‹ La crise de la certitudeChapitre 64 sur 104 · Cf. Bulletin de litlémlure ecclésiastique, juin · texte numérisé non relu

Cf. Bulletin de litlémlure ecclésiastique, juin

timorée d'un croyant. Tous les Pères et les Docteurs de l'Eglise n'ont cessé de la pratiquer et de la recommander, et, dans tout le cours de sa Somme théologique, S. Thomas multiplie sans scrupule les objections qu'il se pose à lui-même, les nidetur quod non, pour en montrer la solution et rasséréner méthodiquement sa foi.

Tel est aussi l'enseignement formel des Souveiains Pontifes dans leurs Encycliques : « Que la raison humaine, enseignait Pie ÏX, fasse une sérieuse enquête sur le fait de la révélation, et qu'elle ne s'arrête qu'après avoir acquis la certitude que Dieu a parlé *. »

4° La raiso7i humaine, dans les limites de son do- g^^ maitie, est autonome, et celle liberté est nécessaire à son progrès. Cette naturelle autonomie de la raison humaine, ou de chaque science humaine, sagement circonscrite dans ses propres limites, découle de ce que nous avons établi sur la puissance propre et légitime de la raison. Bien loin d'y contredire, l'Eglise, par l'organe de ses Conciles et de ses Docteurs, n'a cessé de la proclamer et de la défendre. Qu'il nous suffise de rappeler ce magistral enseignement du Concile du Vatican :

« L'Eglise est si loin de s'opposer au développement des arts et des sciences humaines qu'elle n'a cessé de les favoriser et de promouvoir leurs progrès. Elle n'ignore ni ne méprise les grands bienfaits qui en découlent pour le bien-être de l'humanité. Elle professe au contraire que de même qu'elles viennent de Dieu, souverain Maitre des Sciences, ainsi, elles ramènent les hommes à Dieu, avec le secours de sa grâce, chaque fois qu'elles sont bien cultivées... Rien ne s'oppose donc à ce que chaque science, dans son propre domaine, choisisse avec pleine liberté ses propres méthodes et ses

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