‹ La crise actuelle, le Canada, république ou colonie [microforme]Chapitre 4 sur 14 · PRIME 1: ER · texte numérisé non relu

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les institutions particulières et les usages lune et l’autre des provinces unies.

jur la Constitution écrite se greffa une istitution non écrite et plus forte qui fut eflet de chacune des deux nationalités Jon avait voulu assimiler: Les germes de té déposés dans la première firent éclore Seconde, et les deux provinces en sortint plus énergiques, fortes, plus igüerries et tout aussi personnelles après ne épreuve d'un quart de siècle.

plus

1 y à quelques années il fut question, on souvient, d'un projet d'union législative e les deux provinces de la Nouvellebsse et du Nouveau-Brunswick. Le but >z louable en apparence était de grouper nsemble les deux populations afin de leur érmettre de jouer dans le concert fédéral un rôle égal à celui de Québec ou d'On-

I semblait à première vue que rien ne dût empêcher la réalisation de ce dessein ; ème race, même langue, même religion nr en outre du voisinage du

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l'Acte de 1867 gardait le silence sur remaniement qui pourrait se faire dans quilibre interprovincial : cependant le pr n'eut pas de suites. Pourquoi? Parce ces deux provinces avaient chacune | passé historiques leur héritage de traditi et une autonomie propre malgré l'ident apparente de leurs intérêts matériels. El avaient grandi et profité côte à côte p dant trop longtemps pour pouvoir se cc fondre : il était trop tard.

On s'étonne quelquefois des guerres pr que continuelles et des révolutions inc santes qui désolent les Républiques hispan américaines, et on est tenté de se dema der s’il ne vaudrait pas mieux dans l'intér de l'humanité réunir la plupart de ces Eta sous un gouvernement fortement centrall qui fit la paix à l'intérieur et inspirât respect au dehors. Là aussi, il est tr tard.

Les fils de la même mère ont atrei leur âge de majorité, ils se sont émancip et ont fondé chacun une famille à part. { ne remonte pas le courant social pas pl

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le silence sur qi on étouffe une nation épanouie au grand it se faire dans l'ail cependant le pro; La nation canadienne à a reçu son extrait irquoi ? Parce 4 débaptême de l'Acte Impérial de 1867. aient chacune Je: Chaque nationalité représentée par chaque ritage de traditior province est devenue l’une des unités du e malgré l’identi gouvernement général, tout en gardant ts matériels. Elk avec un soin jaloux le contrôle absolu de côte à côte pa ses institutions propres, de ses lois civiles Ir pouvoir se cor €t de son développement social.

Ni M. Goldwin Smith, ni M. Dalton Is des guerres pra M À arthy ne font guère preuve de connaisrévolutions ince Safces ethnologiques bien profondes lorsque, publiques hispan: glant les futures destinées du Canada, ils ité de se dema €Xpriment leur intention bien arrêtée de ieux dans l'intér faire disparaître une de ses nationalités parce ipart de ces Etat qu'elle nuit à l'uniformité générale. Au conrtement centralis tfâire, c'est précisément cette variété dans eur et inspirât | l'unité qui fait la beauté, la force et la phyaussi, il est tro siohomie distincte de la Confédération cana-

dienne.

mère ont atrein Nous pourrions répéter ici les paroles si e sont émancipé remarquables de Lord Dufferin et de Lord mille à part. Or Stanley ; nous nous contenterons de citer t social pas plu ce que M. Bourinot, Président de la Société

des institutions démocratiques.

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Royale, disait à Ottawa le vingt-quat mai dernier, en s'adressant à un auditoi des plus distingués. Il avait pris pour suje “Notre Force ét notre Faiblesse 1ntell tuelles” :

In all probability the French langua, ‘“ will continue into far and indefinite futu “ to be that of a large and influential secti “of the population of Canada, and it mu ‘ consequently exercise great influence « “ the culture and intellect of the Dominio “ Both French and English nationaliti ‘have vied with each other in the past “ build up their Confederation, and ha risen time and again superior to tho:

national antagonisms created by diffa ‘ence of opinion at crisis in our own hi tory. Antagonisms are happily dispelle by the common sense, reason and patri “ tism of men of both races. We shoul ‘“ look forward to a friendly rivalry on th ‘“ part of the best minds among French an “ English Canadians to stimulate the genit ‘“ of their people in art, history, poetry an ‘romance, by cultivating that social and ir

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moved, social life must gain in charm and d indefinite futur int influential sectio®!

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tellect must be developed by finding ength where it is needed in the mental orts of the two races, with the widen-

ing of the sympathies of the national of the Dominic‘ el

léments, with the disappearance of that Hovincialism which means narrowness of

èntal vision, with growth of experience knowledge with the creation of wider pathy of native talent. Since the days

petition in the civilisation of this conlent first there was an era of French

era which dates from the confederation of

e provinces, an era of which the first arter of a century has only past, of hich the signs are still a promise, despite edictions of gloomy thinkers, if Canaans remain true to themselves and face

“the future with the same COUragE à “ confidence that have distinguishe(l ‘ past”.

La nationalité d'Ontario constitue Etat dans la Confédération au même ti que les nationalités de Québec, de la Colo bie et de la Nouvelle-Ecosse. Bien plu serait tout aussi déraisonnable pour une ces nationalités de prétendre proscrire tou les autres que pour toutes de vouloir écraser une seule, Et puis, il faudrait con ter avec les difficuités assez nombret qu'on pourrrait s exposer à rencontrer ; nullifier politiquement et socialement | d'un million et quart d'individus, ou mé quelques centaines de milliers n’est beso, ni facile, ni d'une exécution prompte.

La population du Canada est en majo anglo-saxonne. Cette race possède la pondérance que lui assurent le nom richesse et ces fortes et solides qualités lui ont permis d'envahir la moitié dit «c nent américain et d'y régner en souvera Cependant son caractère se trouve pro dément modifié par laction non m

same courage a!

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énergique des minorités considérables de race latine avec lesqueiles le contact quotidien lui est nécessaire pour toutes les choses dela vie socitie et politique; et c’est par cet heureux mélange que la nation canadienne sera différente de toutes celles qui lentourent. Sa civilisation emprunte aux vertus anglaises et françaises le goût, le brillant et un accroissement d'honnêteté et de prudence qui ne se rencontrent pas chez les voisins.

Incapable d'absorber la race française qui constitue la population de la province de Québec et compte des appoints trèsimportants dans la Nouvelle-Ecosse, le Nouveau-Brunswick, Ontario, Manitoba et les Territoires, la race anglo-saxonne est néanmoins assez nombreuse pour contrôler les destinées du Canada, et imprimer le cachet de sa vitalité prodigieuse à la marche industrielle et commerciale de la Confédération. Sa puissance d'absorption ou d'as-

similation sur : - olonies d'immigrés alle-

mands, russes, danois et islandais que nous

recevons chaque année de la vieille Europe

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