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PRIX DU COTON BRUT

France : Le Hivre Egypte : Alexandrie Etats-Unis : New-Orléans

Fully-middling Piastres par Cantar Middling Fr. par 50 kilos Sakellaridis good fair! par 100 I1bs IPod ocre 643 690.60 19.40 JULIE LELOPOEEREE 639 621.20 18.70 Décembre 1929.. 568 509.40 17.10 1RDÉ Mec Dentre 620 628.60 18.60 JUITeLMLOSOE 430 512.50 12.70 Décembre 1930.. 33 291.00 9.70 DOS0 Eee 433 445.20 13.10 JUUICLAOS IEP 288 291.50 9.10 Décembre 1931.. 216 — == LOS PR ee 288 — — — — Juillet 1932. 198 Décembre 1932... 216 OS PERRET EE 220 Juillet 19532. 260 Décembre 1933... 213 LOS Rep ee 219

On remarque que la chute des cours n’a épargné aucune sorte de coton et atteint aussi gravement le coton nilotique que les autres.

A ce propos, il est utile de préciser qu'il existe contrairement à ce que certains producteurs de cotons fins, les

1. En février 1932, la livre égyptienne subit la même dépréciation que la livre sterling.

égyptiens en particulier, ont cru pendant longtemps, et croient encore, une unité des cours des diverses espèces de coton. Ls prix du coton fin sont évidemment supérieurs à ceux du coton américain, mais sont déterminés par eux. Plus exactement, dans le premier système des prix (à deux degrés de liberté) si les cours de l’américain sont fixés, les cours de l’égyplien peuvent encore varier, mais dans un domaine réduit, la prime de celui-ci sur celui-là dépendant alors de la récolte du coton fint. Cette prime qui a atteint 160 % en 1925 a constamment diminué depuis, non pas en raison de l’abondance de fibre fine, mais en raison surtout de la concurrence faite par les autres cotons. Nous ne saurions mieux faire que de citer le passage d’un des rapports du professeur Todd, relatif à ce sujet.

« Les cours du coton dans le monde entier, sont encore grandement assujettis à la récolte américaine, et ceux du coton égyptien ont accusé une corrélation étroite avec la proportion existant entre les deux récoltes.

Mais le fait le plus important dont il faut Lenir compte, est que la récolte mondiale n’est plus aujourd’hui constituée par les seules récoltes américaines et égyptiennes, et ces deux récoltes ne sauraient être considérées comme étant indépendantes et séparées par des cloisons étanches, chacune répondant au besoin d’un marché spécial.

Au contraire, par suite des différences marquées observées dans les variétés de différentes récoltes et de la quantité toujours croissante de nombre d’autres récoltes, celles-

ci, pour si réduites qu’elles soient séparément, n’en cons-

1. L'étude statistique de M. C. Bresciani-Turoni conduit à représenter la variation des pris moyens du coton égyptien par l'équation : E = 3,0 + 0,576 A-8 418 Z dans laquelle A indique les variations du pris amiisain et Z les variations de la récolte égyptienne.

tituent pas moins dans leur ensemble, une production globale et qui se classent, soit au-dessous de l'Américain soit entre l'Américain et l’Egyptien ». |

Ainsi, il résulte de ces considérations, qu’il est possible dans une étude sur le coton, de ne considérer que les prix du coton américain et que l’orientation de ceux-ci est l’orientation des prix des cotons de choix, comme de ceux qui lui sont inférieurs.

Si nous avons insisté quelque peu sur ce point, c’est qu'il est nécessaire de connaître cette interdépendance des cours avant d’aborder l'étude des interventions gouvernementales, et que nous préciserons d’ailleurs davantage à cette occasion.

Il est intéressant de comparer l’avilissement du coton avec celui de matières premières nécessaires à l’industrie, des métaux par exemple.

L'année 1930 enregistre les baisses suivantes :

Cuivre 36% Etain 36% PRG MT Coton 40% Plomb 23%

Pour l’année 1931, les chutes s’accentuent ét sont (sur

la base des prix de janvier 1930) de :

Cuivre 63% Etain 36% Zinc 47% Coton 63%

Plomb539© On remarquera que le coton se classe avec le cuivre comme degré d’avilissement, ce dernier étant parmi les matières premières une des plus gravement atteintes. Il est vrai que l’année 1932 sera pour le coton relativement plus clémente que pour ce métal industriel. Il est curieux

de constater que la chute verticale des cours de ces deux

produits, non seulement n’a pas été évitée, mais même très probablement provoquée par des interventions maladroites. Alors que le « Farm Board » est un cadeau de l’année 1929, c’est dès 1926 que fut conclu sous le nom de « Coppers Exporters Incorporeted » un accord entre les principaux producteurs de cuivre et dont l’objet était évidemment de maintenir, pour le cuivre, des prix rémunérateurs, autrement dit, anormaux.

Cette chute des prix du coton, fut d’autant plus ressentie par les planteurs que, de toutes les productions du sol, ce textile est Ie"plus fortement affecté par la crise. La Chambre de commerce britannique en Egypte estimait dans un de ses rapports, qu'entre 1929 et 1931 le coton égyptien avait baissé de 43,3%, alors que celui des autres denrées, durant la même période, n'avait fléchi quede 26,9%

Donnons pour terminer un tableau comparatif des différentes baisses depuis 1928 :

Indice des prix sur la base moyenne 1928 — 100.

Cuivre Zinc Élain Colon LODSRE TR 100 100 100 100 SPRL 124,8 101 90,9 82,6 1030 SR 89,8 7,2 63,9 Aa IC EN PRE 60,2 49,7 49,3 45,8 OR 40,5 44,8 44,2 HAL

(Chiffres indiqués par l'Observalion économique).

Connaissant l’évolution de l'offre et celle des prix, on pourrait en déduire l'orientation de la consommation. Mais les cours instantanés (et même les moyennes annuelles) n’étant pas comme nous l’avons vu la résultante de la production et de la consommation, il est utile d'étudier

directement celle-ci.

Nous savons que 1928 marque le point de départ de la régression de la consommation qui devient bientôt rapide et paraît se stabiliser en 1932. Voici deux séries de chiffres qui sont d’ailleurs concordants, provenant de deux sources

différentes.

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