‹ La criminologieChapitre 53 sur 98 · Filangieri, Op. cit.^ liv. III · texte numérisé non relu

Filangieri, Op. cit.^ liv. III

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d'un témoin important, dont la dénonciation peut le conduire au supplice. »

Et pourtant, si l'on ne veut déterminer la peine que d'après son effet d'intimidation, il est très facile de retomber dans le draconisme dès qu'on s'aperçoit de Tinefficacité des peines adoucies. Car, enfin, on ne saurait douter que si le supplice suprême n'effraye pas tout le monde, il effraye du moins beaucoup plus de monde que toute autre sorte de peines.

Au xvi*^ siècle, un grand nombre de vagabonds infestaient l'Angleterre. Ils descendaient, en grande partie, selon Karl Marx, de ces paysans injustement dépossédés à la fin du siècle précédent, par suite des abus de la féodalité ou des lois faites dans l'intérêt des bourgeois capitalistes*. Or, il fut décrété, par Henri VIII, en 1530, que les vagabonds robustes seraient, comme première peine, fustigés et oJïligés de rentrer dans leur pays pour se remettre au travail. I>es lois postérieures infligeaient pour la première récidive la coupure d'une oreille, et pour la «econde, la peine de mort. En 1547, un statut d'Edouard VI ordonnait que les vagabonds ou mendiants valides seraient adjugés comme esclaves à leurs dénonciateurs. Elisabeth décréta, en 1572, que ces individus seraient fustigés, et, en cas de récidive, pendus, à moins qu'il ne se trouvât quelqu'un qui voulût 1^ prendre à son service au moins pendant deux ans. D'après Marx, qui cite HoUingshed, soixante-douze mille oisifs ou vagabonds auraient été pendus sous le règne de Henri VHP.

Que dirait-on de semblables mesures avec la théorie de la coaction psychologique?

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