NATURE DE L HUMME COMPARÉE
a la même aflinité avec l’atmosphère qu’avec la terre et l’eau.
582. — Des correspondances sans nombre sont donc établies, de bas en haut, entre l’homme et l’atmosphère, comme entre l’atmosphère, la terre et la mer, comme entre l’homme et la terre, tous agissant dans le même sens, et parallèlement à la sève ascendante de chaque être; la terre, elle aussi, entretient, par le suc des végétaux, des relations continuelles entre le sol d’où il sort et l’atmosphère où il s’évapore en partie.
583. — L’homme, comme la terre, comme l’atmosphère, nous l’avons déjà vu, a des pores innombrables, par lesquels sortent ses émanations.
Ces pores, suivant Leuicenhoek, sont si nombreux et si petits, qu’il y en a 125,000 sur l’espace qu’occuperait un grain de sable. Il sort, par ce crible, des vapeurs continuelles, et d’après les expériences de Sanctorius, un homme qui mange ou boit la quantité de huit livres dans un jour, en perd cinq par la transpiration insensible.
584- — Les conséquences qui découlent de ce résultat sont remarquables, car elles nous indiquent la proportion de ce que la terre émane et retient dans ses échanges avec l’atmosphère. Or, que pourrait faire la terre de ce quelle retient, si ce n’est pour le fournir au centre du globe comme une matière fraîche, en tant qu’elle est nécessaire pour le grand travail central du feu, qui entretient la vitalité et la chaleur de la planète?
Il en est de même de l’homme qui, de ces huit parties qu’il a introduites dans son estomac, après en avoir rendu cinq par la transpiration, en retient trois pour l’entretien de son corps, dont l’existence et la vitalité dépendent de celte nutrition.
Si l’homme conserve ces trois huitièmes dans son estomac.
c’est pour laisser à celui-ci les éléments d'un travail qui doit être perpétuel sous peine de mort ; la moit frapperait également notre planète, si elle n’avait pareillement son travail et son mouvement perpétuels.
Mais comme l’homme restitue à la terre ces trois huitièmes par les excréments, les urines, etc., la terre rend, à son tour, ces mêmes trois huitièmes par ses exhalaisons amalgamées dans les milliers de phénomènes qui passent sous nos yeux.
585. — Tout animal qui mange et qui boit absorbe ou s’assimile, transpire et rejette de son corps tout ce qu’il avale, précisément comme l'homme.
Tout arbre, toute plante, toute feuille végétale absorbe, transpire et rejette, proportion gardée, ainsi que l’homme et les autres animaux.
La terre a donc une correspondance identique avec le règne animal et avec le règne végétal.
Le règne minéral, qui est moins sensible et par conséquent ne peut pas produire une transpiration d’humeurs, donne cependant à la terre son tribut proportionnel , en se décomposant suivant les besoins réclamés par l’intérieur ou l’extérieur des couches, depuis le centre du globe jusqu’à la surface ; son travail est plus lent, plus long, mais non moins efficace pour l’ensemble des besoins de la nature.
Après l’examen des généralités, voyons les détails particuliers de la composition individuelle de l’homme, avec la terre, les animaux, les plantes et les minéraux.
586. — La nature a pour mission, au point de vue matériel, de développer l’accroissement des corps dans le sens de la perfection.
Si le corps d’un homme, d’un animal ou d’une plante, ou une partie quelconque d’un de ces êtres, est difforme, c’est qu’à l’origine il y a eu un dérangement spécial dans le pre-