‹ La création et ses mystères dévoilés ouvrage où l'on expose clairement la nature de tous les etres, les éléments dont ils sont composés et leurs rapports avec le globe et les astres, la nature et la situation du feu du soleil, l'origine de l'Amérique, et de ses habitants primitifs, la formation forcée de nouvelles planChapitre 41 sur 168 · LA TERRE A SON ÉTAT DE FONCTION · texte numérisé non relu

LA TERRE A SON ÉTAT DE FONCTION

gcmenl de l’ordre habituel de la nature, ou, pour mieux dire en cette occasion, cela ressort de l’ordre du désordre. Naturellement les eaux y ont contribué partout en transportant et déposant des couches , ainsi que nous l’avons expliqué plus haut, laissant au temps le soin de condenser régulièrement les sédiments ainsi déposés.

196. — Mais 6 kilomètres de profondeur ne sont que la 940' partie de l’épaisseur de la terre, depuis sa surface jusqu’au centre , et cela ne peut nous apprendre tout au plus que quelques vérités sur l’époque qui a précédé la nôtre, c’està-dire nous donner quelques informations sur la cinquième journée de la Bible. Il pourrait se trouver pourtant quelques parties du globe qui, ayant épuisé leur concentration aux premières époques, fussent restées fixes dans leur position refroidie et assez concentrées pour n’avoir pas eu besoin du travail de la cinquième époque, et qui , en même temps, n’eussent pas été déformées par les éboulements de la quatrième journée. Nous espérons donc rencontrer quelques points du globe dans ces conditions, où nous trouverons des faits du quatrième et peut-être du troisième jour, car au delà il faut renoncer à tout espoir de découverte.

197. — Si nous pouvions parvenir à creuser jusqu’au cinquième, ou seulement au dixième de l’épaisseur qui nous sépare du centre, c’est-à-dire jusqu’à 1,100 ou 550 kilomètres, nous verrions sans doute des merveilles souterraines qui nous sont inconnues. Mais un tel travail est au-dessus des forces humaines; car, outre la dépense énorme qu’il nécessiterait, on rencontrerait des obstacles, qui cependant ne seraient insurmontables que par suite des accidents dont nous allons parler, et qui forceraient à recommencer l’essai sur une autre partie du globe.

198. — Dans l’intérieur de la terre, il y a incontestablement et toujours en activité une partie du feu primitif ; les

volcans, qui sont ses cheminées, en sont une preuve, et la chaleur, qui filtre partout au-dessous de la surface pour la vivification des plantes, en est une autre preuve. Mais ce feu n’est plus ni aussi actif ni aussi répandu qu'il l’a été dans les époques précédenles; son action est lente et sa résidence n’est plus simplement centrale, mais aussi divisée. Si une fouille pénétrait sur un point où existe ce feu, il faudrait nécessairement renoncer à toute continuation; au surplus, l’instrument qui oserait pénétrer jusque-là serait à l’inslaut consumé.

En second lieu , il existe dans l’intérieur de la terre des cavernes assez considérables, produites ou creusées précisément par l’action du feu. Si on rencontrait une caverne sèche, la fouille serait heureuse et la continuation plus facile, mais la plupart de ces cavernes sont remplies d’eau et forment de vastes lacs alimentés directement par les eaux venant des mers et des filtrations des couches supérieures. Si la fouille rencontrait un de ces lacs, il faudrait également renoncer à la découverte locale et se transporter à une grande distance pour recommencer l’essai sur un autre point.

199. — Si une fouille pouvait se faire sans rencontrer ni le feu, ni les lacs, il est très-probable qu’après une cinquantaine de kilomètres, l’instrument ne pourrait plus pénétrer en certains endroits, ceux, par exemple, où le feu a refoulé ses résidus les plus durs ; dans ces endroits, il ne doit exister que des roches en fer massif ou d’autres métaux qui nous sont inconnus, mais d’une extrême pesanteur et dureté, et contre lesquels tout instrument se briserait.

Il faudrait avoir la chance de trouver une ligne ou une voie qui, dans sa longueur, n’oflïit d’autres difficultés à vaincre que les obstacles ordinaires; alors, sauf la rencontre inévitable de quelques tiltrations des eaux, et de quelques roches plus ou moins dures, ou parviendrait à des couches in-

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