‹ La criseChapitre 16 sur 18 · A LORD PALMERSTON · texte numérisé non relu

A LORD PALMERSTON

ces éventualités, conséquence de la conduite qu’on va tenir, n’ont pas été prévues , alors les quatre Puissances se seraient engagées dans une voie bien obscure et bien périlleuse. Si au contraire elles ont été prévues , et si les moyens d’y faire face sont arrêtés, alors les quatre Puissances en doivent la connaissance à l’Europe, et surtout à la France, qui s’est toujours associée au but commun, à la France, dont encore aujourd’hui elles réclament le concours moral, dont elles invoquent l’influence à Alexandrie. Le concours moral de la France, dans une conduite commune, était une obligation de sa part; il n’en est plus une dans la nouvelle situation où semblent vouloir se placer les Puissances. La France ne peut plus être mue désormais que par ce qu’elle doit à la paix et ce qu’elle se doit à elle-même. La conduite qu’elle tiendra, dans les graves circonstances où les quatre Puissances viennent de placer l’Europe, dépendra de la solution qui sera donnée à toutes les questions qu’elles viennent d’indiquer. Elle aura toujours en vue la paix et le maintien de l’équilibre actuel entre les

Etats de l’Europe. Tous ses moyens seront consacres a ce double but. »

Page 1