‹ La crise de l'état moderneChapitre 28 sur 32 · APPRÊTS, ÉTOFFES ET MOUSSEUNES · texte numérisé non relu

APPRÊTS, ÉTOFFES ET MOUSSEUNES

Décembre 1903.

Article premier. — La journée de travail est fixée à dix heures, de 6 heures du matin à 6 heures du soir; l'usage d'accorder deux heures pour le repas est maintenu.

Art. 2. — Le minimum de salaire est fixé comme suit : Il est entendu que tous les ouvriers ayant actuellement un salaire plus élevé que ceux mentionnés ci-dessous le consen^eront intégralement, et que ces nouveaux salaires seront un tarif minimum et dit d'embauché.

vait : •« Pour les schalU d'une grande beauté et d'une grande variété de dessins, les frais de montage s'élèvent quelquefois jusqu'à 1,000 francs. Mais alors ils sont remboursés par le manufacturier. Lorsque ces frais dépassent 110 francs, un arrangement a lieu ordinairement entre le maître et le tisserand relativement à la manière dont ils doivent être payés. * Ure, Philosophie des manufactures, I, 399. — Suivant la grosseur de la trame, le métier m Huit » plus on moins souvent, d'où un avantage pour les trames fines. Dans l'usine moderne, les ouvriers mènent, en quantité à peu près égale, un ou deux métiers, selon les articles.

Ouvriers cliefe d'outils ou chefs de rame, à partir de 18 ans, 5 francs.

Cette catégorie comprend tous les chefs de baignage, de cylindrage de la presse, de la rame ou du palmer, les dérompeurs finissant et les baguetteurs.

Ouvriers auxiliaires, à partir de 18 ans, 4 francs.

Cette catégorie comprend le cartonnage, décartonnage, vaporisage et enroulage, les aides baigneurs, aides cylindreurs, aides presseurs, aides dérompeurs et les manoeuvres.

Ouvrières au-dessus de 18 ans, plieuses et pinceuses. . 3 fr. 50 Manœuvres femmes au-dessus de 18 ans et couseuses. 2 » 75

Enfants de 13 à 16 ans 1 » 75

— 16 à 18 ans 2 » 25

Pour la mousseline il ne sera pas embauché d'hommes au-dessus de 18 ans à moins d'un minimum de 4 francs. Des pinceurs, 4 fr. 25.

Art. 3. — Il est bien entendu, en ce qui concerne la mousseline, que les enfants de 13 à 18 ans ne pourront être employés aux métiers en remplacement de l'ouvrier en période de chômage.

La paie sera effectuée tous les samedis. 11 ne pourra être retenu que deux journées de garantie.

Art. 4. — Les heures supplémentaires ne pourront pas dépasser deux heures par jour; elles seront faites le soir de 6 à 8 heures autant que possible.

Le prix en sera fixé comme suit :

Ouvriers chefs d'outils ou de rames au-dessus de 18 ans, 0 fr. 65.

Ouvriers auxiliaires et manoeuvres au-dessus de 18 ans, 0 fr. 65.

Ouvrières à partir de 18 ans, 0 fr. 55.

Manœuvres femmes au-dessus de 18 ans, 0 fr. 55.

Lorsqu'il y aura des heures supplémentaires, le personnel en sera informé le matin, avant le repas de onze heures.

Art. 5. — Pendant les périodes de chômage, il pourra être fait usage de la mise à pied; cette mise à pied pourra être, dans une semaine :

Soit de deux heures par jour, de quatre à six heures.

Soit d'une journée entière.

Soit de deux demi-journées.

Ceci à cause des nouveaux usages de la fabrique de fermer le samedi.

La mise à pied devra avoir lieu par postes complets ou à tour de rôle. Cette mise à pied ne pourra pas dépasser douze heures par semaine.

Art. 6. — Dans le cas où le travail de nuit ou encore le travail du

dimanclie serait indispensable, les heures seraient payées au tarif des heures supplémentaires.

Art. 7. — Le nettoyage sera fait au compte du patron, avant la sortie des usines.

Art. 8. — Après quinze jours d'inscription dans la maison, les trois jours de dédite réciproque deviennent obligatoires, aussi bien pour celui qui la donne que pour celui qui la reçoit.

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