ïaine, ibid,, p
planètes tendent à tomber vers le soleil. La pesanteur des uns et la tendance centripète des autres avaient pour raison une propriété commune aux uns et aux autres ; les deux lois n'étaient que deux cas d'une troisième loi plus vaste *. »
Mais il y a mieux, et Taine va dire avec nous que tout o ad^et phénomène et toute loi a sa raison explicative. Ha '°a"i-
« Le point le plus remarquable, ajoute-t-il, c'est que '''"'*^"'*' cela est aussi vrai pour les lois dont l'explication nous manque, que pour celles dont nous avons aujourd'hui l'explication. 11 y a une raison pour l'attraction que toutes les masses exercent les unes sur les autres, pour les propriétés de l'oxygène, pour la formation d'une cellule vivante, pour la naissance de notre nébuleuse. Du moins novs le croyons. Nous ne pouvons montrer cette raison, mais nous sommes persuadés qu'elle existe. Nous anticipons, par une affirmation hardie, sur nos découvertes futures, et même sur des découvertes que nous ne ferons jamais... Sur ces indices, notre pensée s'emporte jusqu'à étendre cette structure des choses au delà de notre monde et de notre histoire, à travers les deux abîmes du temps et de l'espace, par delà tous les lointains que l'imagination peut atteindre, par delà tous les confins que les nombres et les quantités vainement enflées et entassées les unes sur les autres, peuvent désigner à l'esprit pur. Sommes-nous en droit d'agir ainsi ? Et quels motifs pouvons-nous alléguer pour autoriser une supposition qui anticipe non seulement sur toute expérience future, mais sur toute expérience possible, et enveloppe dans l'immensité de sa prophétie l'immensité de l'univers ? ' »
Oui, nous sommes en droit d'agir ainsi, Taine l'af- Laioide firme comme nous. Non seulement, dit-il, parce que espri'est
la loi des