‹ La crise des changes: la baisse de l'argent et ses conséquences, laChapitre 15 sur 48 · RÉPONSE ANTICIPÉE XXIII · texte numérisé non relu

RÉPONSE ANTICIPÉE XXIII

nuait à s'élever, la même prime à rexporiatioii s'est maintenue jusqu'au jour où la dépréciation extérieure de la monnaie argentine s'est arrêtée, et où le prix général des choses argentines s'est équilibré avec la prime de l'or elle-même.

Est-il vrai qu'en 1894, cet équilibre ayant été réalisé, Tagio sur Tor ne soit plus pour les produits argentins une prime équivalente à l'exportation? C'est possible ! Mais que demain, ou dans six mois, la prime actuelle sur l'or recommencée une nouvelle période ascensionnelle et aussitôt le nouvel agio deviendra une nouvelle prime à l'exportation des produits argentins, jusqu'au jour où le prix général des choses argentines aura retrouvé la nouvelle parité des prix en or.

Et ce qui prouve, d'une manière indubitable, que la dépréciation extérieure de la monnaie d'un pays par rapport à l'or, constitue véritablement une prime à l'exportation pour ses produits, jusqu'au jour où le prix général des choses nationales s'est élevé dans la proportion de l'agio sur l'or (salaires, impôts, loyers, fermages, matières premières indigènes, transports, etc.), c'est que, si la prime sur l'or, une fois la parité des prix établie, venait brusquement à disparaître dans le pays : le prix général des choses nationales (salaires, impôts, loyers, fermages, matières premières indigènes, transports, etc..) devrait subir immédiatement la même réduction, sans cela les producteurs-exportateurs se ruineraient, puisque, n'ayant plus le bénéfice extérieur de la différence de la prime sur l'or par rapport à la monnaie nationale, ils devraient eux-mêmes, ou majorer leurs prix extérieurs de la réduction de l'agio... ou suspendre leurs exportations.

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