En 1527, François Pizarro s’avance dans l’intérieur
(1) Dans la Colombie, non loin de Bogota, il y a le lac Guatavita, dont le bassin est situé à 3.000 mètres au-dessus de la mer. Lors de la conquête, les naturels se trouvant persécutés à cause de leurs trésors, jetèrent dans le lac tout leur or et leurs pierres précieuses, regardant ce lac comme une divinité tutélaire. Stimulés par ces récits, les agents du capitaine Charles Cochranc ont tenté naguère un desséchenjent qui, opéré en partie, a valu aux entrepreneurs quelques statuettes d’or.
et trouve à Tumbaz (Guayaquil), des temples, des richesses immenses et une civilisation complète. Il porte celte nouvelle en Espagne, et revient avec le litre de gouverneur de la part du roi d’Espagne, 1531. Jeté à la . côte de San-Mateo, il poursuit son voyage par terre , massacre tout ce qui l’arrête , et arrive à Tumbaz et à Piyura. L’année suivante, le monarque du pays vient en personne visiter le quartel des Espagnols. Le chapelain Yalverde veut le convertir à la foi chrétienne; l’Incas n’est pas convaincu et refuse la protection du roi d’Espagne, Yalverde lui montre son bréviaire ; l’Incas prend le livre, le met à son oreille et dit : « Ce que tu me montres ne répond pas, » et il lui jette le livre.
Le religieux en fureur crie alors : « Aux armes, chrétiens ! La parole de Dieu a été profanée. Yengez ce crime dans le sang des infidèles. » Le signal donné, le canon résonne avec fracas ; les pauvres Indiens sont impitoyablement massacrés, et le roi Âtahualpa est amené prisonnier au quartel. Un instant suffit à Pizarro pour se trouver maître de toutes les richesses de l’Incas. Atahualpa offre, pour sa rançon, de remplir d’or sa prison ; il ordonne à ses sujets d’exécuter sa promesse. Dans cet intervalle, des Espagnols, envoyés par Pizarro dans tout le Pérou, y sont partout traités comme des dieux , ce qui prouve qu’on aurait pu conquérir tout le pays par la douceur. L’exorbitante rançon d’ Atahualpa arrive enfin (1533), et la distribution rendu chaque soldat 142,500 francs. L’infortuné monarque n’est pourtant pas mis en liberté : Pizarro, intéressé à s’en défaire, lui impute des crimes imaginaires, et le fait condamner à être brûlé vif; pour se soustraire aux affreuses tortures de ce supplice, il se fait chrétien, et obtient ainsi la faveur de n’être que pendu.
648- — En compensation de leurs pillages, les civilisateurs ont apporté aux Américains une nouvelle religion, sans doute meilleure que celle qu’ils avaient auparavant. Mais ce n’était