Nous pouvons donc, sans crainte d’exagérer, recon
naître, ainsi que nous l’avons déjà énoncé (345), que le poids du globe, à la fin de la cinquième journée, était formé à moitié des matières fournies par les règnes végétal et animal, et que l’autre moitié du poids provenait des molécules du premier grand assemblage. f
Nous allons en donner la preuve, en chiffres, par le calcul des produits.
397. — Pour baser la solution de ce grand problème sur des faits positifs, nous prendrons une classe d’animaux, et comme les infiniment petits ont été les plus efficaces à cause
de leur .quantité, nous choisirons au hasard une classe dans les insectes.
Nous prendrons les abeilles (t), parce que nous pouvons contrôler et calculer leurs matières. Dans l'année 1841, le commerce de la cire a été reconnu, par le transit opéré dans les cinq parties du monde, de 400,000 tonneaux (1,000 kil. chacun); le miel a été seulement de 200,000 tonneaux. Naturellement, le miel étant en grande partie consommé par les paysans et les producteurs, le commerce en reçoit le moins; mais nous pouvons hardimeut calculer que leur consommation égale le quart de la production, soit 200,000 tonneaux; par. conséquent, basons noire calcul sur 800 mille tonneaux.
Les abeilles consomment elles-mêmes au moins la même quantité pour leurs approvisionnements de l’hiver; mais nous n’en tiendrons pas compte; nous nous bornerons, pour ce surplus, à considérer les corps des abeilles après leur mort. Bien qu'une abeille qui aura vécu sept ans ail consommé, et par conséquent évaporé, plus de cinquante fois, en poids, le poids de son corps, nonobstant, pour être plus sûrement dans le vrai, nous nous bornerons au minimum de tous les chiffres possibles.
11 faut encore compter qu’on ne récolte pas toute la cire et tout le miel qui se produisent dans le monde; il en reste dans les forêts et les cavernes beaucoup plus que l’homme n’en recueille pour le commerce ; nous l'indiquons sans le prendre en compte; notre calcul en sera d’autant plus exact.