‹ La Crète ancienne [microform]Chapitre 27 sur 60 · I.A <;|(|;ti; wcit.N.M · texte numérisé non relu

I.A <;|(|;ti; wcit.N.M

celiiinc. (l;iiis I,-, nwnm p.isitioir. Iioiive à «;i„.s,,. ,li,„s I,. ,|,.,„H .!.• la (l.-ess,. aux s.T|).-i,Is .mii.opii moyen III,. Il y ,, ei.l.v tes .I.mx loi.nscntat.oi.s toute la dislnncr du., poncif A une œuvre adn.i.al.lc de réalité et de vie ifii;. 20).

Les Kppliens „nt repiésenté des paysans sanu.sa.it avec „ne vacl.e 1^. In petit homme l„i eourt su.' le dos et saisit une cme,

Kix. il. - t>c>ss„s. (.hèvrc sniivagr al.iiiiaiii ses |.olils. U-a|.i.s RM. |\, ,1. ;,.

11.1 autie est à ealifouiTlion sui- le museau, .m troisiè.i..- saisit la .pieue UiM- ne i.oi.vons-uous i-epiodi.i.e ,uie IVes.pie de Cnosse : l.e tau.eaii est en plen.e c..iu-se, la .pi.-ue levée, dans le stvle des vases de Vapl.io. -Vu-dessus de lui un lionime exceute u.i exercice de ci.(n.e Son corps alloDgé trahit un violent ellort des muscles. Tne fc .e suspendue par des cordes, saisit une corne d.i taureau: une autre, par derrière, semble avoir escpiivé so.i élan.

Kt sans doul<. lïvyple a fait beaucoup mi.-ux cpie ce cpte nous venons de di.e. Elle a eonn.i le .éalisme, et telle .le ses statues est saisissante de vérité: c'est 1.- port.ait .r..n .oi. ou dnn cntie-maitre ou .1 un ouvrier, .p.ehjucfois au lepos. dautres lois, cl ce sont les plus l.ell.>s n-uvres, dans IVxercice de sa profession. On n'v rencontre pas ce semble, des u'uvies animées du même ent.ain .pic l.-s scènes de

(I) OlsClilUiiii, 'Irniyy,,/,; \, vol. V. |.|. 18. n ti.

i;.vi{T <:ui:tuis.

|Hi,i:iI;il cl (1(' cir(|iio d'im des vases en siralile de IlîJuia Tiiada. (le beau iliylon pointu, à une anse, esl divisé en cjualre rei^islies. IM'cmier re^isU-e, eou[)é en deux par un pilier évasé par en haut : deux lulteui*s aux prises, l'un en Tace de l'autre: puis un lultcur en pousse un autre, un troisième ayani déjà le genou en terie. Deuxième registre : deux taureaux lancés à lond de train; sur l'un d'eux un

l-ig. -21. I.t's «leun /••nrs iiilÏMionros «lu rfiiffm, «les lutteurs. I>*;i|ins Mrmuiii-... IstiL l.ninl>nr<lii di srim:.,- ,■ 1,-tl.. \\l, V. IMu,*;. pi. ||. a.

homme parait couché fort à son aise, une coiiie passée entre les Jamhcs. dansTatlitude d'un i:ymnasle expérimenté. Troisième registre: les lutteurs, easijués et gantés: l'un deux mord la poussière, le vain- <(ueur, superhe, vient de lélendrc d'un coup de poing. Qualriènie registre : les lutteurs ne sont ni cas([ués, ni gantés. L'iui d'eux vient d'ahattrc son adversaire qui s'arc-houle sui* le dos pour lui lancer les pieds dans la poitrine (lig. 21).

Au même ordre d'idée appartient le jongleur en ivoire, qui a du ap|)arlenir hii aussi au thème des courses de taureau (1 . Il est dans une posture horizontale, tou( en longueur, tant son élan l'emporte; la ligure, assez bien conseivée, ex[)rime l'énergie et la tension d'un violent elFiu't.

^1; Coiiiparn- uno «'inpiriiil»' analo<;uo. /;s |. VIII. (i^. i.!. Il ««si inainlenanl I>ini clair que h" iHTSoiina^r plar«î aii-th'ssus du taureau dans uue rn\s<|U(' de TiryuUio (cf. 1»i;uuot el Cuii'ii:/, llisfoirc.... Vl. Ijj;. •;{•.» osl uii jîviunasl»' ol non point, roininc on l'a cru. un honiiui' 4|iii inarcliail dcvani le taureau, placé dans unv fausse perspc< live.

Même clan, même entrain, même verve, sui- le vase en sléatite deHagiaïnacla, déjà célèbre sous le nom (le vase des moissonneur S..11I-CC des ,!^uerrici-s ou des moissonnent^ qui savancent d'une si vive allure, des tridents sur lépaule, suivis dun groupe qui chante à |)Ieins poumons, pendant que son cliorège agite le sistre? Nous pencherions plutôt pour des guerriers avec MM. Savignoni et Hazzidakis. Cf. pi. VI, 1.

Ainsi ce qui impressionne le plus dans cet art, cest lintensilé de l'action. De là certains défauts. On avait déjà noté à Myccnes rexa^-ération énorme qui réduit la ceinture des hommes à nôtre plus quuu petit cercle au milieu du corps. Sur certaines gemmes, le corps est même coupé en deu.x. C'est évidemment un parti pris, et il n'est point de signe plus siir pour reconnaître ce style. Il semble que les Cretois abordaient les jeux du pugilat et les courses de taureau la taille prise dans un double bourrelet de métal, probablement doublé de cuir la iMTpr; des guerriers d'Homère, qui donnait à leur membres cette élasticité que nos jeunes gens demandent aux ceintures de gymnastique. Ils n'ont jamais regardé le corps humain que dans cet état de tension extraordinaire qui lui donnait à leurs yeux plus de beauté Kt par là ils sont bien les ancêtres de ces Grecs qui ont tant aimé les jeux. Les jeux n'étaient pas seulement pour eux un exercice de force • c'était une occasion de disposer noblement le corps, comme la danse permettait de contempler « la beauté du corps » ; l'expression est de rlaton (1).

La beauté du corps, et la beauté des corps dans la lutte, déployant leur souplesse et leur agilité sous toutes les formes et dans toutes les positions, c'est bien ce que Phidias a voulu exposer au jeu de la lumière, quaiul il a fait orner les quatre-vingt-douz<- métopes du l'aithénon des combats d.-s dieux contre les géants, des Lapithes et des Athéniens contre les Centaures, des Athéniens contre les \ma/.ones • vierges guerrières, athlètes robustes, chevaux et hommes-chevaux luttant d'énergie, de force et de grâce. Il était encore de celte école' ce Miciiel-Ange qui, pour combler les vides de la voûte sixtinc au heu de rosettes et d'arabesques, a fait du corps tourmenté de ses Iqmnli un simple motif de décoration.

Même lorsqu'ils imitaient la nature au repos, les maîtres crétois étaient plus attentifs que les Égyptiens à l'observer dans ses détails U d abord lis ne consentaient point à troubler ses proportions. L'É-

au,l»«o; ,«Tou ,*s),..v x.. ^spûv... ; pour la lulto, 796, „ : « Ss in opWj; „i),r,; i„' ^yi^ x«. «eupa,v .5.ar,««,; ^stà ç,),ov«xi,; „ xal x.Ta,xi«<«; ô.„ovo«i..v. ,..f riJ^Vj^ovo-

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