Fénelon, Lettres sur la métaphysique, lettre VI
laine .
BASES DE LA CONNAISSANCE ET DE Là CROYANCE
poids originel, notre race rétrograde vers les basfonds '. »
De p. l'^t Paul Bourget, après bien des hésitations : « Une Bourget. ]Qjjgyg enquôtc sur les maladies morales de la France actuelle m'a contraint de reconnaître à mon tour la vérité proclamée par des maîtres d'une autorité bien supérieure à la mienne : Balzac, Le Play et Taine, à savoir que, pour les individus comme pour la société, le christianisme est à l'heure présente la condition unique et nécessaire de santé et de guérison ^. »
Inutile démultiplier des citations qui pourraient être innombrables. S'il y a désormais une question qui se pose d'une façon irrésistible à l'esprit humain, surtout après dix-neuf siècles de christianisme, ce n'est plus celle de l'utilité, reconnue par tous, d'un secours et d'un magistère divins, mais plutôt celle de l'existence défait d'une telle grâce accordée aux hommes de bonne volonté. Or cette question de fait, étant de la compétence exclusive du théologien, sur les brisées duquel nous nous sommes toujours abstenu de marcher dans ces Etudes philosophiques, nous nous contenterons, pour ne pas sortir de notre domaine, d'expliquer la nature et la possibilité de ce magistère divin, et de le venger des attaques des rationalistes-
Notion: Le témoignage divin, qu'on appelle aussi la parole
''^de"'i'â'"' de Dieu ou la Révélation, est la manifestation d'une
^lon'r rjérité rationnelle ou supra-rationnelle faite aux
hommes par Dieu d'une manière surnaturelle.
Entant que manifestation d'une vérité, le témoignage divin ressemble donc au témoignage humain, et c'est là \e genre prochain àoi notre définition. Dans l'un et