CORRUPTION DE L’EAD DE LA TAMISE
Le Lancet , journal médical de Londres, a publié en juillet 4858, un article scientifique sur l’état des eaux de la Tamise. La plupart des échantillons examinés étaient d'une couleur plus ou moins noire et se rapprochant de la teinte de l’encre; ils exhalaient une odeur détestable, et plusieurs d’entre eux laissaient dégager de l’hydrogène sulfuré, tandis que des quantités considérables de matières provenant des égouts étaient déposées par le plus grand nombre des échantillons. On découvrait dans ces dépôts, au moyen du microscope, divers débris de tissus provenant de végétaux putréfiés, ainsi que des fibres musculaires
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non encore complètement détruites et colorées par la bile ; on y voyait aussi un nombre considérable de productions organiques vivantes. Le résultat des analyses chimiques a montré que ces eaux étaient souillées de matières organiques à l'état solide et fluide.
On trouve dans cet arlicle du Lancet des détails sur les résultats produits par quelques expériences faites sur les eaux des égouts : un poisson plongé dans ce liquide y est mort promptement; le même sort est arrivé aux oiseaux auxquels on a fait respirer les éinanatious gazeuses qui en proviennent. Or, des millions de gallons d’eau venant des égouts avec ces propriétés délétères sont journellement versés dans la rivière. En somme, les eaux ont été trouvées dans un état tellement fècheux, que le Lancet exprime l’opinion qu’il y a à redouter un danger considérable et immédiat pour les habitants de la capitale, et l’on n’y voit d’autre remède efficace que la suppression complète de l’écoulernenl des égouts dans la rivière, et le transport au loin des matières qu’ils charrient.
Note F. — !i° 1»», page 73.
PHOSI’RORESCEtVCB UE LA MER.
Le curieux phénomène de phosphorescence de la mer, dans un grand nombre de cas, est dû à l’existence, au sein des eaux, d’une masse considérable d’animalcules infusoires? l'ne lettre adressée de l’Ile Maurice par un capitaine au long cours, M. J. Lesidanen, à bord de la Marie-Élisa, fait connaître un cas plus rare de phosphorescence de la mer, dû à de véritables mollusques.
« Je trouve, écrit cet honorable marin, dans le premier volume de l' Année scientifique , une description pleine de vérité de la phosphorescence de la mer, que j’ai observée moi-méme plusieurs fois dans la durée d’une quinzaine d’années de navigation dans toutes les mers. Tout récemment, j’ai remarqué un phénomène beaucoup plus rare, et dont la singularité, bien qu’elle ait ses analogues, est encore une grande preuve de la dispersion intelligente d’innombrables merveilles dans tous les milieux de la création.
« En mai 1857, revenant de Calcutta en Europe, j’avais atteint le 20" degré de latitude sud et le 6* de longitude à l’ouest de Paris; nous naviguions de belle mer, par une jolie brise, avec toutes voiles au
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vent. Vers six heures du matin, je ne fus pas médiocrement surpris, en. regardant la mer, de voir sa surface couverte de myriades de petits corps d’aspect blanchâtre, paraissant sphériques, et du diamètre de deux à cinq francs, disposées par bandes parallèles dont les alignements étaient dans la direction du vent.
« M’étant armé d’un havenan qui m’avait servi sur les côtes do l’Hindoustan à prendre des poissons de mer, du premier coup j’attrapai trois ou quatre de ce que je croyais être les individus d’une espèce particulière d’entre les polypes qui peuplent la surface et peut-être les profondeurs des abîmes de l’océan ; mais, à mon grand étonnement, je m’aperçus que j’avais pêché de véritables coquillages, semblables, pour la forme et la grosseur, aux moyens colimaçons de nos jardins. A la première inspection, je crus qu'ils étaient de couleur pourpre, mais c’était l’effet d’une teinture momentanée occasionnée par une sécrétion de l’animal, qui projette sans doute celle liqueur d’une couleur extrêmement vive et remarquablement belle, en présence d’un ennemi, comme font quelques testacés.
« Les coquilles étaient lilas, extrêmement minces, et pourvues d’un appendice singulier dont l’aspect était ce qui avait attiré mon attention : c’est un flotteur, ou une bouée de sauvetage des plus ingénieuses. Cet accessoire avait l’apparence d’une agglomération de bulles de savon dont les cloisons transparentes auraient été solidifiées et rendues imperméables. L’animal pouvait à volonté en approcher ou en écarter sa coquille, ou la fermer hermétiquement au moyen de cet appareil, qui paraissait tenir à sa tôle comme les chapeaux, plus solides ordinairement, des espèces du môme gçnre qui vivent sur les rochers.
» J’ai navigué pendant quarante-huit heures dans une mer littéralement couverte de ces coquillages; j’en ai pris plusieurs centaines ; le second jour, ils n’étaient pas exactement semblables à ceux de la veille, mais la coquille et le flotteur se ressemblaient beaucoup. Avant d’arriver A Sainte-Hélène, tous avaient disparu. »
Note e. — N° 3*3 , pose 1 *3.
Dans les pays chauds, marécageux, l’atmosphère est insalubre, attendu que l’air a absorbé une masse plus forte de matières végétales décomposées.
NOTES
Ou appelle communément air atmosphérique l’ensemble de l’oxygène et de l’azote, en faisant abstraction des autres parties du mélange gazeux, dont les proportions varient constamment dans un même lieu.
L’oxygène est l’aliment essentiel de la respiration des animaux et de la combustion de tous les corps, phénomène dont l’homme se sert communément pour se procurer de la chaleur et de la lumière. On attribue à l’azote deux fonctions très-importantes qui expliquent pourquoi ce gaz forme à lui seul presque les quatre cinquièmes de l’air. On a prouvé d’abord que l’azote de l’atmosphère est absorbé par les plantes. Plusieurs de ces plantes, fournissant des aliments à l’homme et à certains animaux, dont il mange ensuite la chair et les œufs ou dont il boit le lait, on comprend comment l'azote atmosphérique entre indirectement dans notre organisation L’autre rôle attribué à l’azote serait son absorption par les animaux et son assimilation aux aliments, il se mêlerait à ceux-ci et à la salive, quand nous les mâchons. L’azote de l’air entre dans la formation naturelle d’une certaine portion du salpêtre qu’on trouve à la surface du globe.
Note H. — N° *»3. page 1(9.
Il y a bien d’autres analogies entre la terre et le corps de l’homme.
Ainsi le feu primitif, qui existe et existera toujours dans le centre du globe, donne lieu à la circulation du calorique, qui est à la terre ce que le sang est à l’homme ; comme le sang, il a, pour ainsi dire, son mouvement de systole et de diastole, étant perpétuellement poussé du centre ft la circonférence, et perpétuellement ramené de la circonférence au centre. La terre , comme le corps humain, a ses artères et ses veines, et pendant que le sang veineux embellit sa surface, le sang artériel enrichit ses profondeurs.
La chaleur produit encore les courants magnétiques, dont la propriété essentielle est de tenir les corps dans une liaison intime; l’homme, comme la terre et les astres, en possède une quantité proportionnelle.
NOTES
Hôte I. — H" *33, page 1*».
On sait que le poids de l’atmosphère fait équilibre à une colonne de mercure de 760 millimètres ou à une colonne d’eau de 10 mètres 395, soit environ 10 m. 40 c. On sait également qu’un kilogramme est le poids d’un décimètre cube d’eau.
Cela posé, calculons le poids d’une colonne d’eau ayant un décimètre carré de base et une hauteur de 10 m. 40 c., nous aurons ainsi le poids d’une colonne atmosphérique de même base, mais ayant toute la hauteur de l'atmosphère.
Or, la colonne d’eau en question pèsera autant de kilogrammes qu’il y a de décimètres dans la hauteur 10 m. 40 c., c’est-à-dire qu’elle en pèse 104. Donc, une colonne d’air ayant un décimètre carré de base et toute la hauteur de l’atmosphère pèse également 104 kilogrammes.
Mais le corps de l’homme ayant 14 à 15,000 centimètres carrés de superficie, a, par conséquent, 440 à 450 décimètres carrés qui peuvent êtye considérés comme les bases d’autant de colonnes atmosphériques. Le corps de l’homme supporte donc 440 a 150 fois 104 kil , c'est-ft-dirc qu’il est réellement pressé par un poids de 44,560 à 21,000, ou simplement de 45 à 20,000 kilogrammes, suivant sa taille.
Hôte K. — N* *38, page «3».
La terre ayant aujourd’hui 9,000 lieues de tour dans son maximum de grosseur, par exemple à son équateur, chaque point de ce cercle est emporté par la rotation avec une vitesse qui lui fait parcourir ces 9,000 lieues en 24 heures, soit en 1,440 minutes ou 86,400 secondes-, or, 9,000 divisés par 86, 400donnent0, 404, c’est-à-dire un peu plus d’un dixième de lieue par seconde.
Dans son mouvement de translation autour du soleil, la terre parcourt un cercle ou une orbite de 34 millions de lieues de rayon, puisque c’est la distance moyenne à laquelle elle se tient par rapport au soleil. Ce cercle ou le périmètre de l’orbite a donc 214 millions de lieues. Voilà le chemin que fait la terre à travers l'espace dans le cours
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d’une année, soit en 365 jours 4/4. De là, on voit qu'elle fait :
Par jour 585,900 lieues.
Par heure 24,412,50
Par minute 406,80
Par seconde 6,78
Note !.. -■!*» 300, page 454.
DD SOI. El(.
Archimède brûla la flotte romaine devant Syracuse, assiégée par Marcellus. Le miroir était hexagone, et d’autres plus petits, de 24 angles chacun, rendus mobiles par des charnières et des lames de métal qui renvoyaient les images du soleil réunies, embrasèrent la flotte à 150 et 200 pieds.
Proclus se servit de la même invention, l’an 514 de Jésus-Christ, pour brûler la flotte de Vilalien qui assiégeait Constantinople.
BufTon inventa un miroir ardent et en fit l’expérience au Jardin des Plantes, à Paris, en 4747; il était composé de 168 glaces planes étaniées, de 6 pouces de large. Ce miroir brûlait le bois à 200 pieds; il fondait l’étain à 150, le plomb à 130, l’argent à 60, etc.
Le verre lenticulaire essayé en 1774, à Paris, fondait le fer en 5 secondes, et un barreau d’acier fut fondu en 5 minutes.
Un diamant perdit en 8 minutes une grande partie de son volume, et remis au foyer, il fut, au bout d’une heure, entièrement détruit et volatilisé.
Note M — N° 346 , page «03.
VESTIGES d’ ANTIQUITÉS ANTÉDILUVIENNES QU’ON TROUVE EN AMÉRIQUE ET DANS L’ANCIEN MONDE.
Animaux.
Le dinothérium (du grec deinos, terrible, et ther ou thérion, bête féroce), dimension colossale; ses défenses dirigées vers la terre devaient