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avec un autre.
Cette définition, pour ne parler que des #randes nations modernes s'applique à l’An-
caines comme elle s’appliquera demain ave autant de justesse au Canada et à l'Aus tralie.
Une nation peut compter dans son seit plusieurs nationalités de langue et de reli gions différentes sans que son unité ef soit le moindrement diminuée.
La Grande Bretagne est habitée par ui peuple dont les origines sont assez variées.
cependant la première fusion qui s’est fait:
entre le Saxon, l'Angle, le Breton et | Normand a été assez complète pour qui son tour l'élément national qui en est sort ait pu contrôler les races réfractaires € inférieures en nombre mais non les absor ber. Les nationalités Irlandaise, Ecos saise et Welche sont demeurées presqu intactes ainsi que les groupes français de Iles de la Manche. La langue anglaise pénétré toutes les couches de la nation mais dans Jersey et Guernesy, les mot tagnes d'Ecosse, dans les campagnes d'I lande et dans les pays Welches, lidiôm national règne toujours dans toute sa pi mitive verdeur et ne fera jamais place à t
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1era demain avet dltre. De même pour la religion; l'église ada et à l’Aus lie est l'église anglicane ; mais le cathosme en Irlande, le presbytérianisme en
r dans son scir É@osse, et le méthodisme chez les Welches
angue et de relt 1e son unité er de uée. … Nous voyons la même variété d'origines, t habitée par ui de langages et même de religions en nt assez variées France, en Autriche et en Russie.
… Seules l'Italie, l'Allemagne et l'Espagne
on qui s'est faitt le Breton et k POssèdent à peu près l'unité de race, de nplète pour qui religion et de langue.
En Amérique, les républiques hispanoaméricaines sont habitées par des races latines possédant également l'identité dë& religion, de langue et d’origine. La république des Etats-Unis compte dans son sein sept à huit millions d'Allemands, autant
] qui en est sort s réfractaires € is non les absor rlandaise, EÉcos meurées presqui
upes français de: $È
angue anglaise ; dErlandais, trois millions de Français et es de la nation quelques centaines de mille d'Italiens, Honles mon gfois et Mexicains, soit un tiers de sa popu-
ernesyY, lation totale. Sur soixante-et-cinq millions
campagnes d'Ir L] . ,. H à + * e. É LS ë Welches, l'idiôme individus, les catholiques forment un cin-
0 \ FA, 21 à ») ‘ À x er . 4 P dans toute sa pri quième à peu près ; les diverses sectes projamais place à ur téstantes se partagent le reste. L'Anglais
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est la langue des Etats-Unis; cependan vous pouvez vous croire en Allemagne dan certains quartiers de Chicago, New-VYor et Milwaukee, en Italie, dans d’autres qua tiers, en France dans quelques coins isolé de la Louisiane.
La nation américaine se forma au milie de luttes incessantes contre les sauvage contre les colonies voisines, et’ enfin dan des combats héroiques contre la Métropol Elle resta comme le petit peuple canadie de longues années sans rapports sociau:
avec le pays de son origine, condition pres que nécessaire à la formation d'une natio nalité nouvelle. Une foi religieuse des plu ardentes animait les groupes les plus éna giques ; aussi, plus tard quand la jeun république ouvrit ses immenses frontière toutes grandes à l'émigration du vieux cor tinent, telle était sa vigueur que les élément nouveaux eurent vite fait de s'assimiler € de disparaître dans le tout.
L'Angleterre, la France, l'Autriche, | Russie n'ont jamais fusionné complètemen malgré des siècles, les populations de ract
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nation française, la nation anglaise et la nation autrichienne furent la résultante de Jusieurs nationalités groupées autour de la plus forte d’entr'elles. (Contrôlées par celle-ci, elles finirent avec le temps par se coordonner dans une seule et même orga.
nisation politique et donnèrent naissance à uñe nation distincte des autres par une civilisation différente. L'histoire enseigne que les nations ainsi formées sont parmi les plus prospères, les plus vivaces et les plus remarquables, et que si un pays peut se vanter, comme l'Italie, par exemple, de la pureté de sa race, il est constant que cette absence de tout alliage est le plus souvent une cause de faiblesse pour les progrès sociaux et politique.
RO an, as ahdEa és
“En appliquant au Canada les marques que ‘nous venons de donner dans notre définition d’une nation, pouvons-nous revendiquer l'existence d'une nation canadienne ?
Est-ce que le Canada présente dans son unité politique, territoriale et ethnologique les caractères essentiels d’un organisme national distinct ?
Comme l'Australie, comme la République voisine, le Canada est une colonie anglaise à laquelle la Métropole a fourni son éssaim d'émigrés, prêté ses capitaux et communiqué sa forme de gouvernement.
Mais il en diffère sous d'autres rapports essentiels et présente des caractères parti- Culiers qui ne se trouvent ni chez l'une ni chez l'autre.
+ Ce fut à l’origine une possession fran-
çaise, une partie de la Nouvelle-France Cartier y débarque en 1535; Champlaï fonde Québec en 1608, et Maisonneuv:
Montréal en 1642. Elle fut cédée à l'An gleterre en 1763, avec une population dt 70.000 âmes de même origine, de même langue et de même foi religieuse. Par le traité de Versailles le vainqueur s'engage:
à respecter les croyances, la langue et le lois de ses nouveaux sujets.
En d’autres termes, le Royaume-Uni st fit le parrain, peut-être sans y penser, di cette jeune nationalité qu'il sauvait de k mort en la séparant de sa Mère-Patrie, & dont il garantissait solennellement l'exis tence et l'expansion.
Plus tard, l'immigration venue de | Grande-Bretagne colonisa l'Acadie ains que l'ouest de la province de Québec donna naissance aux établissements qui d vinrent par la suite la Nouvelle-Ecosse, | Nouveau-Brunswick et Ontario. Ces Pr vinces se développèrent graduellemen Après bien des luttes avec le Co/onial Offu elles finirent par acquérir chacune une tel
\ouvelle- France 35; Champlaï t Maisonneuv it cédée à l'An population de igine, de même igieuse. Par je queur s'engage:
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le Colomal Office
hacune une telle
me d'autonomie qu'en 1866, lorsque les chefs politique du Canada-Uni proposèrent ] Fédération de toutes les colonies de l’Amérique- Britannique du Nord, elles étaient prêtes socialement et économiquement pour cêtte mesure de quasi-indépendance.
Ces diverses provinces ont leur Histoire
particulière, comme elles eurent leur mode spécial d'expansion. Tour à tour irritées ou calmées par la condition politique qui leur était faite, inspirées par les besoins matériels de leur situation géographique, elles märchèrent d’un pas inéral vers le progrès, et. ‘empruntèrent aux accidents du chemin la physionomie qui bientôt les rendit différentes les unes des autres.
Aussi, l'union consommé par l'Acte Impérial de 1867 ne fut pas et ne put pas être ‘ne union législative.
Elle devait être une Fédération ou ne devait pas être du tout, de même qûe la République des treize colonies américaines en 1776 devait être fédérale ou ne devait pas être du tout.
Pour le prouver il nous
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suffira de rappeler des faits qui sont aujot d'hui du domaine de l'Histoire.
Qui pourrait oublier les fameuses cond sions du Rapport de Lord Durham et tentative qui fut faite de fusionner en 18 les deux provinces de Québec et d'Ontari Qui ne sait qu'après vingt-cinq années | fortunes diverses le projet finit par avort tout-à-fait, ou du moins que le princif dessein des auteurs de la mesure écho misérablement ?
La force des choses fit subir à cet odieuse constitution une déviation marqu dans le sens fédératif, et quoique réunies apparence, les deux provinces restèrent :
fond aussi distinctes qu'auparavant.
La législature nominalement condui par un premier Ministre en eût deux réalité; le système de la double majori ministérielle s'imposa de bonne heure à to les cabinets; chaque administration e deu jumeaux à sa tête, ou plutôt de:
frères Siamois politiques ; et la Chamb comprit bientôt que le régime nouve.
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