‹ La Crise de l'ApprentissageChapitre 17 sur 25 · AO · texte numérisé non relu

AO

D'après une statistique fournie par l'Association des anciens élèves de. i Ecole Boulle, sur 46, sortis de l'école.

de 1890 à 1903, on comptait en 1904: 8 patrons, 10 contremaîtres, ou directeurs, 12 dessinateurs ou metteurs aux plans, 4 vendeurs ou représentants, 10 ouvriers sculpteurs, modeleurs, ébénistes, tapissiers, menuisiers en sièges, un architecte décorateur, 2 sculpteurs sur pierre,

un élève des Beaux-Arts, 1 secrétaire; enfin, 5 travail-

laient chez leur père et en dirigeaient, pour la plupart, la maison.

Sur 337 élèves sortis de l'Ecole Estienne de 1889 à 1900, 262 seulement exerçaient encore en 1C00, la profession pour laquelle ils avaient été préparés (1).

Ces exemples prouvent que ces écoles, qui ont été créées pour les ouvriers. forment en réalité et pour le plus grand nombre, des patrons ou des contremaîtres.

Un théoricien peut difficilement enseigner la pratique du métier et les tours de main qui en constituent le secret, s'il n'a pas lui-même l’occasion sans cesse renouvelée de mettre en œuvre ses théories. Ce qui fait le succès d’une industrie, c'est son caractère original; or, l'originalité est matière personnelle et individuelle, comment dès lors

l'assurer par une instruction uniforme?

La formation la meilleure est celle recue à l'atelier,

parce que c’est là seulement que l’on a en vue l'exercice

(1) Bulletin de l'Office du Travail 1907, p. 38 et 345.

lucratif du métier et une production qui doit rapporter

/ é C des bénéfices : que faire donc pour l’assurer?

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