‹ La crise agraire en Russie; quarante ans de propriété collective. Avec un préf. de M.J. FlachChapitre 16 sur 18 · DE L AVENIR DU MIR · texte numérisé non relu

DE L AVENIR DU MIR

restée plus élevée dans ceux qui furent plus largement dotés au début (i).

Cette tendance des paysans à ne pas trop réduire la grandeur de leurs champs est contrebalancée par leur soif d'indépendance et par ce fait qu'ils ne peuvent pas participer au partage s'ils ne sont pas mariés. Il y aurait peut-être lieu de décider que les hommes n'auront leur droit de propriété sur le domaine commun que lorsqu'ils atteindront un âge de majorité légale, qu'ils aient ou non pris femme, en spécifiant que le mariage ne procurera aucun avantage à ce point de vue. En fixant pour les paysans cette majorité

,(i) Nicolas On donne le tableau suivant :

Chez les paysans ayant reçu des lots de :

La population a augmenté de :

mais il conclut, qu'il en est ainsi non pas parce que la natalité a diminué dans les régions mal pourvues, mais parce que la mortalité y a augmenté, les salaires étant par ailleurs insuffisants. Suivant sa pittoresque expression : « La population paysanne proteste par sa mort contre la séparation de ses forces de travail des instruments de production. »

1 déciat.

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