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LA SOIE ARTIFICIELLE! CONCURRENT DU COTON

Le tableau relatif à la production de la soie artificielle et le graphique s’y rapportant, montrent la régularité surprenante de son accroissement, qui est d’ailleurs insensible aux variations des conditions du marché mondial. La production passe en effet de 174.370 tonnes en 1928 à 209.560 tonnes en 1929, fléchit un peu en 1930 avec 199.850 pour remonter immédiatement à 221.620 tonnes en 1931, étn 7 000 en0192

Les motifs de cette augmentation peuvent se ramener à quelques particularités propres à ce produit ou à lorga-

nisation de son industrie.

Oualilés de la soie arlificielle. — Bon marché.

Depuis la guerre, cette fibre nouvelle s’est profondément améliorée. Les recherches ont permis d'obtenir une augmentation considérable de ductilité et de la résistance.

La découverte de procédés permettant de réduire à volonté

1. La fabrication d’une fibre artificielle susceptible d'applications indus trielles comme textile, était dans l'enfance au début de ce siècle. Les travaux de recherche et de fabrication ont permis depuis de perfectionner la qualité du produit et de diminuer le prix derevient dans es proportions considérable bles. 80 %, de la production mondiale sont obtenus par le procédé Viscose employant des matières premières à bas prix (pâtes de bois, soude caustique et sulifure de carbone, 10 % par le procédé au euivre et [9 04 par le procédé à l’arétate.

le lustre autrefois trop accentué. Tandis que les qualités de la soie arüficielle augmentent, son prix de revient ne fait que décroître, la rendant accessible à tous les consommateurs de cotonnadesf.

En Allemagne, depuis longtemps déjà, le bon marché et le perfectionnement de la soie artificielle réussissaient à réduire à fort peu de chose la différence entre les deux produits. Partout, actuellement, l’avantage du bon marché appartient à la soie artificielle, seuls, les cotons à très bon marché gardent quelque supériorité!.

De ces deux modifications concernant la fibre artificielle résulte ce que M. Auguste Isaac observait déjà en 1931, dans un article de la Revue des Deux Mondes :

« Ce qu’on peut constater dès maintenant, c’est la variété inattendue des emplois de la soie artificielle. Elle s’est glissée du vêtement apparent aux dessous qu’on ne voit pas ou qu'on ne doit pas voir. Après le bas de soie, qui nous a montré les jambes, voici qu’on annonce, non seulement le linge de table et le linge de corps, mais même le drap de lit; tout cela, bien entendu, au détriment du coton. En comparant des prix tout récents, on constate que le coton d'Egypte est plus cher que la soie artificielle, L’écart va sans cesse en augmentant, et n’est pas loin, actuellement de 20%, ce qui permet d’entrevoir l’extension de plus en plus sensible de l’emploi de la soie artificielle dans les articles qui, jusqu’à présent étaient du domaine exclusif du coton et même du lin. »

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