‹ La crise; comédie en trois actesChapitre 64 sur 68 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

BERNIER

11 ne fallait pas les écrire !

LARIZELLE.

Mais nous occupons l'attention publique l'un et l'autre !... Tu attaquerais un monsieur inconnu, on n'y ferait peut-être encore pas attention. Mais avec notre amitié proverbiale, moi, ton Inséparable, ton fidèle Achate !... « Ah ! ah ! c'est comme «7a qu'ils sont amis! Eux qui faisaient les moralistes, qui topaient suc la corruption de l'Empire ! > Mais on va nous blaguer, nous mettre en chansons î... Peutêtre Clairette Albert!...

BERNIER, ébranlé, mais ne \oulant pas le laisser paraître. Je m'en fiche !

LARIZELLE.

Et le parti, même !... Cette plate-forme électorale, pour nos adversaires ! Ce tremplin ! Vois-tu ce tremplin !...

BERNIER, haussant les épaules.

Tant pis pour toi !

larizelli: .

Mais pour tout le monde! Si nous ne sommes pas encore ministres, nous sommes tout de même des têtes défile! Pense au scandale dans le pays, h l'extérieur!... Qu'est-ce que dira l'Angleten

BERNIER, impatienté, d'une voix qui n'a'rnet plus de réplique.

Ma femme m'a déshonoré. Je divorce!.. Je qui ers ma liberté et je reconstitue mon prestijj

LA - il LE, qui p<:n

ire d im ion mon idaio, ti leranl .

Ah I ah ! ah ! Noua verrona ça, par exemple !

UI.KNII.lt, conlou.jii.

Voua ditea ?

.lu..

Ah! Vous allez faire un procès a scandale d'où rotesque ' Ah I Je vais voir m former devanl moi toutes lea portes el je ne po i même plua me faire recevoir ohez dea Ami

Il Moi qui voua ai apporté l'argent, l'indépendance, qui ai été voire auxiliaire '••■ El en tombant je ne me Ah : Mais non,

\ ..ii- savez ' Non I

BBRNCER, la bravanl <ln reg - El aloi

Je prendrai pour avooal Mazerol.

BERNIIR, KT6< mé|

orléanisb

Justemenl ! n l'air ingéra bien, votre pre

BERNIBR., i i i. épaul Il nrtioulera que ai trompa

w il racontera I

À.CTË rROISIÈMË ^:>

(Avec une nome rageuse.) C'est ça qui fait bien, dans le parti des gens sérieux!

BERNIER

Ce n est pas ça qui empôohe d'être populaire!

ANGÈLE

11 racontera l'histoire du prince! Vous serez ridicule!

BERNIER, foudroyé.

L'histoire du prince ?

ANGÈLE

Oui!... Il dira qu'un jour où vous vous trouviez chez mademoiselle Crachon, des Bouffes, le prince Sabieski, le proteoteurde cette femme, est entré a ['improviste. Vous avez été forcé d'agir comme le dernier des collégiens, de vous cacher pendant une heure, dans une armoire normande !

nunoruniAUX, regardant Bernier avec mépris, entre ses

dents.

Jouisseur!

BERNIER, furieux, à Larizelle.

Il n'y a que toi, qui peux lui avoir raconté ça!

LARIZELLE, s'excusant, penaud.

On rigole...

BERNIER, prenant résolument son parti de tout, à Angèle.

Voua ae pourrez pas jeter sur mon nom plus de ridicule qu'il n'\ en a II cette heure!... Défendezvous comme vous voulez! Je divorc

^4 LA l RIS!

TH1B0URDIAUX, à Dernier, en lui monti

Et sa «lot?

BBRNIER, scellement

Je la rendrai intaote. .l'ai Lout mis en Consoli anglais.

LARIZBLLE, consterné, ter.

C'e-l Le boucp !.. ■ Je te ruim

BERNIER, haussant nies.

Je rerai aussi des affain s , LARIZELLE, aprèi un temps, soudain, avec énergie.

Non, enfin '. e'esl trop !••

BERNIER, le regardant, fnrienz.

Tu .li-

LARIZBLLE, I mimant.

Je t'ai toujours consi mme un homme supé-

rieurl

BERNIER

Eh bien .'

LARIZBl

l.h bien! Aller nous mettre pour ça tous dans le pétri i ■ i irieni de I I Mais t"i le premier,

Lorebleu situation financière, ton salon

politique, tes meilleurs appuis!... Vous ailes mutuellement vous gâcher votre • Kistenoe! !»• qui au fond s'estiment, nom d'un chien I qui pourraient arranger les ch< I Lre tout l»' monde au couranl '.. . .

Page 1