‹ La criminologieChapitre 24 sur 98 · Idem, p. 289 et · texte numérisé non relu

Idem, p. 289 et

Namaquois du Muséum à prognathisme inouï. . • ; ce seraient des représentants d'une race antérieure, éteinte, de l'Afrique. »

En laissant de côté les caractères anatomiques, on peut affirmer sans doute que l'homme préhistorique devait avoir plusieurs points de ressemblance avec le sauvage moderne. Mais il faut pourtant distinguer : Il y a des centaines de races sauvages diflTérentes, les unes plus avancées socialement que les autre«; sans doute, aucune n'est un exemplaire parfait de l'homme préhistorique. Bagehot a très bien éclairci cette question. « A certains égards, dit-il*, l'homme préhistorique devait être bien différent d'un sauvage moderne. » Il s'en faut de beaucoup que le sauvage moderne sort cet être simple que les philosophes du xvm* siècle se figuraient. « Au contraire, sa vie est tout entrelacée de mille habitudes curieuses, sa raison est obscurcie par mille préjugés étranges; son cœur est épouvanté par mille superstitions cruelles. Ils étaient pourtant des sauvages, mais n'avaient pas les usages fixes des sauvages, nos premiers pères. Comme les sauvages, ils avaient de fortes passions et une raison faible ; comme les sauvages, ils préféraient les transports passagers d'un plaisir violent aux jouissances calmes et durables; ils étaient incapables de sofrifier le présent à V avenir; comme les sauvages, ils avaient un sens moral très rudimentaire et très imparfait^ pour ne pas dire plus *. »

Maintenant ces caractères ne sont-ils pas précisément ceux des criminels que nous avons analysés? Seulement, de même qu'on a constaté ces traits communs, on en a

1. Bagehot, Lois scientifiques du développement des nations^ p. 131g 4» édiUon. Paris, F. Alcan, 1882.

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