Balmès, Philosophie fo7id., 1. 1, eh. T
nous ; 3° enfin un critère ou signe certain lorsque l'objet aura été saisi par nous, à savoir sa propre évidence objective, — et partant, admettre tous les premiers principes évidents et indémontrables légitimés par leur propre évidence.
Otez un de ces trois postulats, il n'y a plus d'argumentation possible ; soit que vous doutiez de la capacité du sujet à atteindre l'objet, ou de celle de l'objet à se manifester au sujet ; soit que vous doutiez du critère auquel cette manifestation se reconnaît.
Au fond et malgré des nuances qui nous séparent, Théorie telle est aussi la pensée des maîtres qui ont traité cette Baimès. question, notamment de Baimès et de Tongiorgi.
Baimès, en effet, termine ainsi sa juste critique de Descartes: « Ce philosophe, qui recherchait avec tant d'empressement l'unité, se heurta, dès les premiers pas, contre ce phénomène triple : iin fait, une vérité objective, un critérium ; un fait dans la conscience du moi ; une vérité objective dans le rapport nécessaire de la pensée avec l'existence ; un critérium dans la légitimité de l'évidence des idées* »,
Toneiorgi admet lui aussi trois postulats fondamen- L»e todtaux, mais il a cru améliorer la théorie de Baimès en les énumérant comme il suit :
w 1° Un premier fait, celui de notre propre existence ; 2° un premier principe le principe de contradiction : la même chose ne peut pas à la fois être et n'être pas ; 3° Une condition première, savoir l'aptitude de la raison à saisir la vérité '. »
A notre avis, cette modification apportée par Ton- Première giorgi n'est pas heureuse. Son troisième postulat rentre "'"î"®* dans le premier et ne fait qu'un avec lui. Le fait de ma propre existence importe peu à la valeur de l'argumen-