L'’industriel textile, février
Si des filateurs se sont enrichis depuis vingt ans, ce n’est donc pas à leur industrie qu'ils le doivent, mais à leur habileté commerciale, tantôt à des ventes hardics faites sans couverture, tantôt à des spéculations heureuses sur la matière première ».
Après avoir ainsi rapidement analysé quelques éléments situant la position de l’industrie cotonnière dans les années qui ont précédé la guerre, nous croyons pouvoir dire qu’on se trouve en présence d’une période de surproduction caractérisée, que la consommation individueile est stimulée d’une facon toute factice par des prix anormaux, dont souffre l’industrie, alors que les planteurs profitent très largement du mouvement général de la hausse.
La conclusion de tout ceci est donc que si l’on est amené à établir une comparaison avec la période base 1895-T914,
il conviendra de ne jamais oublier sa nature anormale.