Carrara, Op. cit
3. Von Holtzendorff, Vas Verbrechen des Mordes und die lodesstrafe^ Kap. 19.
d'éléments divers : — la gravité du mal matériel, celle du mal immatériel, celle de Timmoralité intrinsèque de Facte, celle du danger, enfin celle de l'alarme.
De quel droit pourrait-on choisir un seul de ces éléments en laissant les autres de côté?
Malgré ces obstacles, on s'est efforcé de former une échelle graduée des délits, selon leur gravité, du moins pour les grandes espèces, afin de pouvoir construire, visà-vis, une échelle semblable des peines. On s'est imaginé avoir résolu le problème pénal en faisant coïncider le degré le plus élevé et le plus bas de Téchelle des peines. Et c'est ce qu'on a appelé « la proportion pénale ». Il est vrai que les plus grands penseurs ne sont pas entrés dans cette voie sans quelque hésitation. Rossi, par exemple, déclare que « cette méthode n'offre pas assez de jalons pour être sûr de ne pas s'égarer en route ». Mais il ne pouvait pas en indiquer d'autre. En plaçant face à face les deux catalogues de peines et de délits « on pourra se hasarder — dit-il — à reconnaître, en descendant, les rapports de chaque peine, ou des divers* degrés de peine, avec un délit ». Il avoue même plus tard que le point de départ lui fait défaut, et que, partant, le problème n'est point résolu*.
Seulement, si ce grand écrivain a pu se plier à celte méthode, c'est qu'il était persuadé de la justice absolue et de la nécessité de la réparation du mal pour le mal. Il ne pensait pas que la défense sociale, par la prévention des délits, fût le vrai but de la peine. Ce qui est étonnant, par contre, c'est que la même méthode soit adoptée par ceux pour qui la peine a précisément ce