Taine, ibid., p
de cette soudure, sans pouvoir montrer précisément le point de jonction ».» — Cet aveu d'ignorance, mal déguisée par le dédain superbe de toute métaphysique, Taine aurait pu se l'épargner avec un peu de réflexion, et quelque élude des notions élémentaires de la science qu'il dédaigne parce qu'il l'ignore. Qu'on nous permette de rappeler très sommairement ces simples notions à la portée de tous.
Le principe de raison suffisante s'applique soit à simple Vêtre, soit à son opération. tfon"me'-
1° Appliqué à Vêtre^W se formule oÀnsx-.tout être a sa '^q'ûe!' raison rf'é^re; c'est-à-dire que tout être a une nature ou des modes d'être qui nous l'expliquent, qui le rendent intelligible dans son triple état, présent, passé et futur. Un être sans ses manières d'être ne serait plus un être. En effet, si un tel être existait, lorsqu'on demanderait : Qit est-ce qu'il est ? il faudrait répondre : c'est le néant ;
— Quelle est son origine ? c'est le néant ; — Quelle est sa fin ? Ce serait encore le néant. Mais qui ne voit la contradiction flagrante ! Dire qu'un être n'a aucun mode d'être, ni présent, ni passé, ni futur, ce serait dire que cet être n'«st pas un être.
2" Appliqué à Y opération^ le même principe se formule ainsi : tout être agit comme il est ; telle opération tel agent \ ou bien encore: la même cause, dans les inêmes conditions, doit produire toujours les mêmes effets. Gomme on le voit, c'est sous cette forme que le principe de raison sufiisante devient le principe de l'induction scientifique, — celui dont il s'agit, dans notre discussion avec Taine. Or ce principe s'explique facilement, car il n'est qu'une forme du principe d'identité.
L'être et l'opération, — comme lapuissance et Vacie,
— sont de nature identique, en ce sens que l'opération