de leurs fonctions, 576.. — Autres analogies entre l’homme et la terre, 577. — Pourquoi le végétal diffère de l’animal, 578. — Rapport de l’homme avec le minéral, 579. — Unité et fonction de l’électricité, 580. — Fonction des pointes à l'endroit de l’électricité, 581. — Correspondance de l’homme et des autres êtres avec l’atmosphère, 582. — I,es pores de l’homme, 583. — Nouvelle analogie entre l’homme et la terre , 584. — Correspondance des trois règnes avec la terre, 585. — Loi de supériorité et d’infériorité au physique et au moral, 586. — Analogie des mouvements entre la terre et l’homme; considérations physiologiques, 587. — Rapport physique de l’homme et des autres animaux , 588. — Différence du système de nutrition entre le végétal et l’animal , 589. — Rapports et différences dans les systèmes do génération, 590. — Effet de l’air dans l’acte de nutrition, 591. — L’air comme aliment; moyen d’épuration, 592. — Décomposition de l’air dans le phénomène de la nutrition, 593. — Prodigieuse masse d'air consommée par l’espèce humaine, 594. — Consommation produite par les trois règnes, 595. — Autres causes de consommation considérable, et total des miasmes échangés contre l’air frais, 596. — Principe du mouvement perpétuel, 597.

574. — Tout être animé se conserve par nutrition; aijisi font la terre, l’homme, l’animal et le végétal, êtres actifs; mais le minéral, qui a déjà accompli sa mission, demeure dans un état passif; cependant, quoique lentement, il subit aussi

SIXIÈME Él'OQIE.

ses altérations, et manifeste sa part contributive d’action par son poids dans la balance du mouvement et par sa décomposition dans les formations nouvelles.

Le minéral prépare la terre qui produit le végétal au service de l’animal.

v L’animal , en avalant le végétal , s’assimile donc des parcelles quelconques d’essence minérale.

575. — Dans la composition chimique du corps de l’homme, il y a une parfaite analogie et affinité avec le corps de tous les autres animaux, avec les plantes et les minéraux ou la terre.

Tous contiennent l’oxygène, l’hydrogène, l’azote, le carbone, le soufre, le phosphore, etc. La différence n’existe que dans la quantité de l’un ou de l’autre de ces ingrédients simples ou composés.

Pareillement, l’analyse des cendres d une plante, celle d'un animal, comme celle de l’homme, donne les mêmes produits et ne diffère aussi que par la quantité, en plus ou en moins, de telle ou ielle essence.

576. — La terre contient des pierres et des métaux; nous avons les os et les ongles.

Les plantes ont des branches et des feuilles; nous avons des bras, des doigts et des cheveux.

L’homme, comme les autres animaux, a les mucosités des fosses nasales; il a la transpiration du corps. Les arbres ont la gomme et les suintements humides qui indiquent une fonction symétriquement pareille.

577. — La terre travaille dans son intérieur par l’effet du feu central; ce feu purifie la grande masse au profit des matières qui se divisent en minéraux et métaux, et se stratifient par couches, ou s’échappent par des expirations dont les volcans sont les cheminées.

Nous, dans noire corps, nous avons également le feu vital, plus l’estomac, sorte de laboratoire pour la division de la

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nourriture, et enfin les boyaux, qui sont comme ses volcans de sortie.

La terre reçoit la semence et la nature fait naître la plante ; de même la femme reçoit un atome de semence et la nature fait naître l’homme.

Ni l'une ni l’autre, ni la terre ni la femme, n’ont à s’occuper le moins du monde de l’accroissement de l’embryon ; la force naturelle s’en charge.

578. — Si le corps d’un végétal présente un moindre nombre d’organes que celui de l’animal, c’est que sa vie comprend un moindre nombre d’actions.

Si la substance du végétal n’offre pas les tissus nerveux et musculaires, c’est qu'il n’a pas la sensibilité ni la locomobilité.

579. — Non-seulement il y a dans l’homme de la matière identique à celle qui a formé la pierre et tout autre minéral, mais l’homme, comme les minéraux, conserve et développe constamment dans son corps les mêmes principes de vie ou d’existence. Ainsi c’est du minéral que sort l’électricité, c’est de l'intérieur de la terre que s’exhale le phosphore. On s’en aperçoit en entrant avec une chandelle dans certaines mines nouvellement ouvertes; la flamme se communique immédiatement à l’air de l’intérieur de la mine; c’est le phosphore qui s’est exhalé du minerai qui le tenait comprimé; de même, après notre mort, on extrait de nos os le phosphore qui s’emploie dans la fabrication des allumettes, et de notre vivant on extrait également le phosphore de notre urine , ce qui prouve l'identité du principe de la matière qui compose l'homme et la terre.

580. — Le phosphore organique se trouve aussi bien dans le grain des céréales que dans l’œuf des animaux, car le phosphore, ou l’électricité, qui en est la quintessence, est l’élément primitif de leur feu vital.

Non-seulement l’électricité est la source de la vie animale et végétale, mais elle accompagne constamment les animaux, les végétaux et les miuéraux ; de plus, l’électricité extérieure, en raison de son atlinité, les saisit et les enveloppe : toutes les fois qu’une pointe quelconque d’une nature, soit minérale, soit végélale, soit animale, se présente sur le passage de l’électricité, cette pointe devient son conducteur.

L'électricité intérieure du globe, celle qui contribue à la vie des animaux et des plantes, comme celle de l’atmosphère, sont toutes d’une nature identique.

581. — Les pointes placées à la surface de la terre attirent l’électricité atmosphérique ; une pointe guelconque fait'aussi jaillir l'étincelle d’une machine électrique.

Dans l’un comme dans l’autre cas, l’effet est identique, car la cause est la même : l’électricité, qui tend toujours 5 se mettre en équilibre, c’est-à-dire à se distribuer également sur tous les corps, s’écoule, par les pointes, de l’atmosphère ou des nuages, où elle s’est concentrée, vers le réservoir commun, qui est la terre elle-même ; ou bien elle s’échappe avec explosion de la machine sur laquelle on l’a accumulée, vers les régions aériennes où elle se trouve en moins.

Si une tige de fer élevée attire la foudre, l’arbre pointu a le même pouvoir, et la pointe des cheveux de l’homme a également le même pouvoir, seulement avec une diminution proportionnelle de force attractive.

Les poissons des mers, et jusqu’aux molles méduses ellesmêmes, qui restent à fleur d’eau, transmettent par leurs écailles .ou par leur peau le phosphore qu’on aperçoit à de grandes distances.

De là ressort que le principe électrique vital est dans tous les corps sans exception, et qu’ils s’attirent par affinité toutes les fois que des pointes favorisent leur correspondance. Donc l’homme, comme l’arbre, comme le fer, comme les poissons.

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