‹ La création et ses mystères dévoilés ouvrage où l'on expose clairement la nature de tous les etres, les éléments dont ils sont composés et leurs rapports avec le globe et les astres, la nature et la situation du feu du soleil, l'origine de l'Amérique, et de ses habitants primitifs, la formation forcée de nouvelles planChapitre 53 sur 168 · N TE K VILLE · texte numérisé non relu

N TE K VILLE

lia

254. — A l’aurore du quatrième jour, nous nous trouvons donc sur l’aride de la terre découverte du seul côté situé à l’ouest; rien sur sa surface que quelques tiges végétales fortuitement épargnées de distance en distance, et quelques fragments de matières animales ou des dépôts d’œufs échappés à la fureur des eaux qui sont parties pour remplir les gouffres et les bas-fonds, en parcourant toute la circonférence du globe.

Dans la rapidité de leur déplacement improvisé, la fureur du parcours des eaux a été d’autant plus impétueuse, qu’elle était provoquée par l’éclat subit du cataclysme.

255. — La masse des richesses végétales et animales qui ont été englouties à ce moment est incalculable : des forêts immenses vont être consumées pour le service du règne minéral; mais leur quantité surabondante dépassant les besoins de ce règne, une grande partie de ces forêts se refroidiront sans être consumées; puis elles se consolideront isolément et formeront des houillères, dont les couches compactes serviront ultérieurement de combustible à l’usage des générations d'êtres intelligents que la terre est destinée à produire dans les âges successifs.

256. — La nature va recommencer à peupler sa surface aride et sa surface sous-marine, et celte fois elle le fera avec

» plus de luxe et de perfection dans les espèces ; c’est la marche du progrès.

La végétation va devenir luxuriante, car la terre est remplie et engraissée par les myriades, de cadavres ensevelis, et provenant des règnes végétal et animal.

Les nouvelles forêts vont donner, comme aux jours précédents, des arbres gigantesques ; l’herbe de ces époques n’avait pas moins de cinq à six pieds ou deux mètres de hauteur; les simples fougères étaient plus grandes que les arbres de nos jours; la cime des arbres s’élevait à plus de mille mètres.

257. — Le célèbre botaniste Anderson, dans ses voyages, iiyant rencontré le baobab, qu’il nomma le géant du Sénégal, l>rélendit reconnaître, par le nombre des couches concentriques, que ce géant des végétaux était contemporain de la création; mais il taisait allusion à la création de l’homme de la liible ou de la sixième journée; s’il avait pu voir les arbres de la troisième et quatrième journée, il aurait trouvé que le géant baobab n’était qu’un nain en comparaison de leurs énormes dimensions.

258. — Dans ces révolutions du globe, la matière, neuve encore, déployait immédiatement et régulièrement toute sou énergie; sur la surface de la terre et au fond des eaux , le règne végétal et animal se reproduisait rapidement.

Dans l’intérieur de la terre, le travail du feu augmentait d’activité en raison des matières fraîches qui lui étaient arrivées.

Les eaux dominaient partout ; elles s'écoulaient librement lorsqu’elles trouvaient un passage possible; elles le forçaient quand elles rencontraient des barrières, leur masse étant une force irrésistible et leurs courants impétueux renversant tous les obstacles.

Les montagnes, à celte époque, étaient à peine marquées ; il n’y avait encore que des aspérités de peu d'élévation, les soulèvements n'étant pas concentrés ; la dilatation des boursoufflures delà terre prévenait toute élévation importante; mais, par contre, il s'y formait beaucoup plus de cavernes et de cavités de dimensions prodigieuses.

259. — L’intervalle de la 3mo à la 4*° époque, ou le temps de repos qui s’est écoulé entre le grand cataclysme qui a fini la troisième journée et le petit cataclysme qui commence la quatrième, a été plus long qu’aux jours précédents, à cause dé la quantité plus dure de matières fraîches entrées dans l’intérieur de la terre. Cette époque devient remarquable pour

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lu géologie , car tous les métaux ayant à repasser encore à la fusion et au creuset du feu, avec les alliages nouveaux , il s’ensuivra la perfection et la croissante compacité de certains d’entre eux, qui deviendront, par l’ancienneté de leur formation , les plus durs et les plus reconnaissables dans les âges des recherches.

260. — D’après la Bible, Genèse, chap. i , v. 14, 15, 16, 17, 18, 19, Dieu ordonne que le quatrième jour mette en évidence les astres du firmament ; que deux grands corps lumineux , LE SOLEIL ET LA LUNE, PUISSENT LUIRE SUR LA TERRE pour présider au jour et à la nuit , et pour séparer la lumière d'avec les ténèbres.

261. — Ainsi, d’après la tradition des livres saints et les récits de Moïse, c’est le quatrième jour que notre satellite, la lune, a été formellement achevé et définitivement concentré en lui-même, formant un corps qui a reçu sa mission et sa place, et dont la destinée a été fixée pour toute la durée de notre globe.

Le cercle de la lune ne couvre plus d’un voile de molécules, ni d’une ombre, la surface de la terre; les ténèbres qu’il produisait ont disparu; il n'empéehe plus la présence du soleil d’agir directement et régulièrement sur notre globe. {Voir la gravure qui indique la lune mer son orbite autour de la terre.)

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