TROISIÈME PARTIE
Evolution de la crise cotonnière
De létude des deux premières parties, nous croyons pouvoir conclure à l'existence d’une crise cotonnière indépendante de la crise générale et antérieure à celle-ci. La cause essentielle est tout simplement la surproduction, nous ne disons pas la sous-consommation, les facteurs analysés précédemment dénotant à lexception d’un seul, celle-là et non celle-ci. La dépréciation de l'argent qu’on peut invoquer en sens contraire est, comme nous l’avons vu, sans grande importance au moment où se déclarent les premiers symptômes du mal dont allaient souffrir la culture et l’industrie du coton. Enfin, nous savons que le déséquilibre entre l'offre et la demande ne se borne pas à un déséquilibre entre la production des produits manufacturés et la consommation réelle, mais provoque une série de ruptures d'équilibre entre la culture et la consommation des usines, entre cette consommation et l’outillage dont elles disposent.
Si la crise cotonnière ne peut pas être considérée comme un cas particulier de la dépression générale, il faut convenir qu'à partir de 1929 les causes intrinsèques et les causes générales se sont superposées pour accélérer le mouvement, pour accentuer toutes les régressions, et trans-
former les baisses en chutes rapides.