‹ La création et ses mystères dévoilés ouvrage où l'on expose clairement la nature de tous les etres, les éléments dont ils sont composés et leurs rapports avec le globe et les astres, la nature et la situation du feu du soleil, l'origine de l'Amérique, et de ses habitants primitifs, la formation forcée de nouvelles planChapitre 77 sur 168 · Ainsi, nous admettons 800,000 tonneaux de cire · texte numérisé non relu

Ainsi, nous admettons 800,000 tonneaux de cire

(t) Une ruche contient une femelle, 200 à 800 miles et 46 à 20,000 ouvrières. Chaque année elle produit deux ou trois essaime donnant à peu près les mêmes quantités. Virgile et Plioe disent qqe la durée de la vie des abeilles est de 7 ans. Réaumur le confirme ainsi que

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Pt. de miel par an, et en ne calculant que pour la cinquième époque seulement, à laquelle se rapporte ce chapitre, et la supposant de 300 siècles, il y aurait eu pour cette époque un produit, en cire et en miel, de 24,000,000,000 de tonneaux.

Les corps des abeilles mortes doivent se compter à peu près pour le même poids, ce qui ne sera pas exagéré si l’on considère que les mâles se renouvellent à chaque ponte et meurent sans jamais rien produire, mais, tout au contraire, en consommant une partie du produit des abeilles ouvrières. Ainsi , ajoutant encore vingt-quatre milliards de tonneaux pour ces corps morts , nous aurons quarante-huit milliards de tonneaux pesant, pour une seule espèce d’insectes sur la terre.

Considérant que la superficie de la terre, à la cinquième époque, était plus du double de ce qu’elle est aujourd’hui, il est naturel de supposer que la production a dû être plus grande encore ; il est vrai qu’à cette époque l’homme devait faire du miel sa plus agréable consommation ; mais le climat lui offrait dans les plantes d’autres mets aussi utiles et aussi faciles à obtenir ; par conséquent , toute considération à ce sujet servirait plutôt à augmenter qu’à diminuer le chiffre, que nous posons.

399. — L’abeille n’est qu’une classe d’insectes ; il y en a 300,000 espèces vivant sur le globe, sur la terre et dans l’eau. Nous pouvons compter au moins quarante mille espèces qui font un travail, d’une manière ou de l’autre, en rapport de poids égal à l’abeille ; nous n’avons pas , il est vrai, sous la main les produits du travail de chaque espèce, comme nous avons ceux de l’abeille, mais la terre lésa, elle les reçoit; les comptes se passent entre eux directement , sans l’intervention de l’homme, qui s’est contenté , parce que la cire et le miel lui convenaient, de faire le compte-courant de l’abeille.

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