L'ASSASSINAT POLITIQUE
mari. Lorsque Charles H envoya des assassins à la poursuite de Sidney et d'autres patriotes anglais, c'est sa sœur, Henriette d'Angleterre, belle-sœur de Louis XIV, qui fut chargée de donner les ordres et de payer le salaire aux meurtriers.
L'assassinat politique a été quelquefois récompensé par le don de la noblesse. Philippe II anoblit l'assassin du prince d'Orange.
C'est la politique qui a fait longtemps accepter comme une maxime de gouvervement le massacre des enfants après l'assassinat des parents. « Il faut être insensé, disait un proverbe grec, pour laisser vivre les enfants, après avoir tué le père 1 . » Philippe, roi de Macédoine, avait sans cesse cette horrible maxime à la bouche et la mettait en pratique. D'après Denys d'Halicarnasse *, les Grecs faisaient toujours mourir les enfants des tyrans. Les Romains furent d'abord moins cruels. Lorsque Cassius fut condamné pour avoir aspiré à la tyrannie, on mit en question si l'on ferait mourir ses enfants; ils ne furent condamnés à aucune peine 3 . » Mais sous les empereurs romains, le massacre des enfants devint une pratique gouvernementale. C'est ainsi que Mucius fit mourir le fils de Yiteliius, pour étouffer, disait-il, toutes les semences de guerre \
Sous les rois Francs, on sait que la vengeance passait du père au fils et que le désir de supprimer des prétendants à la royauté détermina plusieurs massacres d'enfants. Les deux fils de Clovis, Childebert et Clother, égorgèrent deux des enfants de leur frère Clodomir. Les princes Ita-
(1) Aristote. Rhétorique, 1. 1, ch. xx.
(2) Denys d'Halicarnasse. (Antiquités romaines, \. VIII.)
(3) Montesquieu. Esprit des Lois, I. XXII, ch. xvm.
(4) tacite. Histoires, 1. IV, § 80.
i8®@&ïrt5"Ô'»?l»are. César Borgia ■ •Ijâ^^râlMr'î^' JJ'fgîgncurs, qu'il avait
cruelle,
trouve rien a
Valentinois, r
5^0'iîii*S"liil 1 M4BB , ^ , * oser P our modèle.
le duc de Nemours, nlligea un supplice chafaut! afin qu'ils
«fti !'2 , sï5iïr- " ""' ens ° i " !
* aSei.'S? JiS* i B '"^2pm^ u ' avait reîU une
::'janiiB^*ii»Bf»»fatt|II)S|fant ne tarda pas à
mWZ -J* -J* "X* -S* -2* "ï" *2*
les atrocités de la
il y eut des noyades
de Nantes en 93 fit
! "K e *§Ê*-%t*> en disant : a De la
^tilSDDÏrif&nt en Belgique, lors
f»HnSc»*i^(^gi;3^|i humaine de si vio- ^ »f§oî|iïaif^«*Ê«.|?ir^|iJ , aire P^ r ' r ^ eurs en " ïg^sll^r mère, des frères 'Cit'Ç'gk Cramne, Néron sa *î|> ZÇS Mïïrquin le Jeune, la cjË£j$ft:jj|îtte rage (la rage de i^BT^U'UgcIresse filiale, excita i^^Bia^^ûê^à^lîÊ^J'^ et la vie, tant elle
^^tâfâ*^<I&^^'*2&$rtçaise, I. Vill, p. 323.
. -■£■. . a . . a . . M . . a » . tf . . ft . « tt .
émeutier s'écrier ; pas les enfants,