CHAPITRE V. — Rapprochement de l'Angleterre et de la. Russie
— Mission Brunow 139
Note de la Porte aux Puissances relativenxent à la concession de l'hérédité de l'Egypte à Mehemet Ali ; — Intransigeance du Vice-Roi ; — Le gouvernement français docla e qu'il veut se garder d'affaiblir l'Empire ottoman ; — Le gouvernement français élabore un premier plan de transaction ; puis un second plan, moins vaste, qui mécontente également l'Angleterre ; — Palmerston estime que le premier objet de la France est le Pacha et non le Sultan ; — La Prusse encourage le rapprochement russo-anglais contre la France ; — Solidité de l'accord russo-prussien ;
— Les Puissances rivalisent de condescendance envers l'Angleterre ; — Ficquelmont, tout en représentant le parti russe à Vienne, ne méconnaît pas la faiblesse intérieure de la Russie ; — Nos agents informent Soult que l'Angleterre prendrait facilement son parti d'une combinaison antifrançaise en Orient ; — • Le baron Brunow arrive en Angleterre porteur d'un plan contre Mehemet Ali ; — Il demande que les puissances renoncent à garantir l'intégrité de l'Empire ottoman ; — Le Cabinet russe propose la rétrocession complète de la Syrie au Sultan ; — Soult se prononce contre le projet Brunow ; — Palmerston affirme énergiquement que l'investiture héréditaire de l'Egypte est la seule base possible d'un arrangement entre le Sultan et le Vice-Roi ; — Il propose d'introduire dans la Convention le principe de l'intégrité et de l'indépendance de l'Empire ottoman, pour une période déterminée ; — La France ne veut accepter qu'une clause conçue en termes absolus et non restrictifs ; Brunow quitte Londres : ce départ provoque l'émotion à Saint-Pétersbourg ; — Le gouvernement russe ne considère pas la partie comme perdue ; — Brunow s'arrête à Vienne et paraît s'entendre avec Metternich ; — Nesselrode lit à Kaisersfeld le rapport de Brunow ; — Exposé
de ce rapport ; — Mémorandum joint par Brunow à sa dépêche à Nesselrode touchant la Syrie et l'Egypte ; — Le Conseil des ministres anglais se prononce pour la possession héréditaire du pachalik d'Acre, moins la forteresse, en faveur de Mehemet Ali ; — Le gouvernement français considère cette concession comme insuffisante ; — Violence du langage de Palmerston à Sébastiani ; — Les Cabinets de Vienne et de Berlin sont disposés à se tourner vers la Russie ; — La Quotidienne apprécie la situation ; — Retrait de la proposition anglaise ; — L'Angleterre s'efforce en toute occasion de rendre, la France suspecte à la Porte ; — Réponse défavorable de la Russie aux propositions françaises ; — Accentuation de la cordialité des rapports russo-anglais.