‹ La crise des changes: la baisse de l'argent et ses conséquences, laChapitre 24 sur 48 · POSITION DE LA QUKSTION · texte numérisé non relu

POSITION DE LA QUKSTION

2o Si cette contraction, qui a déterminé chez toutes les nations de crédit secondaire, débitrices de nations à pair métallique -or, une augmentation r^eWe de leurs charges d'ordre extérieur, qui a augmenté le prix, de l'unique monnaie d'or exigée en paiement par les nations créancières, n'a pas contribué à pousser les nations débitrices dans la voie des emprunts extérieurs et de rémission fiduciaire ;

3'> Si les crises de changes, de numéraire, et les faillites d'État auxquelles nous assistons si fréquemment depuis quelques années ne sont pas surtout d'ordre extérieur, c'est-à-dire si elles n'atteignent pas plus durement les créanciers étrangers de l'Etat sinistré que ses propres nationaux ;

4o Si, au point de vue économique, la crise de crédit extérieur éCun État ne favorise pas doublement sa production nationale : !<> en élevant une barrière protectrice (proportionnelle à la hausse des changes) contre la concurrence intérieure des produits similaires étrangers ; 2o en créant en faveur des produits indigènes une prime d'exportation également proportionnelle à la hausse des changes;

50 Si ces mêmes crises ne portent pas, au contraire, un triple préjudice aux nations à circulation monétaire au pair métallique-or : lo en atteignant gravement les revenus et le capital de ceux de leurs nationaux qui ont en portefeuille des titres des Etats sinistrés ; 2» en diminuant sensiblement les bénéfices que leur industrie et leur commerce d'exportation retiraient de ces pays ; 30 en obligeant enfin leurs produits naturels, les produits agricoles surtout, à subir, dans le pays même, une concurrence d'autant plus redoutable qu'il n'est

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