H. Devienne, Revue vinicole, 1905, n° 6, p
re qu'en 1900, la distillation s'élève à peine à 100.000 hectolitres. |
À la production du Midi, il faut ajouter aujourd’hui celles de l’Algérie et des autres départements français. L'Algérie introduit annuellement en France 8 à 6 millions d’hectolitres de vin qui entrent en franchise et arrivent à Rouen et à Paris, grâce aux facilités et au bon marché du transport par eau, à meilleur compte que la plupart des vins du Midi. En outre, la fièvre de plantation que nous avons signalée dans les grands départements viticoles a gagné peu à peu toute la France ; et tandis queles prix des vins baissent dans le sud, dans les départements « néo-producteurs » les cours se liennent de plus en plus rémunérateurs. Par une question de chauvinisme local, les consommateurs préfèrent les produits de leur cru, même plus chers et de qualité inférieure, et ils se croient, souvent à tort, plus certains de la nature du produit. En outre, la consommalion locale absorbe toute la récolte, et d’ailleurs, la vigne n’est pas la seule ressource de ces régions ; le propriétaire de ces petits vignobles a souvent d’autres revenus qui adoucissent pour lui la violence de la crise (1). Le Midi perdait ainsi une partie des débou-
chés qu'il occupait sur le marché intérieur.
1. En donnant le goût du vin à d’autres régions, on les intite à planter la vigne et à récolter chez eux. « La science agronomique à permis de réduire la dose de soleil nécessaire pour
R. Herbin 3