‹ La création et ses mystères dévoilés ouvrage où l'on expose clairement la nature de tous les etres, les éléments dont ils sont composés et leurs rapports avec le globe et les astres, la nature et la situation du feu du soleil, l'origine de l'Amérique, et de ses habitants primitifs, la formation forcée de nouvelles planChapitre 149 sur 168 · Plusieurs philosophes du 18' siècle ont aussi com · texte numérisé non relu

Plusieurs philosophes du 18' siècle ont aussi com

l’homme moral.

paré, sous le rapport de l’intelligence, l’homme avec les autres animaux, et un poète a fait parler une huître qui s’adresse de cette manière à l'homme:

Que trouves-tu là qui t’étonne ?

Apprends que dans cette prison Qu’entre vous océan l’on nomme,

, Chacun de nous a sa raison.

Et que l’instinct de tel poisson Vaut l’intelligence de l'homme.

Donar.

695. — On voit que le chien, le singe, l’oiseau, et tout autre animal, grand et petit, que chaque individu, chaque race, conservedegénérationen génération , toujours fidèlement, le même entendement, ou le même instinct, si l’on veut. Pourquoi ne voit-on pas, chez ces races animales, les mêmes changements que nous observons chez les hommes? Ceux-ci changent d’opinion à chaque instant; la fidélité à une opinion, et par conséquent les actions qui en découlent chancellent constamment.

C’est parce que les animaux n’ont qu’un but, celui de faire chacun leur devoir; aussi une même race n’émane jamais parmi ses membres d'autre fluide que le naturel qui existait dans sa famille depuis son origine, et les descendants, conservant toujours pures leurs habitudes, restent exempts de cette corruption horrible qu’enfante le poids du mauvais fluide que l’homme produit ou absorbe dans le cours de sa vie, et qui se transmet d’un individu à l’autre pour son propre malheur et celui de sa race.

Ainsi, c’est le fluide matériel et moral de chaque race animale qui dirige le sentiment, ou l’instinct, des individus de la même famille.

696. — Cependant, l’homme se croit l’être le plus parfait de la nature; orgueilleux de sa personne, il ne veut pas s’arrêter à cette réflexion que, comme être physique, il n’y a aucune

APPENDICE

différence entre lui et la brute, puisqu’il remplit absolument les mêmes fonctions naturelles que tout autre animal sylvestre. Il ne veut pas non plus arrêter ses réflexions sur les actions instinctives des animaux.

L’liomme se croit omnipotent à cause de son intelligence, et il ne voit pas que le plus souvent il l’emploie, cette intelligence, en sens inverse du but pour lequel le Créateur la lui a accordée.

A l’exception de quelques hommes d’élite, la plupart des individus de l’espèce humaine s’écorcheraient les uns les autres pour s’approprier ce qui appartient à leurs voisins, même à leurs amis, même à leurs parents.

Et, quand il montre celle avidité, l’homme, avec cette infériorité de sens, se croit meilleur que les autres animaux!

697. — Cette perfection individuelle de l’intelligence que l’homme possède, quelque faible qu’elle soit encore, il la détruit lui-même par ses actes ; sa conduite fait entrevoir qu’il n’est que l’intermédiaire entre la brute et l’homme qui viendra à la septième journée.

L’homme actuel est l’être le plus méchant ; il fait plus de mal à sa propre race que tous les animaux ne s’en sont fait entre eux à toutes les époques passées de la création.

Les animaux de la même race se cherchent rarement querelle; ils font la guerre contre d’autres races d’animaux; mais leurs discussions sont promptement terminées ; le vainqueur mange sa victime, et tout est fini. L’homme, au contraire, cherche constamment querelle à son semblable, la guerre entre eux est acharnée, perpétuelle; la haine, la chicane, la forfanterie, l’astuce sont les moyens dont il enveloppe ceux de son espèce qu’il peut approcher ; il trouble leur paix, dévore leurs ressources, leur prépare une lougue agonie ; ainsi l'homme est plus cruel que la brute.

L’homme est si loin d’être parfait, et si aveugle, qu’il »e

l'uommk moral.

s'aperçoit pas que le mal qu’il prépare à son semblable doit, tôt ou tard, retomber sur lui-même par la loi de l'alfinitéqui règle tout ce qui existe dans la nature.

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