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lui servir pour déraciner des végétaux aquatiques et terrestres*, la télé avait 4 pieds de long sur 5 de large, la longueur totale du corps 30 à 35 pieds. Plusieurs naturalistes le représentent sous la forme d’un tapir, et le classent parmi les pachydermes (éléphant, rhinocéros, hippopotame, porc).
Le palxothérium (du grec palaios, ancien, t/iérion, animal), formait la transition la plus perceptible du tapir au rhinocéros. — A l’époque du déluge, la race du palæolhérium était déjà perdue; on trouva des débris dans des carrières à plâtre aux environs de Paris et dans l’Amérique du Nord, et à côte de ces débris on a trouvé ceux de Y anoplolhérium (du grec anoplos , sans armes); il avait le pied fourchu comme le cerf. Le squelette de cet animal présente une crête au-dessus des épaules, comme la bosse du chameau.
Dans l’Inde on a trouvé les débris fossiles d’un animal que, d'après une idole (Siwa) adorée par les Indiens, on a nommé siwathérium , plus colossal que le rhinocéros. C’était un monstre étrange et formidable; la forme de ses dents dénote un herbivore. Les parties de la tête ne présentent d’analogie avec aucun animal connu; car cette tête était surmontée de quatre puissantes cornes, deux au front et deux plus puissantes vers la région des sourcils, toutes les quatre fortement divergentes et plantées sur le crâne de manière à donne’r un aspect tout-à-fait terrifiant.
Le mammouth, le mastodonte , etc. ; nous en parlons dans le texte.
Note N. — I¥° 368, page SIG.
Dernièrement (en juin 1838), on a signalé dans un département de la France, la Vendée, l’apparition, dans l’Ouest, de nuées ou plutôt de véritables pluies de grillons; tous ces insectes tombés sur le sol semblaient morts.
Paris, de son côté, s’est trouvé, celte année (1858), envahi non par des grillons, mais par des cypris.Ces insectes peuplaient principalement les eaux. Ainsi en examinant avec attention l’eau du canal de l’Ourcq et de la plupart des puits, on y remarquait une grande .quantité de petits animaux visibles sans l’aide d’une loupe. On en a compté jusqu’à 133 dans un litre d’eau. Blancs, agiles, nageurs intrépides, ces
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insectes peuvent se conserver plusieurs jours; on peut assister à leurs amours, à leur ponte et à leurs combats.
Les cypris, qui tiennent mais d’un peu loin à la famille des crustacés, ont dix pattes et deux antennes terminées par un pinceau long et soyeux. Une coquille en forme d’œuf enveloppe leur corps et laisse passer leur tête, qui ne possède qu’un œil unique.
Les cypris se nourrissent de substances mortes, mais non putréfiées, et chassent ordinairement les conserves, dont ils se montrent fort avides. Les femelles déposent leurs œufs sur quelque corps solide cl les y fixent au moyen d’une substance verdâtre qu’elles secrétent et qui ressemble à de la mousse. Ces œufs éclosent quatre jours après et les petits en sortent tout formés.
Ordinairement, lorsque les eaux dans lesquelles ils vivent viennent à se dessécher, les cypris s’enfoncent dans la vase et y recherchent l’humidité nécessaire à la conservation de leur existence. Au surplus, la présence des cypris dans l’eau ne saurait, en rien, altérer la santé de ceux qui la boivent ou qui s’y baignent.
Mais tous les insectes sont loin d'avoir ce caractère d’innocuité; la plupart, au contraire, sont extrêmement nuisibles et malfaisants.
Note O. — N" 3®0 , page 930.